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25 gennaio 2013 5 25 /01 /gennaio /2013 06:00

Riproponiamo un brevissimo saggio, edito nel lontano 1982 sulla intelligente rivista di fumetti e altro intitolata "L'Eternauta" a firma Paola Pallottino, e concernente il singolare artista anarchico Flavio Costantini.

 

Flavio Costantini lo stregato

costantini.autoritratto.jpgAutoritratto di Flavio Costantini

 

Di Flavio Costantini, pittore e illustratore autodidatta, nato a Genova nel 1926, diplomatosi capitano di lungo corso e improvvisamente posseduto dall'arte al punto di abbandonare il mare di acque e sale, per navigare, prigioniero volontario della sua stanza piena di ritagli e colori, l'oceano della fantasia, si tengono attualmente a Milano due mostre contemporanee alla Libreria Internazionale Einaudi e alla Galleria Nuages, di serigrafie sugli anarchici e di ritratti a tempera e collage.

Bakunin2.jpgBakunin.


Stregato dalla storia dell'anarchia, della quale dal 1962 raccoglie tutti i possibili documenti per ricostruirne graficamente le vicende, Flavio Costantini, attraverso il rigore delle sue tempere che modulano il colore a tinte piatte, il contrasto del caratteristico contorno nodoso, filtro-aureola all'interno del quale si materializzano le figure di quei suoi anarchici, così strettamente imparentati agli oppressi raccontati da Kathe Kollwitz o da Ben Shahn, e con il sapiente apporto di evocativi elementi di collage, ne restituisce fatti e umori con l'appassionata del gesto di Passanante o di Ravachol.

Costantini---Ravachol_Sainte-Etienne.jpgRavachol.


Come un ragno paziente egli ricama le strutture metalliche belle époque, tesse i lividi orditi delle periferie inizio secolo, delinea, pietra per pietra, la rete del selciato dei quartieri anonimi, implacabili ragnatele nelle quali catturare e fissare per sempre il gesto anarchico. La funzionalità gelida e geometrica del disegno della facciata di un edificio o delle piastrelle di un pavimento di una palestra scolastica, la suggestione dei suoi reperti: vecchie etichette, manifesti e testate d'epoca, e la puntualità delle sue citazioni, dalla ringhiera di ballatoio all'edicola di giornali, dall'addobbo di sala per conferenze a quello del caffè Liberty, tutto concorre a delineare meticolosamente la realtà evocata con la minuzia ossessiva e spiazzante dei sogni, dove l'insistere di un particolare dilata e ribalta la prospettiva.

makhno2.jpgMakhno.


Accanto alla serie degli anarchici, in parte pubblicati nel 1970 da Mondadori per il volume Attentati anarchici dell'Ottocento, di Sergio Feldbauer e nel 1975 dalla Quadragono per Ravachol & Cia di Pietro Favari, nasce la prima serie di ritratti di uomini politici da Hitler a Khrusev, da Napoleone III a Roosvelt, e quelli di scrittori, da Brecht a De Amicis, da Wilde a Malraux, integrati adesso da altre venti opere.

kafka.JPGKafka.


La genesi di questi ritratti può essere agevolmente ricercata anche in quelle illustrazioni realizzate nel 1977 per l'edizione fuori commercio del Cuore per la Olivetti, dove con sottile ferocia Costantini presta alla maestra morta le fattezze di Matilde Serao e connota la fisionomia del maestro con quella lombrosionamente inquietante del Barbablù del secolo: Henri Désiré Landru.

roma.1926.jpg

Concludiamo osservando come questi ritratti a tempera e collage, si pensi al cuore-calamaio dal quale sgorgherà la deamicisiana linfa di sangue/inchiostro, o il sorriso con il quale Emily Dickinson esibisce, nel suo rebus di arte-lacrime-spine, le immagini della rosa e del fazzoletto cifrato e listato di scuro, rappresentano, coma analizza Antonio Porta, un cambio di dimensione; rispetto al gesto di pietra dell'anarchico: "Sono mobili e variabili, nessun gesto o movimento può essere bloccato. La scrittura, la poesia, sono il punto caldo della mobilità, lo scrittore o il poeta è di per sé un mutante" [1].

Errico-Malatesta-e-Michele-Angiolillo.jpgErrico Malatesta e Michele Angiolillo.


E se il discorso vale anche per gli scrittori di figure e per i poeti di immagini, nelle illustrazioni dello stregato Costantini: da Il cavallino di fuoco a Cuore, impercettibili metamorfosi reggono la strategia delle composizioni e l'equilibrio delle scene nella luminosità che amniotici sipari rendono liquida e impietosa fino alla misericordia.

petersburg15March81.jpgPietroburgo 15 marzo 1881.


 

NOTE

 

[1] A. Porta, Flavio Costantini, Galleria D'arte Niccoli, 1981.


 

Paola Pallotino

[cura iconografica di Ario Libert]

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21 ottobre 2012 7 21 /10 /ottobre /2012 19:00

Si può leggere nell'ultimo numero di Grognard  [1] un colloquio tra il vostro servitore e Henri Viltard a proposito del disegnatore Jossot, così come un magnifico testo di Jossot: "En dehors du troupeau" [Al di fuori del gregge]. Henri ha lavorato su Jossot per la sua tesi [2 ] e gli dedica un sito internet ben fatto: Goutte à Goutte.

Questo colloquio è stato realizzato un po' di tempo fa e lo avevo destinato all'inzio per il blog. Vi si parla poco di Jossot disegnatore, ma piuttosto della dimensione filosofica del personaggio. Jossot ha potuto essere considerato come anarchico, nella misura in cui i suoi disegni prendevano vivamente come bersaglio la borghesia, la polizia, la chiesa, l'esercito, ecc. Tuttavia, un po' come Ryner, non ha mai rivendicato quest'etichetta.

 

 

 

peu comme Ryner, il n'a jamais vraiment revendiqué cette étiquette. Plus déroutant, il va se convertir à l'islam, peut-être autant par anticolonialisme (il habitait en Tunisie) que par recherche mystique. Il semble cependant que cet épisode musulman ait été plutôt éphémère. Mais vous lirez tout cela dans Le Grognard (ou sur ce blog quand je mettrai le texte en ligne, ce qui arrivera bien un jour ou l'autre).

On peut quand même donner tout de suite quelques informations sur les relations entre Jossot et Han Ryner, d'autant que nous disposons depuis peu d'éléments nouveaux.

*

Il y a des convergences indéniables entre les deux hommes : ce sont tous les deux des individualistes, des « en-dehors » ; aucun des deux n'est tombé pendant la guerre dans le piège de l'« union sacrée » ; tous deux sont antidogmatiques y compris par rapport à d'éventuels dogmes révolutionnaires ; tous deux sont anticléricaux tout en restant attirés par la quête métaphysique, le mystère au sens spirituel... Et ils ont été collègues de plume au moins dans deux périodiques, Le Bonnet rouge et Le Journal du Peuple.

On ne sait pas s'ils se sont rencontrés, mais ils ont correspondu, au moins épisodiquement, à la fin des années 20, début des années 30.

Le point de départ de leurs échanges a probablement été l'envoi par Jossot à Ryner de sa brochure Le Sentier d'Allah, publiée à compte d'auteur en 1927 et dans laquelle il raconte sa conversion à l'islam et son initiation au soufisme. Henri Viltard a en effet retrouvé un exemplaire de l'ouvrage dédicacé ainsi à Ryner :

A Han Ryner / dont la pensée, malgré les apparences, / est sœur de la mienne. / Abdou-l'-Karim Jossot.
Document aimablement communiqué par Henri Viltard

Cet envoi devait être accompagné d'une lettre dans laquelle Jossot évoquait son intention de publier un nouveau texte, L'Evangile de l'inaction.

Ryner lui a alors proposé de parler de ce texte à José Almira, le directeur des éditions Radot (3). Nous en avons l'assurance par une lettre de Jossot à Ryner, dénichée par Henri (voir ici) et datée du 4 avril 1927. Jossot écrit :

Pardon de vous assommer avec ma prose, mais l'offre que vous me faites de parler de mon évangile de l'inaction à monsieur Almira est trop aimable pour que je ne vous en remercie pas.

Il précise :

Cette brochure, toute différente du Sentier d’Allah, peut sembler un ramassis de paradoxes ; en mon esprit elle est une protestation contre l’agitation moderne.

Notons que la même lettre se termine par ces mots :

Encore une fois tous mes remerciements et mes regrets de ne pas être entré en relation avec vous plus tôt, alors que j'habitais encore Paris.

Tout cela nous conforte dans l'idée que l'envoi du Sentier d'Allah marque le début des relations entre Jossot et Ryner.

Au dos de la lettre, figure quelques notes fort peu lisibles de la main de Ryner, desquelles il ressort qu'il a effectivement dû proposer à Almira le texte de Jossot, ainsi que d'autres manuscrits d'amis (Louis Prat et Ludovic Réhault). Ces démarches ont sans doute été suivies d'effets pour Prat et Réhault que l'on retrouve au catalogue de Radot, mais ce ne fut pas le cas pour le texte de Jossot (4).

« L'Evangile de l'inaction », bientôt rebaptisé « L'Evangile de la paresse », figurera finalement dans Le Fœtus récalcitrant, édité lui aussi à compte d'auteur, en 1939 seulement.

La lettre du 4 avril 1927 apporte des précisions concernant ce texte:

En notre époque où l’on ne songe qu’à gagner de l’argent elle sera considérée comme l’élucubration d’un vieux fou. Tant mieux : lorsque les agités nous décernent un brevet de folie c’est que nous sommes près de la sagesse. Nous vivons en une époque où les penseurs sont obligés de se replier sur eux-mêmes et où ceux qui aiment l’Humanité ne savent pas si leur amour est plus fort que leur dégoût.

Dans l'entretien du Grognard, Henri nous donne un extrait de l'opuscule :

Quelle folie que l’agitation ! Quelle erreur de la considérer comme la Panacée qui guérira le monde ! Toujours et partout nous nous heurtons à cette horripilante manie ; elle nous interdit de vivre la vie naturelle, le doux état primitif où l’on avait qu’à cueillir les fruits pour se nourrir.

Il est vrai que ce geste constitue un effort ; mais ce n’est pas un effort pénible, non plus que construire une cabane pour s’abriter ou tisser des étoffes pour se vêtir.

Ces « travaux » si tu tiens à les dénommer ainsi, feraient partie intégrante de notre existence : ils seraient une distraction, un repos pour l’esprit. Avec joie, avec amour nous les accomplirions ; mais nous laisser abrutir par des besognes fastidieuses, inutiles, avilissantes, malsaines ou dangereuses, cela c’est le mal : nous devons nous y soustraire.

Ce n’est pas facile, je le reconnais, en la charmante civilisation dont nous jouissons ; mais plus on se détache des besoins qu’elle nous a créés, plus on peut se passer d’argent.

Les mets succulents, les vêtements à la dernière mode, les autos confortables, les appartements luxueux ne constituent pas une richesse : en les possédant tu restes un pauvre bougre, tandis que si tu limites tes besoins au strict nécessaire, tu deviens plus riche que Crésus.

