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7 febbraio 2017 2 07 /02 /febbraio /2017 06:00

Il dialogo di Daniel Guérin con il leninismo [1]

Ian Birchall

In un articolo sulla bisessualità di Guérin, Peter Sedgwick presenta quest'uomo di dialogo che era Daniel Guérin. Si augurava soprattutto di sviluppare la discussione tra le correnti spesso ostili del marxismo e dell'anarchismo: “Tutta la sua vita attiva è stata dedicata allo sforzo per interpretare l'uno e l'altro dei punti di vista che avevano una validità parziale ma che pretendevano di detenere una verità universale. In quanto mediatore tra il socialismo libertario e il bolscevismo 'Autoritario', in quanto difensore dell'anarchismo tra i marxisti e di marxista tra gli anarchicheggianti, è stato un interprete onesto allo stesso modo in cui è uno dei rari interpreti delle sessualità l'una in rapporto all'altra. Bifocale ma sinottico in politica come nel sesso, la sua impresa è stata raramente eguagliata in seno alla sinistra” [2].

Alcune volte, Guérin si fissò l'obiettivo ancora più ambizioso di riuscire in una sintesi tra Marx e Bakunin [3]. Ma insisteva anche sul fatto che il socialismo e l'anarchismo non dovevano essere soltanto giustapposti, rappresentando due correnti parallele in seno  ad uno stesso movimento per l'emancipazione umana: “Anarchismo, infatti, è, innanzitutto, sinonimo di socialismo. L'anarchico è, in primo luogo, un socialista che mira ad abolire lo sfruttamento dell'uomo sull'uomo. L'anarchismo non è altra cosa che uno dei rami del pensiero socialista” [4].

In realtà, l'importanza di Guérin poggia più sul suo ruolo di mediatore che di uomo di sintesi. Per sessant'anni, ha sempre manifestato la sua volontà di cooperare con tutte le componenti della sinistra francese, con quelli che condividevano i suoi scopi fondamentali di un'autoemancipazione del proletariato, della liberazione coloniale e della libertà sessuale. Era un polemista vigoroso, nessun lettore della sinistra, anche marginale, sfuggì alla sua attenzione. Nel 1967, scrisse una lettera piena di rabbia al bimestrale Pouvoir ouvrier [5] in difesa delle sue concezioni sull'anarchismo, accusando i suoi critici di cattiva interpretazione e di disonestà intellettuale. A quell'epoca, PO appariva sotto forma ciclostilata e non contava più di 30 persone [6]. Era anche molto generoso, non cercando mai di calunniare i suoi avversari, anche se era in profondo disaccordo con essi. Nel suo libro sull'Algeria, polemizza in modo vivace contro la difesa da parte di Francis Jeanson della politica del FLN e contro le sue critiche al Movimento nazionale algerino (MNA), ma rende subito omaggio al coraggio di Jeanson come militante anti-imperialista [7]. Augurava sempre sfidare l'ortodossia, sia essa marxista o anarchica. Nelle prime pagine del suo libro su Proudhon, notava che molti dei suoi lettori potevano essere colpiti dalle sue critiche del pioniere dell'anarchismo [8]. Nel 1969, scriveva a proposito di sé: "I marxisti gli hanno voltato la schiena, in quanto 'anarchico' e gli anarchici, per via del suo 'marxismo', non hanno mai voluto considerarlo come uno dei loro" [9]. Al di là delle varie formulazioni, resta un principio centrale: "La Rivoluzione del nostro tempo si farà dal basso, o non si farà" [10].

Le discussioni classiche tra anarchismo e leninismo ritornano alla superficie secondo forme nuove nel movimento anticapitalista [11]. Per coloro tra di noi che si augurerebbero che questo scambio di argomenti conduca a un dialogo costruttivo, piuttosto che alla sterile futilità delle reciproche denunce, Guérin dovrebbe essere un modello, non tanto per le conclusioni alle quali approda quanto per il suo stile, E' in questo quadro che desidero esaminare alcun aspetti del suo atteggiamento evolutivo nei confronti di Lenin e del leninismo.

