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30 dicembre 2018 7 30 /12 /dicembre /2018 15:54
Machiavelli
 
La questione della teoria e della pratica è attuale
 
 
de la théorie et de la pratique est actuelle, parce que les incursions instrumentales de la politique dans la pensée critique n’ont jamais cessé. Regardez la réforme de la recherche française, voyez les phénomènes de censure de la presse, notez la normalisation bureaucratique qui se produit régulièrement au sein des partis républicains et léninistes. Notre mise en question de l’agir instrumental correspond à la ré-appropriation de Max Weber par la Théorie critique. Selon cette lecture, la politique instrumentale ne veut résoudre que des questions pratiques qui peuvent être résolu par des moyens violents, par les armes ou la contrainte de l’Etat. Machiavel loue ainsi les citoyens qui placent la Patrie devant leur propre bien-être, tandis que Weber voit le même principe à l’œuvre dans la subordination volontaire à des concepts abstraits et trop pathétiques pour être vrais, tel l’avenir du socialisme ou la paix mondiale45. L’alignement sur la Patrie du socialisme a fait des dégâts, l’intervention soviétique en Afghanistan n’a pas apporté plus de bonheur que les troupes occidentales. L’émancipation doit attendre Godot. Admettons que le pacifisme radical ou l’altermondialisme pratiqué échappent à cette aporie, à cette impasse politique, bien que les exemples historiques soient très rares46. Ils transgressent alors la politique instrumentale tout court. On entre ainsi dans une pratique de la subjectivité rebelle et de l’espace public oppositionnel, extrêmement fragile, qui ne supporte pas les discours massifs et militaristes de la « stratégie », de « l’hégémonie » et de la « discipline ».
Défaitisme

Les marxistes traditionnels me répondront que de tels propos ne contribuent en rien de sortir de leur condition subalterne les travailleurs, les femmes précaires, les minorités, les sans papiers, ou tout autre acteur social. La critique radicale serait du théoricisme.47 Ce procès oublie le postulat amusant d’Althusser, selon lequel « n’importe quel ouvrier » serait en mesure de maîtriser les concepts marxiens, par exemple la plus-value relative, la baisse tendancielle et ses tendances contre-carrantes ou le fétichisme de la marchandise. Trêve de plaisanterie. Le problème de fond réside dans le refus de penser une nouvelle relation, entre l’expérience vivante et le concept critique. Comme aucun parti n’est en mesure de centraliser les multiples résistances et approches, pareil refus se solde inévitablement par un morcellement accru des oppositions intellectuelles, culturelles et politiques, face au pouvoir néo-conservateur. En refusant de concevoir une nouvelle forme, un espace public oppositionnel qui serait composé d’une pluralité de souhaits et approches, les marxistes doctrinaires freinent encore la prise de parole, laissant sans voix ceux-là même qu’ils voudraient libérer.

Brassens

« Des idées réclamant le fameux sacrifice / les sectes de tout poil en offrent des séquelles / et la question se pose aux victimes novices : Mourir pour des idées c’est bien beau, mais lesquelles ? / Et comme toutes entre elles sont ressemblantes/ quand il les voit venir avec leurs gros drapeaux / Le sage, en hésitant, tourne autour du tombeau / Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente / D’accord, mais de mort lente. »

Résistances

La subjectivité rebelle des acteurs s’exprime un peu partout, mais la conscience de classe reste un concept désincarné. Il n’y a pas de subjectivité pure, ni de conscience collective immaculée. Les marxistes doctrinaires cherchent la conscience de classe dans les motivations de tel groupe ouvrier, de tel regroupement de précaires, de tel groupe d’intellectuels parisiens ou romains, dans les enquêtes d’opinion ou encore dans les discours d’Arlette Laguiller. On tombe à chaque fois sur des idéologies ouvriéristes et élitistes. Il s’agit de suspendre cette vaine recherche du hamster dans sa roue, en faveur d’une analyse appropriée des mouvements sociaux et de leurs effets politiques. Femmes, chômeurs, chercheurs, homos, fonctionnaires, cadres, prolétaires, artistes et sans-papiers se mobilisent tour à tour, mais ne trouvent pas toujours de langage commun. Les expériences sont multiples et variées, elles peuvent s’exprimer à travers un espace public oppositionnel qui facilite la prise de parole. Les casseurs de pub résistent autant que les intermittents du spectacle, les chercheurs ou les ouvrières du textile. Les changements de perspective, la variation des regards, l’échange international, interdisciplinaire et cosmopolite érodent la sclérose idéologique ambiante. Même si la spontanéité des acteurs nous aide un peu pour surmonter la torpeur et l’inertie, il faut interroger le féminisme, la psychanalyse, l’histoire et les théories critiques pour comprendre les limites ou blocages des mouvements sociaux, pour saisir les convergences potentielles des résistances à la valorisation.