On voit bien la convergence avec la sagesse épicuro-stoïcienne exposée par Ryner, dans le Petit manuel individualiste notamment :

Quand nous serons capables de mépriser pratiquement tout ce qui n'est pas nécessaire à la vie ; quand nous dédaignerons le luxe et le confortable ; quand nous savourerons la volupté physique qui sort des nourritures et des boissons simples ; quand notre corps saura aussi bien que notre âme la bonté du pain et de l'eau : nous pourrons avancer davantage [vers le bonheur].

On retrouve d'ailleurs dans un article de Jossot récemment mis en ligne par Henri des formulations extrêmement proches de celles qu'utilise Ryner dans le Petit manuel :

Elle nous dicte certains devoirs, entr’autres celui d’aimer tous les êtres vivants : elle nous apprend aussi à supporter les horreurs de la civilisation avec stoïcisme et indifférence, car ces horreurs appartiennent au-dehors et ne doivent pas affecter notre raison.

L’individualisme nous montre que l’humanité ne progresse pas moralement et que les progrès matériels qu’elle a réalisés n’ont servi jusqu’ici qu’à nous rendre l’existence plus difficile en nous créant des besoins nouveaux.

[...]

Le sage n’attache aucune importance aux formes gouvernementales et ne fait point appel au pouvoir pour obtenir des adoucissements à sa vie non plus qu’à celle de ses semblables : il sait que l’injustice sociale est indestructible ; mais il s’efforce, autant que cela lui est possible, de réparer les injustices particulières.

S’il constate son impuissance devant la tyrannie, il s’interdit, du moins, d’être un tyran et refuse d’exercer certaines fonctions rétribuées par le gouvernement et qui l’obligeraient à emprisonner, à condamner ou à tuer.

L'article date de 1930, et on a vraiment l'impression d'une paraphrase ou d'un résumé, peut-être un peu brutal, du Petit manuel. Je pense qu'il y a au moins chez Jossot réminiscence.

En tout cas, l'on comprend bien pourquoi Jossot écrit encore à Ryner dans la lettre du 4 avril 1927 :

Etre compris par vous seul me dédommagerait amplement d’être vilipendé par la foule.

*

Tout ce que je viens d'exposer, nous le savions au moment où l'entretien a été réalisé. En revanche nous ignorions si la correspondance entre Ryner et Jossot s'était arrêtée là, ou avait pu se poursuivre.

Daniel Lérault et moi avons pu retrouver récemment deux nouvelles lettres de Jossot, datant de 1930.

La première est datée du 15 décembre 1930. Elle commence par « Cher ami », alors que l'épistole du 4 avril 1927 débutait par « Cher monsieur ». On peut donc supposer que les relations Jossot/Ryner n'ont pas été nulles pendant les quelques années qui séparent les deux envois, et qu'au contraire elles se sont approfondies.

Jossot propose à Ryner de collaborer à une revue nommée L'Appel au cœur qu'il compte créer. J'ai demandé à Henri s'il avait des informations sur cette revue, mais il en ignorait jusqu'à présent l'existence. Sur ce projet, réalisé ou non, voici donc ce que Jossot en dit lui-même 

Je veux essayer d'élever les individus au-dessus de la haine en leur montrant le Beau, le Bon, le Vrai. Utopie, n'est-ce pas ? mais ça vaut mieux qu'aller au dancing. En tout cas cet essai de compréhension et de fraternisation est à tenter en ce pays où sévissent, plus que partout ailleurs, la haine et la discorde. (haine de races, conflits d'intérêts, etc. etc.)

De ma revue seront rigoureusement bannis les sujets qui divisent les hommes (politique, religion, etc.) mais les articles de philosophie, sociologie, littérature, etc. seront accueillis avec gratitude surtout s'ils sont imprégnés de bonté et de fraternité.

Coll. Archives des Amis de Han Ryner

Par la seconde lettre, datée du 25 décembre 1930, on apprend que Ryner a décliné l'offre mais autorise la reprise de ses textes :

Je regrette que vos travaux ne vous permettent pas de collaborer à « l'appel au cœur ». Je compte profiter de votre autorisation pour donner quelques coups de ciseaux dans votre œuvre.

Je ne me fais aucune illusion en entreprenant mon apostolat : je sais que les brutes ne sont pas transformables ; mais quelques consciences sont égarées parmi elles et c'est à ces consciences que je m'adresserai.

Jossot remercie également Ryner pour l'envoi de son dernier ouvrage, Crépuscules, et témoigne de son admiration pour Elisée Reclus, qui est l'un des personnages dont Ryner romance la mort dans ce livre. Il indique enfin qu'il a lu des ouvrages de Louis Prat.

Au sujet de Crépuscules, il écrit 

j'y ai retrouvé votre philosophie souriante que devraient posséder tous ceux qui, comme nous, approchent du trou-terminus.

On retrouve l'emploi de ce terme de « trou-terminus » par Jossot dans l'extrait de ses mémoires, Goutte à Goutte, que l'on peut lire sur le site d'Henri. Jossot, né en 1866, arriva au trou-terminus en 1951. Ryner le précéda de 13 ans, mais nous ne savons pas quelles ont pu être leurs relations entre 1930 et 1938.

*

En dehors de la reproduction de la lettre du 15 décembre 1930 et de la dédicace du Sentier d'Allah, les autres images sont reprises du site d'Henri Viltard, dont je vous recommande à nouveau la visite.

Henri a préparé une édition annotée de la correspondance de Jossot, édition qui n'attend... qu'un éditeur. En attendant, on peut en lire quelques extraits ici.

En revanche, un ouvrage sur Jossot (signé Henri Viltard, of course) devrait être publié en 2010, et la même année nous pourrons visiter une exposition à lui consacrée !

 

 

Notes

(1) Ce numéro du Grognard contient par ailleurs et entre autres un conte féroce et jouissif de Fabrice Petit ("Dessus, Dessous") et un article de Guyseika qui m'a bien plu : "Vive la mort !" — rien à voir avec le délicat slogan franquiste, heureusement, il s'agit là d'une réflexion autour des promesses biotechnologiques de prolonger radicalement la durée de la vie des individus.

(2) Jossot et l’Epure décorative (1866-1951). Caricature entre anarchisme et islam, thèse d'Histoire de l'art, soutenue à l'EHESS le 10 décembre 2005) — cf. ici.

(3) La Vie éternelle et L'Amour plural ont été édités chez Radot. Et Ryner a préfacé un livre de José Almira : Rires de marbre.

(4) En consultant le catalogue de la BNF, on s'aperçoit que l'activité des éditions Radot est presque toute entière concentrée sur les années 1926-1928. Peut-être la publication du texte de Jossot a-t-elle été envisagée, mais n'a pu aboutir du fait des difficultés de l'éditeur.

 

 

LINK al post originale:

http://hanryner.over-blog.fr/article-jossot-et-han-ryner-37927653.html

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25 maggio 2012 5 25 /05 /maggio /2012 05:00

Henri Gustave Jossot (1856-1951)

 

jossot

Colloquio tra Henri Viltard e C. Arnoult [1]



jossot-01.jpgDa qualche parte sotto i tetti di Parigi, Henri Viltard mi accoglie nel suo piccolo appartamento mansardato. Abbiamo già avuto il tempo di simpatizzare davanti al piatto del giorno di uno snack, da cui il darsi del tu durante la discussione che segue, discussione gradevolmente profumata dagli effluvi di un tè speziato.

C. Arnoult: Per cominciare, puoi raccontarmi come hai iniziato ad interessarti di Jossot?

Henri Viltard: Al momento di scegliere l'argomento della mia tesi, non volevo lavorare su di un soggetto museizzato. Tradizionalmente, la storia dell'arte vi destina piuttosto alle arti nobili e sono stato attratto dall'idea di confrontare i metodi peculiari a questa disciplina con un oggetto che ancora gli sfuggiva...

C.A.: Del genere?

H.V.: Ebbene, ho dapprima pensato a studiare dei volantini illustrati. Il che mi avrebbe portato ad una riflessione sull'articolazione tra arte e politica, l'uso dell'immagine mobile, ecc.

C.A.: Ma non hai potuto farlo...

H.V.: No. I fondi d'archivio che raccolgono questo genere di supporti erano all'epoca mal identificati e questo avrebbe procurato molti problemi. E poi avevo già cominciato a leggere qualche tesi sulla storia delle riviste quando il mio futuro direttore di tesi mi ha parlato di "L'Assiette au Beurre". All'epoca, ero a Strasburgo, dove non c'erano collezioni. Ho dovuto quindi recarmi a Colmar per consultare la rivista. E là, non so se la cosa sia veramente regolare ma ho potuto prendere in prestito tre annate di "L'Assiette au Beurre", per la durata di quindici giorni, come se si fosse trattato di riviste moderne!!! Naturalmente, non appena uscito dalla biblioteca, ho voluto dare un'occhiata all'interno dei volumi. È quel che ho fatto in quella specie di chiostro che si trova tra la biblioteca e la strada. È lì che ha avuto luogo il mio primo contatto con i disegni di Jossot...

C.A.: In un chiostro? Per un caricaturista anarchico...

H.V.: … ma più o meno mistico! Sì, questo non si inventa! Dunque, apro un volume, giro le pagine rapidamente, e là, un disegno di Jossot mi colpisce nell'occhio, direttamente...

C.A.: Perché? Non capisco...

H.V.: Aspetta e vedrai.

Henri si alza, passa nella stanza accanto e torna con un'annata di "L'Assiette au Beurre". L'apre e sfoglia i numeri davanti a me. I disegni scorrono: dei colpi di matita, un po' di colore ma soprattutto per rialzare dei grigi..., e, di colpo, un tratto spesso, nero profondo, che forma degli arabeschi e che abbracciano delle grandi distese spesso rosso vivo che saltano agli occhi. È Jossot. Ora capisco!

C.A.: Non capisco molto di storia dell'arte, ma questi disegni mi fanno pensare ai grotteschi del Rinascimento...

H.V.: Sì, ma il tratto di Jossot, la sua estetica dell'arabesco, sembra anche terribilmente “moderno”! È ciò che, in seguito ho cercato di capire: com'era venuta l'idea a questo disegnatore di impiegare questo genere di tratto che si diceva “moderno”. E soprattutto perché? Qual era il legame tra il suo umorismo, il suo disegno e le sue posizioni politiche, ecc?

C.A.: Allora giustamente, parliamo delle sue posizioni politiche, o per lo meno filosofiche. Da quel che ho letto sul tuo sito, Jossot è anarchico all'inizio, poi si converte all'Islam, un po' prima dei cinquant'anni, e finisce la sua vita come ateo... Un po' versatile, il brav'uomo! Si ha un'idea delle sue motivazioni?

H.V.: Il poeta Jehan Rictus lo considerava una banderuola!... eppure, se si riflette bene, Jossot è stato molto meno banderuola del suo amico che è passato da simpatie anarchiche all'ammirazione per l'Action française.

C.A.: E Rictus non è sfortunatamente stato l'unico caso... Penso tra gli altri a Émile Janvion, Adolphe Retté, Fagus, Urbain Gothier... senza dimenticare Gustave Hervé, passato dall'antimilitarismo più virulento al bellicismo più sfrontato!