Critica del giacobinismo

Nel 1946, Guérin pubblicava Il suo monumentale studio La lutte de classes sous la première République, nel quale affermava che se la Rivoluzione francese era, in termini marxisti, una rivoluzione borghese, essa conteneva anche l'embrione di una rivoluzione proletaria. I salariati parigini avevano cominciato ad agire indipendentemente dai Giacobini, che Guérin considerava come diretti dall'ala sinistra della borghesia.

In questo senso 

 

 

prolétarienne. Les salariés parisiens avaient commencé à agir indépendamment des Jacobins, que Guérin considérait comme dirigés par l’aile gauche de la bourgeoisie.

En ce sens, les Jacobins jouaient un rôle conservateur par rapport à la menace d’en bas. Cela défiait la traditionnelle conception républicaine et Front populaire selon laquelle la Révolution était « un bloc »12, et l’a conduit à être vilipendé par des historiens staliniens tels que George Rudé13 et critiqué en termes plus nuancés par Georges Lefebvre14.

Comme contribution à la compréhension de la Révolution française, les travaux de Guérin doivent être jugés à l’aune de récents travaux universitaires. La recherche de Jean-Marc Schiappa sur les babouvistes semble confirmer avec certitude la conception de Guérin d’une classe ouvrière émergente ; bien que Schiappa se réfère explicitement à Edward Thompson15 plutôt qu’à Guérin, son terme « classe ouvrière en gestation » est une variante tout à fait mineure de la métaphore de l’embryon de Guérin16.

Mais Guérin avait également lancé une polémique contre la tradition jacobine, qu’il voyait comme représentant un courant autoritaire étranger aux meilleures traditions de ce qu’il vint à appeler « le socialisme libertaire ». Dans une lettre à Marceau Pivert, il déclarait que « le livre est une introduction à une synthèse de l’anarchisme et du marxisme que j’aimerais écrire un jour »17.

 

 

Dans une préface à La lutte de classes, écrite originellement en 1977, mais dans laquelle « le présent et le futur envahissent le passé à un tel point que je ne pouvais oser le mettre en avant dans mon livre »18, Guérin argumente que tandis qu’un mouvement de masse doit se combiner avec une avant-garde consciente, cette avant-garde pouvait être « soit un parti communiste, vraiment communiste… ou un noyau libertaire comme la Fédération anarchiste ibérique ou des minorités actives comme celles du syndicalisme révolutionnaire d’avant 1914 »19. Il ouvrait ainsi un débat sur les formes d’organisation
qui allait le préoccuper pendant les quarante années suivantes.

Sa critique du jacobinisme est exposée dans un article, « La révolution déjacobinisée », inclut dans son étude de 1959, Jeunesse du socialisme libertaire »20. Là, il argumentait qu’il y avait au sein du marxisme une tension non résolue entre un courant libertaire et un courant autoritaire ou jacobin. Plus tard, Lénine « se réclamant tout à la fois du ‘jacobinisme’ et du ‘marxisme’, inventera la conception de la dictature d’un parti se substituant à la classe ouvrière »21. Comme il le notait, avant 1917, Lénine rejetait l’idée de la révolution permanente et croyait que la Révolution russe n’irait pas plus loin que le stade de la démocratie bourgeoise ; avec ce résultat : Lénine « a souvent tendance à surestimer l’héritage de la Révolution française »22.

Guérin fit paraître deux recueils supplémentaires d’articles incluant « La révolution déjacobinisée » comme un des textes principaux : Pour un marxisme libertaire (1969) - un titre qui, ainsi qu’il l’admit plus tard, avait choqué et embrouillé ses nouveaux amis libertaires23- et A la recherche d’un communisme libertaire (1984).