Le fétichisme à l’œuvre

Les contrepoids à l’émancipation se nomment marchandise, bureaucratie, peur et stigmatisation. L’expérience des dominé-e-s, qui se soumettent d’autant plus facilement que la route semble barrée, est immédiatement influencée par ces phénomènes, elle n’est jamais authentique. Lénine parle du critère de l’expérience et de la réalité objective, mais il ne comprend pas que la réalité sociale est filtrée et déformée par ces dispositifs modernes. Le fétichisme capitaliste et technologique, le consumérisme, les appareils et les mass media sont bien réels. Les raisons de se révolter sont nombreuses. Si la vie n’est pas une marchandise, la lutte ne doit pas se cantonner à des revendications salariales et à l’interdiction du chômage. Nous ne pouvons pas vivre en nous définissant comme la partie variable du capital, car le capital ne dit as comment chacun réalise sa propre vivacité.

32Par conséquent, la conceptualisation des représentations fétichistes, que le courant chaud de la Théorie critique propose, dépasse largement le commentaire du Capital de Marx. La marchandise circule partout, sans rien trahir des relations sociales qui l’ont engendrée, notamment la soumission du salariat au capital. Les relations humaines sont ainsi régies par des choses et des échanges anonymes. Ce retournement se fait sentir dans tous les domaines des sociétés contemporaines, c’est-à-dire de la société bourgeoise.

Le fétichisme en l’état
 

33Le principe fétichiste se joue surtout dans le rapport des citoyens à l’Etat, qui ne vit qu’à travers la délégation politique et la formation distincte de ses élites. Les compromis sociaux obtenus, grâce à la contestation et à la négation du pouvoir étatique, apparaissent aussitôt comme des données positives dont les citoyens dépendent. Née d’une Révolution sociale, la République française s’affirme aujourd’hui comme dispositif de contrôle sécuritaire. L’Etat prétend porter l’intérêt général, alors qu’il reproduit des inégalités structurelles dont il invente la forme totalisante. L’ensemble des appareils bureaucratiques se fondent sur ce type de processus, des administrations aux partis et de l’entreprise à l’armée. Comme l’histoire du marxisme le montre, les appareils politiques incorporent une légitimité collective originaire, qui se réifie ensuite pour s’affirmer comme une position incontestable. Les débats se retournent en arbitrages. L’instrument politique se transforme en finalité pour soi et la bureaucratisation glisse vers l’adhésion à l’Etat.

Sommes-nous tous des protestants?
 

34Au moment où la Réaction invoque à nouveau la valeur du travail, il s’agit de voir comment le fétichisme fonctionne dans la morale de travail protestante et managériale. Au lieu d’attendre le salut dans l’autre monde, le capital nous incite à réaliser notre vocation en le servant, d’une manière assez pragmatique. On se met du côté du « bien » quand on extériorise son ego par le travail. Cette morale valorise l’apparence sociale, puisque les salarié-e-s doivent montrer qu’ils sont de bonnes personnes, par leur conduite disciplinée et les attributs extérieurs de leur statut (les vêtements, la voiture, la culture consommable). La mise en scène de la performance, le discours de la compétence, l’innovation ouvrière payée en prime, les stock-options, sont des principes protestants à l’œuvre. L’esprit actuel du capitalisme ne contredit pas la morale protestante, mais il l’exacerbe. À chaque fois, le règne de l’apparence et des choses s’impose, se substituant aux relations vivantes. Même les rapports psychiques et sexuels sont marqués par le sceau de l’argent. Le fétichisme est omniprésent, exposant les êtres vivants à une situation dans laquelle ils doivent constamment se nier pour être reconnu.

Dédoublements
 

35Dans ces conditions, l’expérience des dominé-e-s est fondamentalement ambivalente. La conséquence théorique doit être radicale :

  •  

« Si la sociologie se veut vraiment critique, elle doit absolument prendre en charge le dédoublement des expériences qui opère de véritables scissions dans les individus et qui les fait vivre contradictoirement. En aucun cas, elle ne peut se contenter de les prendre comme des entités pleines et simples. Il lui faut au contraire les prendre comme des sujets en désaccord et en combat avec eux-mêmes, intégrés dans des rapports sociaux mus par les choses sociales et les abstractions réelles du capital (notamment l’argent). »48

36Quand le marxisme doctrinaire s’est dissocié des moments d’émancipation et de leur expérience vécue, la Théorie critique a amorcé des relances, après la guerre, en 68, et encore une fois ces dernières années. Il ne s’agit pas d’une position syncrétique ou œcuménique, puisqu’elle est engagée, mais elle est conçue comme une proposition ouverte qui suscite le débat.