H. V.: Ed anche tra i disegnatori di "L'Assiette au Beurre", ex rivoltosi, anarchici o comunisti, si possono citare Hermann-Paul, Naudin, Grandjouan, Steinlen... che a modo loro si sono adattati alla guerra. Ad ogni modo, è qualcosa che non si può rimproverare a Jossot: è pacifista prima della guerra, e lo resta durante e dopo! Nelle sue lettere, non esita inoltre a prendersi gioco dei suoi amici, di Rictus giustamente e anche dello scultore Henri Bouchard e del pittore Jean-Julien Lemordant.

C.A.: È tutto a suo onore! E ciò lo avvicina sicuramente ad Han Ryner. Ma torniamo all'itinerario un po' tortuoso (quanto i suoi disegni!) di Jossot.

H.V.: In realtà, c'è una logica profonda nel suo percorso. Innanzitutto, Jossot non è mai stato veramente anarchico; ha molto raramente indossato quest'etichetta (le rifiutava tutte) e non si è mai posto sul terreno dell'azione. Diffidava di ogni forma di organizzazione collettiva e degli opinionisti, fossero pure anarchici.

C.A.: Diffidenza che condivideva Ryner...

7264140070_8f657b8e7f.jpgH.V.: Jossot ha inoltre scritto un romanzo Viande de Borgeois, che si beffa completamente dei compagni... Ha disegnato diverse caricature contro di loro. Una di queste oppone un "gregge" di bombaroli... alla sua propria sagoma: "Non è anarchico ed ha la sfrontatezza di credersi libertario!", dice la didascalia. Penso che ciò descriva molto bene ciò che poteva infastidire Jossot nei gruppuscoli anarchici...

C.A.: Capisco... Dunque, se ho capito bene, può essere innanzitutto concepito come un non conformista, o per utilizzare una parola più forte e dell'epoca un "al di fuori"... Ma guarda, a questo proposito, ho notato sul sito internet dedicato a L'Assiette au Beurre [2], i cinque numeri presentati in tema sul conformismo e delle convenzioni sociali, numeri di caricature naturalmente, tutti firmati da Jossot... Bene, ma allora non capisco come Jossot rifiutando tutti i conformismi (compreso quello degli anarchici) si ritrova convertito all'Islam.

H.V.: La ragione della sua conversione all'Islam è naturalmente stata una grande fonte di interrogativi nel mio lavoro. Jossot è stato ferocemente anticlericale, ma ciò non implicava che sia stato un ateo militante. Se l'è presa con il clero e le pratiche della Chiesa, non con la fede... E poi la perdita della figlia, fulminata da una meningite, lo ha duramente colpito. Ha cominciato a frequentare degli occultisti per entrare in contatto con lo spirito di sua figlia, poi si è affigliato ad una loggia della massoneria... tutte esperienze inutili, che andranno ad alimentare le sue caricature!

C.A.: Divertente (se così si può dire!), ma Ryner ha vissuto un trauma simile. Nel 1892, perde sua figlia di sette anni. Ne soffre enormemente, sino ad avere delle allucinazioni uditive... Al contrario di Jossot, ciò non ha portato Ryner (o Henri Ner, all'epoca) all'occultismo o all'esoterismo, anche se frequenterà molto più tardi, verso il 1910, L'Hexagramme, un gruppo artistico-esoterico. Per contro, ho tendenza a pensare che quest'avvenimento non rientri affatto in quel che egli stesso chiamerà la sua “conversione” all'individualismo, che interviene verso il 1895.
la doma, 012H.V.: Nel caso di Jossot, credo comunque che non si possa spiegare tutto il suo destino attraverso questo lutto. Non bisogna dimenticare che è stato formato da tutta una generazione di pittori simbolisti più o meno panteisti o spirito-mistici. Un pittore come Ivan Anguéli, vicino ad Émile Bernard, si è convertito all'Islam dal 1898. Di origine svedese, si è anche affiliato alle logge, e militato per le idee anarchiche prima di far della propaganda anticolonialista al Cairo. È anche lui che ha iniziato René Guenon al sufismo... Tutto questo per dire che le passerelle che portano dalla Bretagna detta “primitiva” alla ricerca di una tradizione esoterica orientale, non sono rare. Detto ciò, Jossot ha effettuato il suo primo viaggio in Tunisia, poco dopo il decesso di sua figlia nel 1896, a motivo di cambiamento d'aria. Se questa perdita è veramente all'origine della sua ricerca spirituale, ci si può chiedere perché attenda il 1904 per sprofondare realmente in una grave depressione. Bisogna capire che a quest'epoca la situazione dei disegnatori non è forzatamente evidente e Jossot non sopporta che gli si rifiuti dei progetti o che gliene si imponga.

C.A.: Il rifiuto di prostituirsi...

H.V.: Credo soprattutto che l'esercizio quasi esclusivo della caricatura conduce a poco a poco a una visione insopportabile dell'umanità e dell'esistenza terrena. Jossot lo dice abbastanza chiaramente nel suo romanzo: “dove fuggire” queste visioni da incubo? Come sbarazzarsi di una società così brutta? È in questo stato di spirito che egli intraprende il suo secondo viaggio in Tunisia.

C.A.: Per risiederci?

H.V.: Non subito, ma durante gli anni seguenti, egli torna regolarmente nel deserto per sfuggire all'inferno parigino e dedicarsi alla pittura. I deserti sono sempre stati dei luoghi di meditazione e di eremitaggio, altri oltre a me hanno tentato di descriverne le ragioni. Resta sempre l'idea che il fatto di convertirsi all'Islam lo attraversa alla vista degli spettacoli fiabeschi del deserto che egli contempla dal suo balcone, a Nefta, durante l'inverno 1909. Jossot prepara in seguito la sua partenza, vende i suoi beni e si installa a Tunisi nel 1911. Lo si vede curiosamente frequentare la cattedrale dove va ad ascoltare un predicatore che sapeva attirare degli intellettuali non credenti per la qualità filosofica dei suoi sermoni. Ho un po' tendenza a pensare che questo riavvicinamento con i cattolici fa parte di una strategia destinata a dare maggiormente peso simbolico e mediatico al suo colpo finale. Mostrando della buona volontà, egli svalorizza ulteriormente anche la religione dell'Occidentale. Nel contesto coloniale, è veramente tutto il suo “clan” che egli rinnega... Insomma, questa conversione può essere vista come un atto caricaturale o una caricatura in atto.

C.A.: Una specie di esibizione allo stesso tempo artistica e politica, che si ricongiunge al suo mestiere di caricaturista... un'incarnazione della sua arte in qualche modo!

H.V.: E si tratta sempre di singolarizzarsi... Come diceva egli stesso: "Intellettuale, sì! Ma è per singolarizzarmi!".

jossot-intellettuale.jpg

 

 


C.A.: Allora, si può pensare che Jossot non si è convertito che per anticolonialismo, con tutta la volontà di provocazione che si può trovare presso un caricaturista! Voglio dire che si può lo stesso seriamente dubitare della sincerità della sua fede...

H.V.: Sì, e i suoi contemporanei hanno tanto più dubitato seriamente che Jossot si è mostrato molto attaccato ai dettagli delle apparenze. Poiché era abbastanza un bel uomo aveva visibilmente piacere a pavoneggiarsi in mantellina e a sorprendere i suoi amici. Bisogna quindi relativizzare questo lato superficiale e mediatico del personaggio, perché era innanzitutto  un solitario, che frequentava un circolo di amici molto scelti ed evitando tutte le mondanità artistiche. Ho incontrato uno degli ultimi Tunisini che lo hanno conosciuto e questo vecchio signore me lo ha descritto come un uomo discreto e anche “segreto”.

Detto ciò, sapere se Jossot era sincero oppure non, non mi sembra la cosa più interessante. Dopotutto, era probabilmente il solo a saperlo, e, in fin dei  conti il solo a cui la cosa riguardava. Il fatto di usare la religione per delle finalità politiche e satiriche, o il fatto di travestirsi da musulmano, non implica necessariamente che abbia simulato la sua fede.

Si convertì – o piuttosto abiurò la sua antica fede, - perché trovava nell'Islam una religione molto semplice, senza clero, e cioè senza gerarchia, senza rappresentazione.


Raffreddati--06
jossot-la-rogna.jpgSe si osserva attentamente, la caricatura di Jossot stesso a degli interrogativi metafisici. Degli albi come Les Refroidis [I Raffreddati] o La Graine [La Rogna] sono collegati, né più né meno, alla condizione umana! Contro coloro che gli rimproverano di non essere comico, Jossot rivendicava ferocemente il diritto di essere "pensatore" o "filosofo". A forza disen manipolare nelle sue caricature dei concetti semplificati, di mobilitare dei ragionamenti binari, di ridurre la diversità, la complessità, le sfumature del mondo reale, Jossot ha alimentato il suo disgusto per le cose terrene e ha rinforzato la sua attrazione per il mondo dello spirito e delle idee. Non è un caso se egli si orienta in seguito verso il sufismo: il fakir ottiene un'illuminazione ritenuta in grado di farlo vivere in unione o in fusione con la divinità, senza intermediari...



jossot-i-Raffreddati.JPG
 

C.A.: Niente sacerdote per dirti cosa pensare o credere... Ecco cosa conviene a chi ha sempre diffidato dei pensatori professionisti...

H.V.: Sì, ma ciò non è senza contraddizione: Jossot accetta comunque di essere guidato dallo sceicco Al-Alawi... Nelle sue Memorie tuttavia, definisce stranamente il sufismo come “il libero pensiero dell'Islam”... ecco cosa riconcilia “lo schiavo del Generoso” (Abdul-'l-Karim) – il nome musulmano di Jossot) al libero-pensatore!... ma è al prezzo di una comprensione molto superficiale del sufismo!!! Infatti, Jossot assimila abusivamente questa corrente mistica dell'Islam a un panteismo, di modo che finisce con il credere a un Dio impersonale che vuole ancora chiamare”Allah”.

C.A.: Uhm! È un po' una manipolazione spirituale, tutto ciò... Ma ad ogni modo, questo dimostra che è aldilà di un atto di sola rivolta politica o, diciamo piuttosto, culturale.

H.V.: Sì, ma il suo impegno durerà poco. Verso il 1927, smette di esternare i segni nel vestirsi che egli associa all'Islam. Jossot non ha imparato l'arabo e si trova di colpo un po' ridicolo. Lo spettacolo dei Tunisini che tentano di mimare l'eleganza europea, non senza goffaggine, funziona come uno specchio...

C.A.: Fine dell'episodio musulmano, dunque E il resto della sua vita: ateo?

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H.V.: Se ho parlato di ateismo a suo proposito è a causa delle ultime pagine di Goutte à goutte [Goccia dopo goccia], le sue memorie, di una dedica del suo Le Sentier d'Allah [Il sentiero di Allah] che comincia con “errare humanum est”, e della sua sepoltura non religiosa. Ma altri possono interpretarlo altrimenti... Ad ogni modo, non sono sicuro che sia veramente importante per capire il suo pensiero e la sua opera che restano definitivamente segnati dal dubbio

C.A.: Sino alle ultime righe, pungenti e magnifiche, di Goccia dopo goccia, nelle quali si interroga sulla morte...

H.V.: Sì.

C.A.: Possiamo citare ampiamente?

H.V.: Se vuoi.