 Un des problèmes dans l’étude de la pensée de Guérin est qu’elle est autocritique et en constante évolution, et qu’à partir de là, il produisit en permanence des versions révisées des anciennes versions de ses textes. Beaucoup de ces changements étaient de nature purement stylistique, mais quelques uns représentaient une réelle transformation dans sa pensée. Celles que nous avons notées dans le cadre de cette contribution ont été observées par nous plus ou moins par hasard, en le lisant. Il y a place pour au moins une thèse sur l’analyse des révisions réalisées par Guérin lui même. La pensée de Guérin était constamment en mouvement et, pour rendre les choses encore plus difficiles, elle ne s’écoulait pas toujours dans la même direction.


Ainsi, quand La lutte de classes fut republiée en 1968, Guérin y apporta un nombre de modifications significatives24. Comme il le nota lui-même, il trouvait désormais la notion de dictature du prolétariat « frelatée » et dans ce travail, il la remplaça par la phrase avec « la contrainte révolutionnaire »25. Dans l’introduction, deux paragraphes sur la dictature du prolétariat, incluant le point de vue de Lénine selon lequel la dictature du prolétariat présentait un double visage, étant à la fois répressive et élargissant la démocratie, disparaissent26. Quelques pages plus loin, l’édition de 1946 proposait que, en reformulant les concepts clés du socialisme, on devrait « prendre pour point de départ le sommet de la courbe atteint par la pensée marxiste (avant qu’elle ne commençât à dégénérer) et qui, si haut qu’il fût, était loin d’être le dernier mot de la science révolutionnaire. On partirait par exemple, de l’Etat et la Révolution de Lénine ». Ces deux phrases disparaissent en 1968, et le paragraphe est réaménagé. Pourtant, l’index de l’édition de 1968 fait référence à Lénine pour la page sur laquelle le paragraphe en question était situé, suggérant que Guérin avait pris une décision de dernière minute, peut-être au moment de la relecture des épreuves, en retirant cette référence à Lénine. Le livre fut imprimé en novembre 1968, ce changement fut donc effectué sans aucun doute dans la foulée des évènements de Mai 6827. Dans le second volume, un paragraphe traitant de la comparaison entre le rôle des facteurs subjectifs et objectifs supposait que « Sans Lénine et Trotsky, il n’est pas du tout certain que les journées d’Octobre 1917 à Pétrograd se fussent terminées par une victoire ». De nouveau ce passage disparaît en 196828.


Le chapitre final, traitant de la défaite des bras nus et des activités de Babeuf, montre également des reconsidérations. En 1946, un titre de chapitre nous informe: « Mais une direction révolutionnaire leur manque ». En 1968 cela est transformé en : « Mais une stratégie révolutionnaire leur manque »29. Un peu plus loin, l’édition de 1946 constate que « Pas un instant, les babouvistes, dans leur évocation de l’an II, ne se posent la question : qui avait le pouvoir ? ». De nouveau, cette formulation léniniste disparaît en 1968 30.

 

Pourtant, l’argumentation principale sur les babouvistes demeure inchangée. Même si
quelque part ailleurs, Guérin suggérait une continuité de Babeuf à Lénine via Blanqui,
dans son analyse essentielle de Babeuf, Guérin n’a pas grand-chose à dire sur
l’organisation. Il s’est peu appuyé sur les documents préparés pour le procès de Babeuf
qui pourtant donnent une description vivante de la manière dont la soi disant conspiration
de Babeuf avait en fait fonctionné. Au lieu de cela, Guérin dirige son tir presque
exclusivement sur la manière dont les babouvistes cherchèrent à coopérer avec les
anciens disciples de Robespierre, et ainsi omirent de proposer leur propre analyse de la
période de pouvoir robespierriste. De fait, ce qui échappe à l’observation de Guérin, c’est
que les babouvistes firent une première et hésitante tentative pour appliquer la tactique du
front uni.

Pour comprendre pourquoi Guérin évolua politiquement entre 1946 et 1968, il est
nécessaire d’examiner à la fois ses écrits politiques et son expérience pratique des

 

organisations de gauche. Dans cette optique, un texte sur Lénine, publié en article dans
une revue en 1957, apparaît décisif31. Il a été republié sous forme de livre avec quelques
brefs ajouts et des notes de bas de page en 1959, puis de nouveau en 1969 et en 1981, à
chaque fois après le texte « La révolution déjacobinisée », apparemment comme un
complément à ce dernier32.