Chantiers
 

37La Théorie critique pet aujourd’hui saisir au moins quatre dimensions de la modernité capitaliste.

38Historiquement, elle se souvient des ruptures et des irruptions barbares qui réduisent à néant les téléologies portées par la philosophie libérale et le marxisme historique. Conceptuellement, elle saisit la brisure des philosophies systémiques et totalisantes qui ont dominé le particulier, en investissant la brèche ouverte par le travail de la négativité. Empiriquement, elle enregistre la cassure des ressorts de la mobilisation de masse, par le biais de partis et de mass media, soucieux d’organiser l’adhésion aux représentations totales du pouvoir.

39Analytiquement, elle accepte les déchirures du Moi et les ambivalences subjectives des acteurs, des gens peu ordinaires.

40Le renversement conceptuel, qui passe du marxisme doctrinaire à la Théorie critique, ou de la conscience de classe à la conscience de casse, consiste à partir exclusivement des souhaits particuliers des acteurs, en lutte pour leur propre émancipation, aussi limitée et partielle qu’elle soit. Au lieu de subordonner ces actes à une stratégie instrumentale, qu’elle soit de nature électoraliste, étatiste ou idéologique. La conscience de classe, le socialisme à la française, la souveraineté nationale, sont devenus des corps idéologiques qui écrasent aussi bien la critique que l’expérience. Ici, le citoyen abstrait lamine les citoyens vivants.

Premiers secours

41« Je pus d’un coup embrasser du regard tout un quartier extrêmement confus, un réseau de rues que j’avais évité pendant des années, le jour où un être aimé y emménagea. C’était comme si on avait installé à sa fenêtre un projecteur qui découpait le quartier avec des faisceaux lumineux ».49

 

NOTE

[1] Cité d’après Detlef Sigfried, Das radikale Milieu, Deutscher Universitäts-Verlag, Wiesbaden, 2004.

[2] Oskar Negt, L’espace public oppositionnel, Textes choisis, introduits et traduits par A. Neumann, Payot et Rivages, coll. Critique de la Politique, 2007; Nancy Fraser, « Théorie de la société et théorie de la justice » (entretien avec Estelle Ferrarese) in : A. Neumann / J.M. Vincent (Dir), Sciences sociales et engagement, Syllepse, 2003; John Holloway, « Un mouvement contre et au-délà », in : Mouvement social et politiques de la transgression (Dir. A. Neumann), éd. Parangon, 2006; Alex Demiroviç, « Liberté et humanité » (trad. A. Neumann), Variations N.6, printemps 2005; John Holloway, « Adorno au milieu de la fôret lacandon » (entretien avec A. Neumann), Variations N.8, , automne 2005; Oskar Negt et Alexander Kluge, « Ce que le mot prolétariat signifie aujourd’hui », Variations N.9-10, printemps-été 2007.

 

[3] Voir Antoine Artous, Le marxisme comme théorie critique, Syllepse, 2006.

[4] Voir Perry Anderson, Sur le marxisme occidental, Maspero, 1977, p.41.

[5] Martin Jay, L’imagination dialectique, Payot, 1982.

[6] Alex Demiroviç, Der non-konformistische Intellektuelle, Suhrkamp, Francfort/M, 1999.

7 Voir Negt/Kluge, Geschichte und Eigensinn, 2001.

8 Voir Alex Demiroviç, op.cit.

9 Lettre à Horkheimer daté du 13/5/1935. Detlev Claussen, Adorno. Ein letztes Genie, Fischer, 2004, p.220.

10 Lettre d’Adorno à Benjamin datée du 5 avril 1934 in : Correspondance Adorno-Benjamin, éd. La Fabrique, 2003, p.82; voir aussi la riche préface initiale d’Enzo Traverso « Adorno et Benjamin : Une correspondance à minuit dans le siècle », pp.7-41.