C.A.: Allora ecco: "[...] sono troppo occupato per conoscere la noia; la mattina, mi alzo, mi vesto, riscaldo la mia cioccolata; la ingurgito; continuo a prepararmi, accendo la mia prima pipa; constato allora che la mia provvista di tabacco è terminata ed esco per rifornirmene. Quando rientro, sgrano i piselli che riservo per il mio pranzo. Quando li ho tutti estratti, li metto in una pentola e la ripongo ssul fornello... e ciò va avanti per il resto della giornata; trovo raramente qualche istante per meditare. Essi si presentano a volte, tuttavia, quando cerco di risolvere il Grande Problema: “Chi siamo? Da dove veniamo? Dove andiamo?.
È una distrazione come un'altra, vale quanto le parole crociate.
All'ultima delle tre domande, sarei tentato di rispondere: "Alla fossa finale", se lo Sceicco della confraternita di Mostagamem di cui ho già parlato non mi avesse insegnato che dopo la mia morte, un debole lucore: la lucidità della mia coscienza si dirigerà verso la grande Luce del Mondo Infinito.
Sono troppo educato per permettermi di contraddirlo, benché si possa sostenere, con altrettanta plausibilità, la seguente tesi: “In fondo alla fossa finale, dormiremo profondamente, senza avere incubi e non ci risveglieremo mai".
Per parte mia, se avessi la libertà di scegliere, sarebbe quest'ultima ipotesi che avrebbe la mia preferenza: cessare di essere, non vedere più nulla, non udire più, non provare nulla! Gli uomini mi daranno infine la Pace con il Riposo Eterno per soprammercato! È la grazia che mi auguro!".

Te lo devo confessare: me lo auguro anch'io!!!

Ma aspettando, io, non ti "darò pace", perché non hai ancora parlato di ciò che ci ha portato ad incontrarci, e cioè le relazioni tra Jossot e Ryner. Lo abbiamo visto, vi sono delle convergenze innegabili nella sensibilità dei due uomini: sono entrambi degli individualisti, degli “en-dehors*”; nessuno dei due è caduto durante la guerra nella trappola della "unione sacra"; entrambi sono antidogmatici compreso in rapporto ad eventuali dogmi rivoluzionari; entrambi sono anticlericali anche se restano attratti dalla ricerca metafisica, il mistero in senso spirituale... Sono stati senz'altro colleghi di penna in certi periodici – Le Bonnet rouge, Le Journal du Peuple... Ma ciò non significa che erano stati in contatto diretto. Per quel che mi riguarda, prima di ricevere il suo messaggio che annunciava la creazione del tuo sito, ignoravo che ci fossero state delle relazioni tra di loro!

H.V.: Bene, non vi sono altre cose notevoli inoltre. Ma ho ritrovato una lettera destinata a Han Ryner così come un esemplare con dedica di Il sentiero di Allah: “A Han Ryner il cui pensiero, malgrado le apparenze, è fratello del mio”. Bisogna dire che a quest'epoca, sconfessa già il contenuto della sua opera...

C.A.: La banderuola.

H.V.:  È soprattutto che ha avuto talmente tante difficoltà a far pubblicare Il sentiero di Allah che nel tempo occorso a ciò, è già passato a un altro credo!..

C.A.: ...che sarebbe?

H.V.: Niente meno che un Vangelo dell'inazione! "Nella nostra epoca in cui non si sogna che a guadagnare del denaro esso sarà considerato come l'elucubrazione di un vecchio pazzo", vaticina nella lettera a Han Ryner, giustamente.

C.A.: Allettante. E cosa elucubra il vecchio pazzo?

H.V.: Insorge contro una civiltà più preoccupata di produrre dei beni di consumo che del suo sviluppo intellettuale e umano. Denuncia la bestialità delle convenzioni sociali, la menzogna e l'ipocrisia di coloro che fingono di non vedere che si creano dei nuovi bisogni senza procurarsene i mezzi per soddisfarli. addita con cinismo le contraddizioni di un sistema capitalista fondato sul dominio dei popoli “primitivi” e che conduce alla carneficina che è stata la Prima Guerra mondiale. Tira il bilancio ecologico della “agitazione” dei bianchi e stigmatizza i suoi effetti sul pensiero e i comportamenti. In breve, si direbbe oggi che egli preconizza la decrescenza e la meditazione... o che è completamente retrogrado come molti vecchi!!!... Da parte mia, trovo nella sua prosa un soffio di rivolta piuttosto vigoroso... e ammiro il modo in cui riattualizza una filosofia stoica multisecolare, primitiva, è vero, con un certo numero di luoghi comuni caricaturali! Ecco, non resisto al bisogno di leggerti un passaggio: "Che follia l'agitazione! Che errore considerarla come come la Panacea che guarirà il mondo! Sempre e ovunque urtiamo contro questa orribile mania; essa ci proibisce di vivere la vita naturale, il dolce stato primitivo dove non si doveva che cogliere i frutti per nutrirsi.
È vero che questo gesto costituisce uno sforzo; ma non è uno sforzo faticoso, non più che costruire una capanna per ripararsi o tessere dei tessuti per vestirsi.
Questi “lavori” se ci tieni a chiamarli così, farebbero parte integrante della nostra esistenza: sarebbero una distrazione, un riposo per lo spirito. Con gioia, con amore li compiremmo; ma lasciarci abbrutire da bisogni fastidiosi, inutili, avvilenti, malsani o pericolosi, questo è il male: dobbiamo sottrarci a ciò.
Non è facile, lo riconosco, nella graziosa civiltà in cui viviamo; ma più ci si distacca dai bisogni che essa ci ha creato, più possiamo fare a meno del denaro.
I cibi deliziosi, i vestiti all'ultima moda, le automobili confortevoli, gli appartamenti lussuosi non costituiscono una ricchezza: possedendoli resti un povero diavolo, mentre se limiti i tuoi bisogni allo stretto necessario, diventi più ricco di Creso".

C.A.: Ah, sì! Ora capisco la dedica a Ryner, e il fatto che Jossot gli parli di quest'ultimo testo. Ritroviamo in Ryner quest'elogio della frugalità, del distacco dai beni materiali, ispirato dalla saggezze antica. In Petit manuel individualiste [Manualetto individualista], Ryner scrive ad esempio: “Quando saremo capaci di disprezzare praticamente tutto ciò che non è necessario alla vita; quando sdegneremo il lusso e il confortevole; quando assaporeremo la voluttà fisica che scaturisce dai nutrimenti e dalle bevande semplici; quando il nostro corpo conoscerà bene quanto la nostra anima la bontà del pane e dell'acqua: potremo progredire ulteriormente verso la felicità”.

Il problema, è che dopo l'estratto che mi hai fornito – e non so se è un desiderio molto naturale né necessario, in senso epicureo certamente! - si ha veramente voglia di leggerne di più! Verrà riedito presto questo Vangelo dell'inazione?

jossot-foetus.jpgH.V.: Innanzitutto, il titolo non è Vangelo dell'inazione, bensì... Il Feto recalcitrante!

C.A.: Terribile!

H.V.: Sì! E rassicurati, non appena avrò la possibilità di sottrarmi al mio lavoro, lavorerò alla riedizione di questo libretto pubblicato a spese dell'autore, alla vigilai della Seconda Guerra mondiale. Inutile dire che il secondo conflitto mondiale, con il lato tecnico e sistematico delle sue carneficine, ha fortemente  segnato l'artista. Ho d'altronde pubblicato sul mio sito un articolo stupefacente, intitolato En-dehors du troupeau [Fuori dal gregge], che costituisce una specie di non ritorno rivolto all'umanità intera, nel momento della dichiarazione di questa nuova guerra.

C.A.: Ebbene Henri, aspettando di poter aggiungere alla mia biblioteca refrattaria Il Feto recalcitrante, e poiché, si è fatto tardi, ti propongo di lasciarci con quest'articolo di cui mi hai parlato, e che merita di essere letto.

 

 

 

 


NOTE

 

[1] Jossot era un caricaturista nato nel 1866 e morto nel 1951. Come leggerete, era un davvero un brav'uomo! Henri Viltard gli ha dedicato una tesi di laurea, ed anche un grazioso sito internet: Goutte à goutte. Han Ryner (1861- 1938) era uno scrittore e filosofo individualista, pacifista e libertario.

[2] http://www.assietteaubeurre.org/

* En-dehors, allusione al titolo di un celebre foglio anarchico di fine Ottocento edito per alcuni anni dal celebre anarchico individualista Zo d'Axa, e che può essere tradotto come Fuori sottintendendo con esso soprattutto l'immagine della massa amorfa e abbrutita, del branco, della mentalità comune.

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10 ottobre 2011 1 10 /10 /ottobre /2011 05:00

Cartoline antimilitariste anarchiche 

 

 

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Dobbiamo ringraziare il collezionismo da una parte ed anche internet dall'altra se si è riusciti ad ottenere una serie abbastanza rappresentativa di cartoline tematiche antimilitariste.

Un certo numero di esse, una decina circa, sono state edite dalla celeberrima rivista Les Temps Nouveaux, che seguì all'altrettanto famosa La Révolte e fu animata da Jean Grave, ed uscì per più di 900 numeri munita per giunta anche di un supplemento letterario e che ebbe come collaboratori spesso anche Kropotkin e Reclus.

Ai tempi della prima guerra mondiale il gruppo editoriale in maggioranza si allineò alle posizioni dell'unione sacra di tutti i partiti attraverso il famigerato manifesto dei sedici.

Altre cartoline invece recano la dicitura “Ligue Internationale pour la défense du soldat” [Lega Internazionale per la difesa del soldati], un'organizzazione anarchica antimilitarista di cui presentiamo una vasta scelta nella sezione intitolata a questa organizzazione.

Tutte testimoniano della ferocia della mentalità e prassi militarista apportatrice di morte; e per i "fortunati" popoli colonizzati così come per gli sfruttati ed oppressi delle metropoli capitalistiche, testimoniano soprattutto anche dell'opposizione, e cosa più importante, della denuncia attiva al militarismo attraverso l'informazione ed il sostegno di molti importantissimi artisti che ritroviamo poi in qualità di collaboratori in giornali anarchici e libertari.


 

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Cartoline delle "Edition de la Ligue Internationale pour la défense du Soldat"

 

 

 

 

 

arton444.jpgIl loro Codice

Diserzione in tempo di pace. Pene: Art. 311- Per i soldati semplici da 2 a 5 anni di prigione.

Art. 312 - Per gli ufficiali da 6 mesi ad un anno. Progetto André: Stesse pene.

Abbasso la giustizia militare!

 


 

 

 

 

 

arton446.jpgLa loro giustizia

Caso di Saint Rémy dei cacciatori a cavallo a Pontivy.

Rifiuto di obbedienza in tempi di tumulto: ESPULSIONE.

  Casi Delsol, Goutaudier e Grasselin, soldati semplici: Rifiuto di imparare ad uccidere: 2 ANNI DI PRIGIONE.

Abbasso la giustizia militare!



 

 

 

 

 

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Il loro Codice

Rifiuto d'obbedienza in tempo di pace. Pena: Art. 218:

Per un soldato semplice: da 1 a 2 anni di prigione

Per un ufficiale: La destituzione.

Progetto André: Stesse pene.

 Abbasso la giustizia militare!