 

Guérin lecteur critique de Lénine

 

 

Guérin lecteur critique de Lénine

Les critiques adressées à Lénine sont très différentes à la fois de celles des

attaques des courants de droite issus de la guerre froide en même temps que de l’approche

anarchiste. Sa critique n’est pas d’ordre psychologique ou historique. Il ne met pas en

doute les motivations de Lénine, ni ne suggére que ses idées « autoritaires » dérivent d’un

désir de pouvoir personnel. Il ne procéde pas plus à une large discussion des actions du

bolchévisme au pouvoir. Au lieu de cela, il procéde presque comme s’il était en train

d’écrire une histoire de la philosophie, présentant largement les idées de Lénine sur le

parti et l’Etat, avec une référence particulière à certains textes clés. Cette approche

présente certains avantages significatifs. Elle permet de mettre l’accent sur des thèmes

décisifs plus que sur les évènements anecdotiques ou des allégations d’atrocités, et

permet ainsi une présentation plus calme et plus sobre du débat. Mais en même temps,

elle présente de sérieuses limites, comme je vais tenter de le montrer.

Il commence en soulignant qu’il rejette l’idée d’une continuité entre Lénine et Staline,

contre le postulat central partagé par les staliniens et par les courants de droite, aussi bien

que par quelques anarchistes. Guérin affirme son admiration pour la stratégie

révolutionnaire qui a abouti à la première révolution ouvrière réussie en Octobre 191733

.

(Après avoir publié ce démenti introductif en 1957, 1959 et 1969, Guérin ne le reprend

pas dans l’édition de 1984 de A la recherche d’un communisme libertaire. Que ce soit

parce qu’il pense que le débat était devenu obsolète ou parce qu’il accepte désormais un

degré de continuité entre Lénine et Staline, il est impossible de le déterminer).

Après une brève évocation du mouvement socialiste depuis Babeuf, Guérin met l’accent

sur la critique du Que faire ?de Lénine de 1902. Le tiers décisif de l’article est consacré à

une critique de ce qu’il présente comme un texte central. Cependant, sa présentation de

l’argumentation de Lénine n’est pas toujours précise. Ainsi, il accuse Lénine d’une

admiration mal contenue pour le narodnik Tkatchev, quand la seule référence à Tkatchev

dans Que faire ? lui attribue ironiquement une importance en opposition avec un de ses

disciples des derniers jours, en référence à la formulation sarcastique de Marx sur la

première fois comme tragédie et la seconde comme farce

34

.

Guérin donne une importance particulière à l’usage que fait Lénine dans Que faire ?

d’une formulation de Kautsky : « Ainsi la conscience socialiste est introduite dans le

 

 

da pagina 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NOTE:

[1] Traduction Georges Ubbiali, relue par l’auteur. Merci également à J.-P. Salles et J.-G. Lanuque, pour leur attentive relecture. Ce texte a par ailleurs été édité en version originale dans Revolutionary History, Vol 9,
n°2 (2006). Il est également disponible en ligne à l’adresse suivante : http://www-
staff.lboro.ac.uk/~eudgb/Birchall_paper.DOC

[2] P. Sedgwick, « Out of Hiding : The Comradeships of Daniel Guérin », Salmagundi 58-59, 1982-83, pp.
197-220, en particulier p. 219.
3
Introduction à la ré-édition de Rosa Luxembourg et la spontanéité révolutionnaire, Paris, 1982, p. 4. Pour
une contribution récente sur ce point de vue, voir A. Woodward, « Marx, Bakunin or What ? », What
Next ?, n° 28 (2004), pp. 22-28.
4
D. Guérin, L’anarchisme, Paris, 1965, p. 15.
5
Pouvoir ouvrier, n° 84, mai-juin 1967, p. 23. C’était une réponse à un compte-rendu non signé et très
hostile de son livre L’anarchisme, qui caractérisait l’autogestion comme réformiste et dénonçait le soutien
de Guérin à l’Algérie et à la Yougoslavie (n° 83, mars-av. 1967, pp. 21-23). Voir aussi les réponses dans les
numéros 85, juil.-août 1967, p. 15 et 86, sept.-oct. 1967, pp. 10-16.
6
P. Gottraux, Socialisme ou barbarie, Lausanne, 1997, p. 167.