11 Adorno accepte le débat public avec le mouvement à travers le SDS (jeunesses socialistes), en se rendant à son siège de Francfort en 1967. Ensuite, il participe à la convergence du principal syndicat (IGM), du SDS et des professeurs de gauche, lors de la campagne de 1968 contre des lois d’exception. Voir Detlev Claussen, Adorno. Ein letztes Genie, Fischer, 2003; Alex Demiroviç, op.cit.; Oskar Negt, 68-Politische Intellektuelle und die Macht, Steidl, 1998.

12 L’accès des biographes et chercheurs au fond des archives Adorno est étroitement contrôlé, les droits d’auteurs concernant les traductions vers des langues étrangères soumis à des critères apparemment idéologiques. Ainsi, la préface de Traverso à la Correspondance Adorno-Benjamin (op.cit.) a dû été retiré, alors que les droits d’auteur au sujet des Écrits sur le nazisme d’Adorno ont été refusés à une autre maison d’édition parisienne.

13 Jürgen Habermas, Theorie des kommunikativen Handelns, Vol. 1, Suhrkamp, 1981, p.517 : La critique adornienne déboucherait « sur une dévalorisation complète des sciences sociales ».

14 Axel Honneth, « Skizze der Gesellschaftstheorie Adornos » in : Dialektik der Freiheit (collectif), Suhrkamp, 2006.

15 Voir par exemple Adorno, « Freizeit » in : Kulturkritik und Gesellschaft II, Suhrkamp, 1997, p.647.

16 Il s’agit pourtant de chercheurs de premier plan, issues de l’école de Francfort. Voir Gerhard Brandt, Arbeit, Technik und gesellschaftliche Entwicklung, Suhrkamp, 1992; Joachim Backhaus, Dialektik der Wertform, éditions ça ira, 1995; Oskar Negt, Arbeit und menschliche Würde, Steidl, 2001; Rainer Zoll, Was ist Solidarität heute?, Suhrkamp, 2001. La liste n’est pas exhaustive.

17 Axel Honneth / Nancy Fraser; Umverteilung oder Anerkennung. Eine politisch-philosophische Kontroverse, Suhrkamp, 2003, pp. 274-280.

18 Voir Axel Honneth « Le CPE bat en brèche les attentes de reconnaissance du travailleur », Le Monde, 2 avril 2006; Honneth, Kampf um Anerkennung, Suhrkamp, 1998.

19 Dans sa querelle « politico-philosophique » avec Nancy Fraser, Honneth expose longuement, pourquoi la Théorie critique n’aurait pas trouvé d’alternative à la thèse d’Habermas, qui réduit l’expérience des salariés à un phénomène apolitique. Fraser/Honneth, Umverteilung oder Anerkennung?, Surhrkamp, 2003, pp.276-282.

20 Detlev Claussen constate que l’entreprise « d’historisation de la « vielle Théorie critique » nie l’unité du court vingtièrme siècle, qui correspond à une expérience commune de l’ensemble des théoriciens critiques » in : Utopie und Arbeit (Dir. Freytag/Hawel), éd. Humanities, Francfort, 2004.

21 Voir Honneth, La réification, textes réunis et traduits par Stéphane Haber, Gallimard, 2007.

22 La tentative d’Honneth de se présenter comme l’héritier légitime de l’Ecole de Francfort apparaît aussi, en 2004, dans le lancement de sa revue WestEnd (lieu géographique de l’Institut fondateur à Francfort), dont le sous-tire reprend le nom de que la revue que l’Institut portait avant la guerre (Zeitschrift für Sozialforschung).

23 La première version de la Dialectique de la raison d’Adorno et de Horkheimer, rédigée aux Etats-Unis, comporte des références explicites au Capital de Marx, qui disparaissent dans la version publiée en 1944.

24 Voir Jean-Marie Vincent, Critique du travail, PUF, 1987.

25 Fraser regrette la dichotomie théorique qui «  identifie la politique en faveur de la redistribution à une orientation de «  classe  », tandis que la politique en faveur de la reconnaissance se trouve attachée à une orientation de «  l’identité  ». Celle-ci est à son tour ramenée aux conflits liés à la sexualité, au genre, sinon à la «  race  ». Ce type de connexion théorique mène à l’impasse.  » (nous traduisons), Fraser/Honneth, op.cit. p.21. Voir aussi Nancy Fraser, Qu’est-ce que la justice sociale? Reconnaissance et redistribution (textes réunis, traduits et préfacés par Estelle Ferrarese), La Découverte, 2005.