 

 

 

 

 

 

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La loro Disciplina

Estratto del caso giudiziario emesso dal tribunale di Mâcon il 22 settembre 1896 al cittadino D., ex zuavo: "È stato trovato addormentato durante il servizio" - 6 mesi di prigione. Caso di Lestapis, Tenente del 3° dragoni a Nantes: "Abbandono del posto in tempo di tumulto, (2 maggio 1903)- Nessuna azione penale.

Abbasso la giustizia militare!

 

 

 

 

 


 

 

 

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Andiamo! E si sopporta questo!

Il loro Codice

Art. 229 - Vie di fatto verso un inferiore: da 2 mesi a 5 anni di prigione.

Art. 224 - Ferite fatte ad un cavallo: da 2 a 5 anni. Progetto André: Stesse pene.

Morale: La più bella conquista del cavallo è l'uomo

Abbasso la giustizia militare!

 

 

 


 

 

 

 

 

 

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La loro Giustizia

Javaudin, cavaliere di 2a classe, dopo essersi gettato dalla finestra della sua camera situata al 2° piano, ha colpito nella sua demenza il maresciallo degli alloggi Perrot che lo rialzava insanguinato: CONDANNATO A MORTE. Murco, sottufficiale, normale, ha insultato e ferito gravemente con la sua sciabola un cavaliere di 2a classe: ASSOLTO.

Abbasso la giustizia militare!

 

 

 


 

 

 

 

 

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-In famiglia.

 

Il loro Codice.

La repressione deve avere un carattere esemplare che, al di là della punizione dell'individuo, assicuri la protezione della collettività. È questo il vero motivo del suo rigore (assoluzione degli ufficiali) e delle sue forme rapide. Come si potrebbe potrebbe dare esempio con una legge che lasciasse senza repressione immediata e manifesta un delitto che il capo del corpo avesse giuducato necessario di differire alla giustizia militare? (Rapporto André p. 124).

Abbasso la giustizia militare! 

 

 

 

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La loro giustizia

Vitré, 70° di linea. Colonnello Bourdieu.

Il 25 ottobre 1901, al cader della notte, in presenza degli officiali, nel cortile del quartiere, il soldato Dubreuil fu passato per le armi dalla compagnia di picchetto. Lo sventurato ricevette sei colpi di baionetta. L'aiutante Dufour commandava l'esecuzione, i sergenti Derau e Berger lo assitevano. Quando Dubreuil ricevette il primo colpo cadde gridando "basta!". L'aiutante lanciò quest'ordine: "Dateci sotto!". Ed il branco si lanciò... Falsamente accusato di aver rubato un orologio, Dubreuilsfoderato e rifiutava di scendere nei locali disciplinari, richiedendo innanzitutto di spiegarsi.

Nessun provvedimento.

Abbasso la giustizia militare!

 

 

 

 

 

 


 

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-Imbecille! malgrado il tuo ermellino, lo vedi che sono io che ti reggo.

 

Affare Bernard, cavaliere al 31° dragone a Epernay, deceduto tre settimane dopo il suo arrivo al corpo. La madre dello sfortunato si rivolse al Procuratore della Repubblica per ottenere l'esumazione per l'autopsia. Il magistrato le rispose che ciò era impossibile, il "cadavere" essendo "militare".

Abbasso la giustizia militare!

 

 

 

 

 

 

 

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Il loro codice

"Il generale ha soltanto il diritto di dare l'ordine di informare"

-Affare di Kergariou, di Piolhenc e Guilhard (5 giugno 1899). Arrestati vicino al conte del barono Christiani, fu deciso nel consiglio dei ministri il 6 giugno 1899 che quei tre ufficiali sarebbero stati tradotti davanti ad un consiglio di guerra. Nesuno di loro è ancora stato perseguito mentre tutti gli altri manifestanti sono stati condannati. Supremazia del potere civile!

Abbasso la giustizia militare!

 

 

 

 

 

 

 

 

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La loro disciplina

-"La disciplina costituendo la forza principale de

 

 

 

 

 

 

 

 

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AUTOCRAZIA RUSSA                                  SBIRROCRAZIA FRANCESE

 

 

 

 

 

 

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LINK ai siti:

Carte postale "Les Temps Nouveaux"

Carte postale "Ligue Internationale pour la défense du soldat"

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10 settembre 2011 6 10 /09 /settembre /2011 05:00

autoritratto.jpgPittore e anarchico

 

 

di Philippe de Miramas

 

 

Esplorazione dell'impegno anarchico sconosciuto di questo pittore neo-impressionsita.


 

Il Palais des Beaux-Arts di Bruxelles ha reso nel 2006 un omaggio ad un pittore che fu il rappresentante del neo-impressionismo e dell'anarchismo in Belgio [1].


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Théodore (detto Théo) Van Rysselberghe (1862-1926) è nato a Gand in una famiglia agiata che comprendeva degli architetti, un ingegnere, un fisico. Studiò pittura alle Académies des Beaux-Arts di Gand e di Bruxelles. Nel 1884, un viaggio in Spagna ed in Marocco gli fece scoprire la pittura chiara e le tonalità vive allorché le sue prime opere erano piuttosto oscure ed accademiche.


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Al suo ritorno in Belgio, partecipa alla fondazione poi alle attività del Gruppo dei Venti, il cui segratario è Octave Maus. Questo gruppo aveva come obiettivi di favorire i legami tra gli artisti francesi e belgi, di lottare per "La difesa di un'arte intrasigente" e di essere il rappresentante dell'"insurrezione cosciente ed organizzata contro l'accademismo".

 

A-Dandy--Octave-Maus-.jpgOctave Maus in un dipinto di Van Rysselberghe del 1885.

 

 

A partire del 1881, Octave Maus pubblica la rivista l’Art moderne.


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Georges_Seurat_1888.jpgA Parigi, Théo Van Rysselberghe si lega in amicizia con Georges Seurat. All'inizio non è convinto dalle sue teoria sul divisionismo (puntinismo) ma la scoperta del quadro-manifesto Un Dimanche après-midi à l’Ile de la Grande-Jatte [Una domenica pomerigio sull'Isola della Grande-Jatte], 1884-1886, lo entusiasma.

Seurat_-_Un_dimanche_apres-midi_a_l-ile_de_la_Grande_Jat.jpgSino alla fine del secolo a fianco di Paul Signac, Maximilien Luce, Henri-Edmond Cross, Charles Angrand, praticherà questa tecnica. Sarà il solo ad applicarla ai ritratti (ritratti di Octave e della signora Maus, di Emile Verhaeren...).

Dare fuoco ai suoi quadri

Théo Van Rysselberghe è sempre stato uno spirito frondista ed indipendente. Trattava le opere ufficiali come "puttane dell'arte". Non è strano che egli adotti le idee anarchiche come Signac e Camille Pissarro con i quali si lega in amicizia. È anche amico del critico d'arte Félix Fénéon. Secondo quest'ultimo, l'ossessione di Van Rysselberghe sarebbe stato di vivere in roulotte, fare delle esposizioni itineranti e, una volta ottenuto il successo, dare fuoco ai suoi quadri, senza dubbio per lottare contro la speculazione.Per fortuna le sue tele sono sovravissute.

confino temps nouveauxCopertina della celebre rivista anarchia dipinta da Van Rysselberghe.


Nel 1891, alla sua morte, Signac, lo incarica di sistemare i suoi problemi di successione. Nel 1892, troviamo il suo nome in una lista di donatori ad una sottoscrizione organizzata da un giornale anarchico L’Endehors a profitto dei figli di un compagno di Ravachol (anarchco attentatore) imprigionato. Dopo il breve periodo di attentati anarchici del 1894, numerosi sono gli anarchici che si rifugiano in Belgio per sfuggire alla repressione. Théo Van Rysselberghe ne accogli e alcunii. Incontra lo scrittore libertario Bernard Lazare, il geografo anarchico Elisée Reclus, Camille Pissaro che dirà di lui: "Théo è veramente cordiale con noi e fa di tutto per noi per renderci il tempo piacevole". Insieme, andranno a dipingere a Bruges e a Knokke, benché Pissaro si allontani dal divisionismo che egli classifica come "fredda esecuzione".

 

Theo_Four_Bathers.jpgQuattro bagnanti.


Nel 1898, si trasferisce a Parigi e frequenta gli scrittori simbolisti. Uno dei suoi dipinti "La Lettura", mette in scena intorno a Emile Verhaeren, poeta socialista belga, il pittore Cross, gli scrittori Maurice Maeterlinck, André Gide e Francis Viélé-Griffin, le biologo Henri Ghéon, il medico Félix Le Dantec ed anche Félix Fénéon che fuma una sigaretta, in piedi contro il camino, l'aria molto distaccata. Più tardi, si stabilirà a Saint-Clair nel Var dove dipinge numerosi paesaggi.


Theo_van_Rysselberghe_The_Reading_1903.jpgLa Lettura (1903).


Alla fine del XIX secolo, numerosi furono gli intellettuali che ebbero simpatie con l'anarchismo. Nella maggior parte dei simbolisti, non fu che una moda effimera [3]. Per contro l'impegno dei pittori neo-impressionisti fu molto più sincero e duraturo.

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Philippe de Miramas

 

 


[Traduzione di Ario Libert]

 


NOTE

[1] Esposizione tenutasi sino al 21 maggio 2006 al Palais des Beaux-Arts, Bruxelles.

[2] Carole Reynaud-Paligot, Les Temps nouveaux (1895-1914), édition Acratie, 130 p.

[3] Ravachol, un saint nous est né, [Ravachol, un santo ci è nato], presentato da Philippe Oriol, éditions L’Equipement de la pensée, 127 p.

 

 

 

LINK al saggio originale:

Théo Van Rysselberghe, peintre et anarchiste

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2 settembre 2011 5 02 /09 /settembre /2011 07:39

Jossot e Han Ryner

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Clément Arnoult

 

 

RJossot-grognard-.jpgSi può leggere sull'ultimo numero di Grognard [1] un colloquio tra il vostro servitore e Henri Viltard sul tema del disegnatore Jossot, così come un magnifico testo di Jossot: En dehors du troupeau [Fuori dal gregge]. Henri ha lavorato su Jossot per la sua tesi [2] e gli dedica un sito internet molto ben fatto: Goutte à Goutte.

Questo colloquio è stato realizzato da non poco tempo, e lo avevo destinato per il presente blog. Vi si parla tutto sommato poco di Jossot disegnatore, ma piuttosto della dimensione filosofica del personaggio. Jossot ha potuto essere considerato come un anarchico, nella misura in cui i suoi disegni prendevano a bersaglio la borghesia, la polizia, la chiesa, l'esercito, ecc. Tuttavia, un po' come Ryner, non ha mai rivendicato veramente quest'etichetta. Più sconcertante, egli si convertirà all'Islam, forse sia come atteggiamento anticolonialista (abitava in Tunisia) che per ricerca mistica. Sembra tuttavia che quest'episodio musulmano sia stato piuttosto effimero.

Vi sono delle convergenze innegabili tra i due uomini:sono entrambi degli individualisti, degli "al di fuori" [en-dehors]; nessuno dei due è caduto durante la guerra nella trappola dell'"Unione sacra"; entrambi sono antidogmatici compreso in rapporto ad eventuali dogmi rivoluzionari; entrambi sono anticlericali pur rimanendo attratti dalla ricerca metafisica, il mistero in senso spirituale... E sono stati colleghi almeno in due periodici, Le Bonnet rouge [Il Berretto rosso] e Le Journal du Peuple [Il Giornale del Popolo].