 

 

 

 

 

[7] D. Guérin, Quand l’Algérie s’insurgeait, Claix, 1979, pp. 80-83.
[8] D. Guérin, Proudhon oui et non, Paris, 1978, p. 7.
9
D. Guérin, Pour un marxisme libertaire, Paris, 1969, p. 7.
10
Pour un marxisme libertaire, p. 39.
11
Pour un compte rendu de quelques-uns de ces débats, voir C. Harman, « Anti-capitalism : theory and
practice », International socialism n° 88 (autumn, 2000), pp. 3-59.
12
La phrase était de Clémenceau. Voir G. Dallas, At the Heart of a Tiger, London, 1993, p. 292-297.
13
G. Rudé, « Les ouvriers parisiens dans la révolution française », La pensée, XLVIII-XLIX (1953), pp.
108-109.
14
G. Lefebvre, compte rendu de La lutte de classes, Annales historiques de la Révolution Française, XIX
(1947), pp. 173-179.
15
Historien anglais, auteur de La formation de la classe ouvrière anglaise, Gallimard-Seuil, 1988, ouvrage
de la plus grande importance dans l’historiographie marxiste [Note du traducteur].
16 J.-M. Schiappa, Les babouvistes, Saint Quentin, 2003, pp. 34 et 146-147.

[17] Guérin, Le Feu du sang, Paris, 1977, p. 137.

[18] Le Feu du sang, p. 135.

[19] Guérin, La Révolution française et nous, pp. 55-56.
20
Guérin, Jeunesse du socialisme libertaire, Paris, 1959, pp. 29-63.
21
Guérin, Jeunesse…, p. 43.
22
Guérin, Jeunesse…, p. 61.
23
Guérin, A la recherche d’un communisme libertaire, Paris, 1984, p. 9.
24 D. Guérin, La lutte de classes sous la Première République, Paris, 1946, Paris, 1968. Ci après LDC 46 et
LDC 68. Une tentative d’analyse de quelques différences entre les deux éditions est proposée dans N. Carlin, « Daniel Guérin and the working class in the French Revolution », International socialism, n° 47
(summer 1990), pp. 197-223.
25
Guérin, A la recherche d’un communisme libertaire, Paris, 1984, p. 9.
26
LDC 46, I, pp. 38-39 ; LDC 68, I, p. 54.
27
LDC 46, p. 143 ; LDC 68, I, p. 58; II, p. 591.
28
LDC 46, II, p. 292 ; LDC 68, II, p. 326.
29
LDC 46, II, p. 333 ; LDC 68, II, p. 370.
30
LDC 46, p. 353 ; LDC 68, II, p. 392.

 

 

 

LINK:

 

 

Le dialogue de Daniel Guérin avec le léninisme

link
https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:1SAun3JniI4J:www.dissidences.net/documents/complement_vol2_birchall.pdf+Le+dialogue+de+Daniel+Gu%C3%A9rin+avec+le+l%C3%A9ninisme+[1]&hl=it&gl=it&pid=bl&srcid=ADGEEShJTwZKCPpxrp7s5j31Ho1h2Vr166G5USHOkElUlNjPX8Pqo8RrbdPPi77AWu9cFZ14LbzO6rEsQDDLpKqM3rSUHnaypagHJw_dOqV5QbVg-sKjcmmaAzzhpAejptzdsfU86bTq&sig=AHIEtbSCmEUzfXMpsU4APYa4iHCZ_zOaNQ&pli=1

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Published by Ario Libert - in Marxismo libertario
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