26 Les émeutes de 2005 et le mouvement contre le CPE témoignent tous deux d’un refus de la précarité sociale et d’un sentiment d’injustice, qui mélange des motivations sociales et morales. De nombreux collégiens et lycéens des écoles de banlieue ont par ailleurs rejoint les manifestations contre le CPE. Voir p.ex. Alain Bertho, « Grondements de bataille », Variations – revue internationale de théorie critique, Lyon, automne 2006; Jock Young, « To these wet and windy shorts », in : The Vertigo of late modernity, Sage, NYC, 2007.

27 Negt, op.cit.

28 Voir sa critique d’Althusser; Honneth, « Anerkennung als Ideologie? » in : Westend; Neue Zeitschrift für Sozialforschung. N.1, Francfort, 2004, p.51, ainsi que sa critique ontologique de Castoriadis dans Honneth/Fraser, op.cit., p.277.

29 Voir Michael Löwy, Avertisseent d’incendie. Une lecture des thèses sur le concept d’histoire, PUF, 2001, p.82 : « La remise en cause, par les thèses, de l’idéologie de progrès, est beaucoup plus profonde et va beaucoup plus loin que que les idées critiques (des) courants marxistes dissidents ».

30 Voir le premier chapitre du présent ouvrage.

31 Nous traduisons, afin de rendre explicitement les termes de « masse » et de « concept d’histoire » utilisés par Benjamin, bien que la traduction française déjà existante nous semble correcte (Walter Benjamin, Sur le concept d’histoire in : Œuvres III, Gallimard, Paris, 2000, p.435). Benjamin, « Über den Begriff der Geschichte » in : Sprache und Geschichte, Reclam, Stuttgart, 2000, p.147.

32 Jean-Marie Vincent, « Face au parti ouvrier » in : Max Weber ou la démocratie inachevée, Le Félin, 1998.

33 Voir Walter Benjamin, Sur le concept d’histoire (Thèse X) in : Œuvres, Seuil, 2001.

34 Karl Marx, « Manifest der kommunistischen Partei » in : Frühschriften, Kröner, 2005.

35 Voir Detlev Claussen, Theodor W. Adorno, ein letztes Genie, Fischer, 2003, pp.267-69

36 Negt/Kluge, Geschichte und Eigensinn, Suhrkamp, 1993, p. 895.

37 A. Neumann, « Peur, bruits et odeurs », Mouvements N.55, La Découverte, 2008.

38 Jean Baudrillard, La société de consommation, Gallimard, 1970, p.72

39 Mike Davis, City of Quartz, La Découverte, 2003.

40 Le porte-drapeau intellectuel de cette tendance se nomme Entropia (éditions VS), donc littéralement « perte d’énergie ».

41 S.Latouche avoue le caractère apolitique de l’entreprise : « Le mouvement de la décroissance n’a pas vraiment réfléchi à un programme politique », Entropia, N.1, VS, 2006, p.13. La seule ambition de cette revue semble la dissolution des Verts, demandée par son Directeur Yves Cochet, objectif partagé avec le parti Chasse pêche nature tradition et avec l’ancien conseiller de Jacques Chirac, Nicolas Hulot (dont la plupart des rédacteurs ont soutenu la candidature aux présidentielles de 2007).

42 Ce leitmotif (« Zurück zur Scholle »), avancé par le versant réactionnaire du romantisme allemand, fut aussi utilisé par le mouvement nazi. En tout cas, l’une des revendications d’Entropia est la « Restauration de l’agriculture paysanne » (op.cit., p.14), pendant que J. Besset y met en garde contre « La tentation réactionnaire », sans trouver la parade.

43 Diamond, Effondrement, Gallimard, Paris, 2006.

44 Voir le discours environnementaliste du Pape Benoît (alias Ratzinger) aux JMJ. Cet ancien membre des jeunesses hitlériennes a compris que l’écologie apolitique était compatible avec le catholicisme traditionnel, tout comme le retour au sol l’était avec le nazisme.

45 Max Weber, Politik als Beruf, Reclam, 1993, p.79. JM Vincent, Max Weber ou la démocratie inachevée, Le Félin, 1998.

46 Un exemple serait la manifestation pacifiste mondiale contre la guerre impériale en Irak, le 15 février 2003.

47 Voir le procès que quelques marxistes doctrinaires adressent aux théories critiques contemporaines; François Cusset, French Theory, La Découverte, 2005, p.201.

48 Jean-Marie Vincent, «  Superficies de la société  » in : Sciences sociales et engagement (Dir. A. Neumann, J-M Vincent), Syllepse, 2003, Paris, p.53.

49 Walter Benjamin, Sens unique, traduit de l’allemand par Jean Lacoste, 10/18, Paris, 2000, p.142.

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