Non si sa se si sono incontrati, ma si sono scritti, almeno regolarmente, per lo meno episodicamente, alla fine degli anni 20, inizi anni 30.

Il punto si partenza dei loro scambi è stato probabilmente l'invio da parte di Jossot a Ryner del suo opuscolo Le Sentier d'Allah [Il Sentiero di Allah], pubblicato a spese dell'autore nel 1927 e nel quale egli racconta la suaconversione all'islam e la sua iniziazione al sufismo. Henri Viltard ha infatti ritrovato un esemplare dell'opera con questa dedica a Ryner:

 

A Han Ryner / il cui pensiero, malgrado le apparenze, / è sorella* della mia. / Abdou-l'-Karim Jossot.
 
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Documento gentilmente comunicato da Henri Viltard
 

Questo recapito doveva essere accompagnato da una lettera nella quale Jossot evocava la sua intenzione di pubblicare un nuovo testo, L'Evangile de l'inaction [Il Vangelo dell'inazione].

Ryner gli ha allora proposto di parlare di questo testo a José Almira, il direttore delle edizioni Radot [3]. Ne abbiamo notizia da una lettera di Jossot a Ryner, scoperta da Henri e datata 4 april 1927. Jossot scrive: Perdonatemi se vi importuno con la mia prosa, ma l'offerta che mi fate di parlare del mio vangelo dell'inazione al signor Almira è troppo gradita perché non vi ringrazi

Egli precisa: Questo opuscolo, del tutto differente dal Sentiero di Allah, può sembrare una raccolta di paradossi; nel mio spirito è una protesta contro l'agitazione moderna.

Notiamo che la stessa lettera termina con queste parole: Ancora una volta tutti i miei ringraziamenti ed il mio dispiacere di non essere entrato in relazione con voi prima, quando abitavo ancora a Parigi.

Tutto ciò ci conforta nell'idea che la spedizione di Il sentiero di Allah segna l'inizio delle relazioni tra Jossot e Ryner.

Sul retro della lettera, sono presenti alcune note molto poco leggibili di mano di Ryner, dalla quali risulta che egli ha effettivamente  dovuto proporre ad Almira il testo di Jossot, così come altri manoscritti di amici (Louis Prat e Ludovic Réhault). Questi approcci sono stati senz'alcun dubbio seguiti da conseguenze per Prat e Réhault che ritroviamo nel catalogo di Radot, ma non fu il caso per il testo di Jossot [4].

"Il Vangelo dell'inazione", presto ribattezzato Il Vangelo della pigrizia, figurerà finalmente in Le Fœtus récalcitrant  [Il Feto recalcitrante] edito anch'esso a spese dell'autore, nel 1939 soltanto.

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La lettera del 4 aprile 1927 apporta delle precisioni riguardanti questo testo: Nella nostra epoca in cui non si pensa che a guadagnare del denaro sarà considerata come l'elucubrazione di un vecchio pazzo. Tanto meglio: quando gli agitati ci consegnano un brevetto di follia è perché siamo vicini alla saggezza. Viviamo in un'epoca in cui i pensatori sono obbligati di ripiegarsi su se stessi e in cui coloro che amano l'Umanità non sanno se il loro amore è più forte del loro disgusto.

Nel colloquio del Grognard, Henri ci dà un estratto dell'opuscolo: Che follia l'agitazione! Che orrore considerarla coma la Panacea che guarirà il mondo! Sempre e ovunque ci urtiamo in questa orribile mania; essa ci proibisce di vivere la vita naturale, il dolce stato primitivo in cui non si doveva far altro che raccogliere i frutti per nutrirsi.

È vero che questo gesto costituisce uno sforzo; ma non è uno sforzo faticoso, non più che costruire una capanna per ripararsi o tessere delle stoffe per vestirsi.

Questi "lavori" se ci tieni a chiamarli così, farebbero parte integrante della nostra esistenza: sarebbero una distrazione, un riposo per lo spirito. Con gioia, con amore li compiamo; ma lasciarci abbrutire da fastidiosi bisogni, inutili, avvilenti, malsani o pericolosi, questo è il male: dobbiamo sottrarci ad esso.

Non è facile, lo riconosco, nell'affascinante civiltà di cui godiamo; ma più ci si distacca dai bisogni che essa ci ha creato, più si può fare a meno del denaro.

I cibi succulenti, gli indumenti all'ultima moda, le automobili confortevoli, gli appartamenti lussuosi non costituiscono una ricchezza: possedendoli resti un poveraccio, mentre se tu limiti i tuoi bisogni allo stretto necessario, diventi più ricco di Creso.

Si vede bene la convergenza con la saggezza epicuro-storica esposta da Ryner, in  Petit manuel individualiste Manualetto individualista] soprattutto: Quando saremo capaci di disprezzare praticamente tutto quanto non è necessario all avita; quando disdegneremo il lusso e la comodità; quando assaporeremo la voluttà fisica che scaturisce dai cibi e dalle bevande semplici; quando il nostro corpo saprà altrettanto bene quanto la nostra anima la bontà del pane e dell'acqua: potremo avanzare ulteriormente verso la felicità".

petit manuel

 

Troviamo inoltre in un articolo di Jossot recentemente posto in rete da Henri delle formulazioni estremamente vicini a quelli che Ryner utilizza in Manualetto individualista: "Essa ci detta alcuni doveri, tra gli altri quello di amare tutti glki esseri viventi: ci insegna anche a sopportare gli orrori della civiltà con stoicismo ed indifferenza, perché questi orrori appartengono all'esterno e non devono influenzare la nostra ragione.

L'individualismo ci mostra che l'umanità non progredisce moralmente e che i progressi materiali che essa ha realizzato non sono serviti sino ad ora che a rendere l'esistenza più difficile creandoci dei nuovi bisogni.

[...]

Il saggio non attribuisce nessuna importanza alle forme di governo e non fa ricorso al potere per ottenere delle mitigazioni alla sua vita non più che a quella dei suoi simili: sa che l'ingiustizia sociale è indistruttibile; ma si sforza, finché ciò gli è possibile, di riparare le ingiustizie particolari.

Se egli constata la sua impotenza di fronte alla tirannide, si proibisce, per lo meno, di essere un tiranno e rifiuta di esercitare alcune funzioni retribuite dal governo e che lo obblighrebbero ad imprigionare, a condannare o a uccidere.

L'articolo data al 1930, e si ha veramente l'impressione di una parafrasi o di un riassunto, forse un po' brutale, del Manualetto individualista. Penso che vi sia almeno in Jossot reminiscenza.

Ad ogni modo, si capisce bene perché Jossot scrive ancora a Ryner nella lettera del 4 aprile 1927: "Essere capito da voi soltanto mi risarcirebbe ampiamente di essere vilipendiato dalla folla.

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 *

Tutto quanto ho appena esposto, lo sapiamo nel momento in cui è stata realizzata la discussione. In compenso ignoriamo se la corrispondenza tra Ryner e Jossot si era fermata là, o aveva potuto proseguire.

Daniel Lérault e io abbiamo ritrovato di recente due nuove lettere di Jossot, datate al 1930.

La prima è datata al 15 dicembre 1930. Essa comincia con "Caro amico", mentre l'epistola del 4 aprile 1927 iniziava con "Caro signore". Si può dunque supporre che le relazioni Jossot/Ryner non sono state nulle durante i pochi anni che separano le due missive, e che al contrario si sono approfondite.

Jossot propone a Ryner di collaborare ad una rivista chiamata L'Appel au cœur [L'Appello del cuore] che egli spera di creare. Ho chiesto a Henri se aveva delle informazioni su questa rivista, ma ne ignorava sino al presente l'esistenza. Su questo progetto, realizzato o non, ecco dunque ciò che Jossot egli stesso dice: "Voglio cercare di elevare gli individui al di sopra dell'odio mostrando loro il Bello, il Buono, il Vero. Utopia, non è vero? Ma è meglio andare a ballare. Ad ogni modo questo saggio di comprensione e di fraternità è da tentare in questo paese in cui imperversano, più che altrove, l'odio e la discordia. (odio di razze, conflitti di interessi, ecc. ecc.).

Dalla mia rivista saranno rigorosamente banditi gli argomenti che dividono gli uomini (politica, religione, ecc.) ma gli articoli di filosofia, sociologia, letteratura, ecc. saranno accolti con gratitudine soprattutto se sono impregnati di bontà e di fraternità.

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Collezione Archivi Amis de Han Ryner
 

Dalla seconda lettera, datata 25 dicembre 1930, veniamo a sapere che Ryner ha declinto l'offerta ma autorizza l'utilizzazione dei suoi testi: "Mi dispiace che i vostri lavori non vi permettano di collaborare a L'Appel du cœur". Conto di approfittare della vostra autorizzazione per dare alcuni colpi di forbici alla vostra opera.

Non mi faccio alcuna illusione intraprendendo il mio apostolato: so che i bruti non sono trasformabili; ma alcune coscienze sono smarrite tra di loro ed è a queste coscienze che mi rivolgo.

Jossot ringrazia anche Ryner per la spedizione della sua ultima opera, Crépuscules [Crepuscoli], e testimonia la sua ammirazione per Elisée Reclus, che è uno dei personaggi di cui Ryner romanza la morte in questo libro. Indica infine che ha letto delle opere di Louis Prat.

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A proposito di Crépuscules, egli scrive: "Vi ho ritrovato la vostra filosofia sorridente che dovrebbero possedere tutti coloro che, come noi, si avvicinano alla fossa finale [trou-terminus].

Ritroviamo l'impiego di questo termine di "fossa finale" da parte di Jossot nell'estratto delle sue memorie Goutte à Goutte  [Goccia a goccia], che possiamo leggere sul sito di Henri Viltard. Jossot, nato nel 1866, giunse alla fossa terminale nel 1951. Ryner lo precedette di 13 anni, ma non sappiamo quali hanno potuto essere le loro relazioni tra il 1930 ed il 1938.

*

Henri Viltard ha preparato un'edizione annotata della corrispondenza di Jossot, edizione che non aspetta... che un editore. Aspettando, si possono leggere qui alcuni estratti.

In compenso, un'opera su Jossot (firmata Henri Viltard, naturalmente) verrà pubblicata nel 2010, e lo stesso anno potremo visitare un'esposizione a lui dedicata!

 

 

[Traduzione di Ario Libert]

 

NOTE


* Ricordiamo che in Francese la parola pensée (pensiero) è femminile.

[1] questo numero del Grognard contiene inoltre e tra l'altro un racconto feroce e piacevole di Fabrice Petit ("Sopra, Sotto") ed un articolo di Guyseika che mi è piaciuto molto: Vive la mort! [Viva la morte!] — niente a che vedere con il delicato slogan franchista, per fortuna, si tratta qui di una riflessione intorno a a delle promesse biotecnologiche di prolungare radicalmente la durata della vita degli individui.

[2]  Jossot et l’Epure décorative (1866-1951). Caricature entre anarchisme et islam, tesi di storia dell'arte, sostenuta all'EHESS il 10 dicembre 2005).

[3] La Vie éternelle [La vita eterna] e L'Amour plural [L'Amore plurale] sono stati editi da Radot. E Ryner ha scritto una prefazione ad un libro di José Almira: Rires de marbre, [Risate di marmo].

[4] Consultando il catalogo della BNF, ci si accorge che l'attività delle edizioni Radot è quasi del tutto concentrata sugli anni 1926-1928. Forse la publicazione del testo di Jossot è stata presa in considerazione, ma non ha potuto essere concretizzata per difficcoltà dell'editore.

 

 Clément Arnoult

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15 maggio 2011 7 15 /05 /maggio /2011 06:00

Tra le primissime opere del grande disegnatore di satira Gustave-Henri Jossot, Artistes et Bourgeois, del 1894, è un lavoro estremamente importante per capire ed apprezzare il Jossot che esploderà di lì a pochi anni all'Assiette au Beurre, la celebre rivista libertaria, o almeno rigurgitante di autori libertari, e per cui egli disegnò molti numeri che lo consacrarono ad una solida celebrità anche internazionale. Si tratta di una raccolta di 24 tavole a colori suddivisa in due parti di dodici tavole ognuna, di cui la prima intitolata "Artistes" e la seconda "Bourgeois". In realtà Jossot non vuole contrappore in questa sua prima opera un mondo idealizzato dall'arte, libero e autentico al mondo gretto ed egoistico della piccola borghesia di provincia.

Entrambi gli ambienti sono vivisezionati impietosamente dal suo sguardo affilato ad una critica sociale molto precisa, e virulenta, entrambe le categorie sociali, sia gli artisti ritratti da Jossot in tutta la loro grettezza sia la borghesia, scaturiscono dalla medesima relatà sociale, dagli stessi ambienti familiari potremmo dire, valga da sostegno a questa mia affermazione la quarta vignetta della sequenza dedicata agli artisti, che sembra unificare in sé le due tematiche scelta per questa sua prima raccolta: "Via! Riuscirai come gli altri... ci sono tanti di quegli incapaci che ci riescono!".

Stilisticamente si riconosce già il Jossot futuro. Il tratto è però più sottile di quello che egli userà per le sue opera di satira politica e di costume, i colori sono sempre gli stessi, chiassosi e prini di sfumature, una bizzarra nota che caratterizza le 24 tavole di questa raccolta è data dal modo di disegnare gli indumenti dei personaggi che compaiono nelle tavole delle pieghe che sembrano invece quasi dei drappeggi attorcigliati, che li rendono graficamente ancora più buffi di quanto non lo siano sul piano della mentalità. Un vezzo che Jossot dispiegherà unicamente qui, e che infatti non ritroviamo né in altre sue vignette o nella cartellonistica pubblicitaria coeve né tanto più nella sua successiva raccolta del 1901 intitolata Femelles [Femmine] e che presto presenteremo in La Tradizione Libertaria.

 

 ARTISTI & BORGHESI 

 

 

VENTIQUATTRO COMPOSIZIONI

 

 

 

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GLI ARTISTI

 

 

 

 

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-Per ottenere questi disegni di una fattura così insolita, di una stranezza così inquietante, lascio cadere una goccia di inchiostro di China su un pezzo di bristol; lo piego in due, lo comprimo, lo apro... ed ecco fatto!

 

 

 

 

 

 

 

 

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-Ho un grandissimo talento, non lo nego, ma sono troppo modesto per diventare celebre!


 

 

 

 

 

 

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-Per le tonalità della pelle, non posso oramai  impiegare che due colori: il verde ed il viola.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-Via! Riuscirai come gli altri... ci sono tanti di quegli incapaci che ci riescono!


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-Prima di esercitare un mestiere, bisogna impararlo;... non saprai mai dipingere se insisti a non voler seguire i corsi della Scuola.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-La mia opera è l'idiosincrasia sintetica delle follie e delle oscure morbidezze della modalità delle contingenze.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-E il tuo nuovo libro?

-Caro mio, diventa sempre più stupidamente shakespeariano!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-Con le tue teorie sovversive, diventerai semplicemente un frutto secco, un fallito, un declassato...


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-Il vostro Louvre?... Ma non scambierei tutto quel che contiene contro il più piccolo dei miei schizzi!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-Ma è accolto al Salon, lui..., ha delle richieste ufficiali lui... è decorato, lui...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-Lo farò dapprima apparire a puntate, poi pubblicare, tradurre in inglese, in tedesco, in russo; dopo, lo adatterei al teatro, e se l'America...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-Perbacco! dimmi subito che sei superiore al signor Bonnat!

 

 

 

 

 

I BORGHESI


 


 


 

 

 

 

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-Célestine, vi dò gli otto giorni; troppo zelo, figlia mia... Non vi ho mica incaricata di questo bisogno; sono in grado di farlo da me stessa!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-È con il signor Duflost o al suo giardiniere che ho l'onore di parlare?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-Eppure dovresti capire che un contabile di casa Potin non può sposare la sua lavandaia!

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-Ritirarmi dagli affari, Signora!... ma allora non sarei più un padrone, tornerei ad essere uno qualunque!

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-Rosalie, quando riordinerete, raccogliete accuratamente le briciole di pane... questa sera faremo dei maccheroni gratinati.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-Eudoxie, vi proibisco di truccarvi in modo così vistoso; non voglio che vi scambino per una sacerdotessa di Venere!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-Ma, signor Taupin, le vostre modelle sono degli esseri senza pudore!...

-Errore, signora baronessa; una donna nuda è più casta di una con la scollatura! 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-Molto allegro il nostro nuovo appartamento... vista sul  cimitero... molta animazione... funerali ogni giorno!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-Piccolo miserabile!... Osi vestirti da domenica un giorno feriale?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-Ah, diamine! siete addetto al ministero dell'Interno!... E quali sono le vostre funzioni?...

-Organizzatore delle manifestazioni spontanee.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-Vostra moglie ha appena partorito due gemelli!

 -Pazienza, se il mio piede non fosse slittato, ne avrei avuti tre!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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-Hai il coraggio di portare l'ombrello nuovo con un tempo simile!

 

 

 

 

[Traduzione di Ario Libert]

 

 

 

LINK all'opera originale:

Artistes et Bourgeois, Vingt-quatre compositions

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10 maggio 2011 2 10 /05 /maggio /2011 21:43

L'ONORE

 

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-L'Onore?... un'invenzione delle Alte Crapule.

 

 

 

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-Ho sempre fatto onore alla mia firma.

 

 

 

 

 

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-Mascalzone, ma deputato; dunque onorevole.

 

 

 

 

 

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-L'onore è soddisfatto.

 

 

 

 

 

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-Rispetto per l'accusato... è ufficiale della legion d'onore.

 

 

 

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-Uomo onorevole, sposerebbe giovane ragazza, 200.000 franchi, con pecca.

 

 

 

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-Togliamo la nostra rosetta prima d'entrare.

 

 

 

 

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-L'Onore, è come le vecchie calzette; si rammenda, e questo è l'ago.

 

 

 

 

honneur--09.jpg-Cos'è dunque diventato il vostro collega che rappresentava l'onore dell'esercito.

 

 

 

 

honneur--10.jpg-Bisogna essere pazzi per sospettare l'onore di un uomo così ricco.

 

 

 

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-Vostro padre ha fatto fallimento, vostra moglie vi tradisce, vostra sorella ha degli amanti,

e voi osate parlare del vostro onore!...

 

 

 

honneur--12.jpg-Via!... Qualche mese di prigione non intacca l'onore di un uomo.

 

 

 

 

honneur--13.jpg-Sono alla mia sedicesima condanna, parola d'onore!

 

 

 

honneur--14.jpg-Preferire l'onore al denaro, questo si vede a volte... nei romanzi.

 

 

honneur--15.jpg-Soprattutto, non dire agli amici che ti scucio del denaro, sarei disonorato!...

 

 

 

honneur--16.jpg-Tutto è perduto, anche l'onore...

 

 

 

[Traduzione di Ario Libert]

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16 marzo 2011 3 16 /03 /marzo /2011 13:50

George Grosz


Grosz_Eclipse-of-the-sun_1926.jpg Disegni contro l'ordine costituito

 

 


 

 

 

pillars-of-society-by-george-grosz.jpgI Pilastri della Società, 1926

di Felip Equy 
  
George Grosz fu un disegnatore ed un pittore tedesco poi americano. Testimone della prima Guerra mondiale, della sconfitta della rivoluzione in Germania poi dell'ascesa del nazismo, ha realizzato dei disegni che rappresentano un violento attacco contro l'ordine costituito. Ha espresso nella sua arte il suo odio per il militarismo, il clero e la borghesia. La sua influenza sui caricaturisti oggi è innegabile. I suoi disegni sono spesso utilizzati in ricerche e documenti a scuola per illustrare la storia della Germania tra il 1918 ed il 1933.

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   Il Suicidio, 1916.

È nato a Berlino nel 1893. Trascorre la sua infanzia in Pomerania. Segue degli studi artistici all'Accademia reale di Dresda poi a Berlino. Il suo primo disegno è pubblicato nel 1910. Nel 1913, viaggia a Parigi dove incontra il pittore Jules Pascin. È volontario nel 1914 ma è riformato per motivi di salute nel 1915. È reintegrato nel 1917 e finirà la guerra in diversi centri ospedalieri. Molti dei suoi disegni mostrano i campi di battaglia con le loro distruzioni, morti e prigionieri.

George-Grosz--guerra--1920.jpg

 

 Nel 1916, rifiutando il nazionalismo germanico, trasforma il suo nome Georg in George e il suo cognome Gross in Grosz. Parla inglese per provocazione. Le sue influenze sono molteplici. I suoi inizi sono segnati dallo Jungendsil (Art Nouveau). Ritroviamo il futurismo italiano con il suo dinamismo e la sua qualità visionaria in un'opera come La Città (1916). Poi è il periodo dadaista con dei fotomontaggi e dei collage per delle pubblicazioni satiriche che egli anima.


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La Città, 1916
 
 L'espressionismo è in seguito molto presente, soprattutto in Ecce Homo, una raccolta di acquerelli antireligiosi ed antimilitaristi. Dopo il 1924, la sua pittura è stata qualificata come verista nel senso della Nuova Oggettività.

George-Grosz--Noske--.jpgNoske beve alla morte della giovane rivoluzione
 
Difende la Rivoluzione sovietica ed aderisce al KPD (Partito comunista tedesco) nel 1918. Lo schiacciamento della rivoluzione tedesca radicalizza i suoi disegni. Tra le opere di quest'epoca, possiamo citare Noske beve alla morte della giovane rivoluzione (1919), Operai giudicano l'esercito sotto un ritratto di Karl Liebknecht, (1919), Germania, racconto d'inverno, (1917-1919).

grosz101.jpgGermania, un racconto d'inverno

 

Al centro di questo quadro, oggi perduto, un grosso borghese tedesco, il sigaro tra le labbra legge il suo giornale. Sotto di lui sono rappresentati i tre pilastri della società: l'esercito, la Chiesa, la scuola. È aggrappato alla sua forchetta e coltello, intorno a lui il mondo vacilla. Un marinaio rivoluzionario ed una prostituta completano questo quadro. 

I guaritori della fede (tratto dalla raccolta Gott mit uns, 1920), rappresenta uno scheletro che si presenta davanti al consiglio di revisione. Tutti gli ufficiali presenti lo dichiarano idoneo per l'esercito.


Gesundbeter.jpgI guaritori della fede

L'omaggio a Oskar Panizza (1917-1918) è realizzato secondo il principio del collage. Il colore dominante è rosso sangue. Il quadro rappresenta una processione allucinante di figure disumanizzate. In primo piano, tre figure simbolizzano la sifilide, l'alcolismo e la peste. La morte trionfa al centro della composizione. La follia della razza umana ricorda Bosch e Bruegel. Oskar Panizza era psichiatra e scrittore maledetto. Fu condannato per blasfemia e crimine di lesa maestà. Dal 1904 verrà internato in manicomio sino alla morte.

grosz85cv.jpgOmaggio a Oskar Panizza

Dada è nato a Zurigo nel 1916. Il movimento giunge a Berlino nel 1918. George Grosz è uno dei primi rappresentanti. Realizza con John Heartfield (1891-1968) un fotomontaggio intitolato Dadamerika. Le opere, scritti e manifestazioni collettive sono influenzate dal movimento rivoluzionario marxista ma con il poeta Franz Jung, a Berlino.

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Dadamerika (con John Heartfield) 

Dada presenta anche delle tendenze anarchiche o nichilistiche. La prima serata Dada è organizzata nell'aprile 1919 nella sala della Nuove Secessione. Il poeta e scrittore Richard Huelsenbeck (1892-1974) pronuncia il primo manifesto Dada di cui è il principale autore. Afferma il cosmopolitismo del movimento così come l'opposizione di ogni tendenza etica o estetica.

Durante gli incontri Dada, gli spettatori erano coperti di insulti. Si veniva regolarmente alle mani e bisognava richiedere alla polizia l'aitorizzazione prima di organizzare una nuova riunione. Tutto era volto in derisione. Anche le divergenze tra artisti si regolavano sulla scena. Un giorno, fu organizzata una gara tra una macchina per cucire manovrata a George Grisz ed una macchina da scrivere azionata a Walter Mehring. George Grosz fu nominato Propagandada. Berlino fu ricoperta da manifesti con deigli slogan come "Dada ist da!", "Dada siegt", "Dada! Dada über alles", "Dada ist sinnlos", (Dada non significa nulla). Dada rappresenta un nichilismo totale: il nulla, il vuoto, il buoco. Nel 1919 e nel 1920 compare la rivista Der Dada.

dada-siegt-.jpg

Nel 1920, George Grosz, John Heartfield e Raoul Hausmann organizzano la prima Fiera internazionale Dada.


dada-messe.jpg
Essa ha luogo alla Galleria Otto Burchard. Sul soffitto era agganciato un generale impagliato con una testa di porco, opera di Rudolf Schlichter. Un cartello segnalava che era stato "impiccato dal popolo". 174 opere sono presentate: disegni, collage ed oggetti, testi Dada e politici. Vi si vedranno opere di Max Ernst e di Otto Dix. La galleria verrà chiusa per ordine della polizia e condannata ad una multa.

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Prima fiera Dada, Berlino 1920

Nel 1922, trascorre sei mesi sei mesi nella russia sovietica con lo scrittore danese Martin Andersen-Nexø. Incontra brevemente Lenin ed altri dirigenti. Dopo essere stato affascinato dalla Rivoluzione, il bilancio del suo viaggio è piuttosto deludente. Non trova nulla di positivo nella Russia del 1922. La fame, la burocrazia, le distruzioni sono onnipresenti.  Abbandona il PC nel 1923 ma continua a fornire dei disegni ai suoi giornali. Vi si vedono dei borghesi obesi ed osceni, dei militari grotteschi ed arroganti. Nel 1927, Sacco e Vanzetti è un disegno di attualità che rappresenta la Statua della libertà coperta di sangue e brandente una sedia elettrica. È una denuncia delle condanne a morte dei due anarchici italiani.

circe--1927.jpgCirce, 1927.

Il suo pessimismo è presente dietro una perfezione gelida alla De Chirico. Il Ritratto del mio amico Max Hermann-Neisse (1925) lo rappresenta crudelmente come uno gnomo rannicchiato nella sua poltrona benché fu suo difensore durante durante un processo.

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Ritratto del mio amico Max Hermann-Neisse, 1925

Nel 1928, Erwin Piscator aveva messo in scena il libro di Jaroslav Hašek, Le avventure del bravo soldato Chveik. Dei disegni di George Grsz erano proiettati sullo sfondo della scena. Una parte di loro saranno ripresi nella raccolta intitolata Retro-piano. Questa pubblicazione gli valse una condanna a due mesi di prigione e 2.000 marchi di multa per blasfemia, ma sarà prosciolto in appello due anni dopo. Vi si vede un Cristo crocifisso con una maschera a gas e stivali militari, la croce minacciava di cadere, la didascalia era: Tienila ferma e continua a servire.

 


inri-grosz.jpgCristo con la maschera a gas

Nel 1921, un primo processo gli era valso un'amenda di 300 marchi per insulto all'esercito nella raccolta Gott mit uns.


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Nel 1924, era stato condannato a 6.000 marchi per oltraggio ai costumi a causa della raccolta Ecce Homo in cui descriveva la vita privata della borghesia.

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Nel 1930 disegna un mascellaio che accarrezza un animale scuoiato. Le sue visceri sono poste in primo piano come i colori di un pittore sulla sua paletta dei colori.

macellaio.jpg
 Emigra alcuni giorni prima dell'avvento di Hitler al potere. Il regime nazista gli ritira la nazionalità tedesca e le sue opere troveranno posto privilegiato nell'esposizione sull'arte degenerata nel 1937.


la-minaccia--1934.jpgLa Minaccia, 1934

Il suo talento di caricaturista è molto apprezzato negli Stati Uniti. Invitato dall'Art Students League di New York, vi dà dei corsi di disegno. Disegna per dei giornali poi crea la sua propria scuola. Assumerà la nazionalità americana. Ma è troppo ammirativo per essere critico e la sua arte avvizzisce. I suoi quadri diventano più calmi e sereni. Continua tuttavia con i suoi disegni sull'attualità: campi di concentramento, calvario dello scrittore anarchico Erich Mühsam, avvento di franco al potere in Spagna.

coppia-newyorchese--1935.jpgCoppia newyorchese, 1935


arresto-di-muhsam.jpgL'arresto di Erich Mühsam


hitler-all-inferno--1944.jpgHitler all'inferno, 1944


Nel 1946, scrive la sua autobiografia Un piccolo sì ed un grande no. Si tratta di una narrazione piena di umorismo e di spontaneità. Non risparmia i membri dell' intelligentsia berlinese che ha conosciuto come Heinrich Mann o Bertolt Brecht. Ritrova tuttavia la sua veemenza precedente. Rappresenta dei vegliardi armati di forchette rotorte che continuano la guerra.

GeorgeGroszLejosalSurlabellaEspaa19.jpgLejos, al Sur, la bella Espana

Nel 1946, Il pozzo è un'evocazione allucinata dell'Europa in rovina. Nel 1950, la serie degli Uomini bastoni è una visione da incubo della crescita demografica.

The-agitator.jpg


I suoi disegni si beffano anche dei costumi della sua patria di adozione. Nel 1958, Cookery School (La scuola di cucina o la Valle delle salsicce) è una serie di collage grotteschi con delle immagini provenienti da riviste e pubblicità. È una critica della società dei consumi americana. Quest'opera anticipa la pop art.

George_Grosz__Ecce_1576403b.jpg

Dopo diversi viaggi in Europa, decide nel giugno 1959 di installarsi a Berlino. Il mese seguente, rientrando da una serata di abbondanti bevute, muore in seguito ad una caduta dalle scale della sua cantina.


battersby.jpg

Der-Madchenhandler--1918.jpg
Felip Equy


George-Grosz--12-.jpg

[Traduzione di Ario Libert]


GeorgeGrosz5.jpg

 

 

sonniges-land.jpg

 

 

LINK al post originale:
George Grosz, des dessins contre l'ordre établi

 

 

LINK a due opere originali di George Grosz:

Das Gesicht der Herrschenden

 

Mit Pinsel und Schere

 

  
LINK ad un documentario sulla vita e le opere di George Grosz a puntate:

George Grosz, Ennemi of the State 01 di 10

 
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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 08:34

Steinlen e Le Chambard socialiste

steinlen_CHAMBAR.jpgDisegni di Steinlen, Le Chambard socialiste n° 14, 17 aprile 1894.

 

Jean-Luc Jarnier



"Steinlen Alexandre, illustratore molto parigino, nato a Losanna nel 1859" [1]. È con queste parole che inizia la notizia dedicatagli da henri Béraldi nel 1892 in Les graveurs du XIXe siècle [Gli incisori del XIX secolo] [2]. E per riprendere il titolo di un'opera di Francis Jourdain, Steinlen ha per reputazione di essere stato un grande disegnatore di stampe popolari [3].

Fu uno degli illustratori di stampa francesi più in vista alla fine del XIX secolo. Dopo aver trascorso la sua giovinezza in Svizzera, nel 1881, Steinlein risiede a Montmartre. Il caso di un incontro lo pongono in contatto con Adolphe Willette. Rapidamente, disegna per la stampa. Disegna per la rivista del Chat Noir, incontra Aristide Bruant e disegna per il Mirliton. Nel 1891, inizia, per quasi dieci anni, una collaborazione notevole con Gil Blas illustré. Firma più di 700 illustrazioni. Socialista agli inizi, Steinlen si orienta progressivamente verso gli ambienti anarchici e la sua opera artistica si iscrive, da quel momento, ulteriormente nel campo della critica sociale e della satira politica.

Steinlen collabora al Chambard socialiste (di tendenza anarco-sindacalista) sin dal primo numero uscito il 16 dicembre 1893 e consegna delle illustrazioni, delle litografie [4] sino al numero 32 [5], firmandosi Petit Pierre.

Steinlen non firmò nessuna illustrazione per il 33° numero. Smise di collaborare al Chambard nel luglio del 1894, poco prima di una retata contro gli anarchici ed altri individui giudicati sovversivi. Si recò all'estero per sei mesi (Germania e Norvegia).

Le Chambard socialiste era un settimanale di 4 pagine diretto da Alfred Géraud-Richard del formato 50x35 cm con in genere una illustrazione in prima pagina. La tiratura oscillava intorno alle 20.000 copie.

In Le Chambard socialiste, Steinlen, l'occhio incorruttibile e la matita sempre allerta, insorge contro le disuguaglianze sociali, i rapporti tra l'opulenza e l'insufficienza. Si commuove per le condizioni di vita del mondo operaio. In un disegno dagli accenti grafici molto realistici, mostra un gruppo di bambini cenciosi che si appressano attorno poche magre pietanze. Accanto ad essi, passa un cane, indifferente. Non ha freddo ed è ricoperto da un piccolo mantello. La didascalia recita: "Bella società dove i cani dei ricchi sono più felici dei bambini dei poveri".

Oltre all'ineguaglianza economica, ci sono secondo Steinlen, due giustizie: quella che schiaccia i più deboli e quella che protegge i più ricchi, cioè li conforta. Così, l'illustrazione del n° 11 è intitolata "Cento milioni!", con la didascalia: "Il Signor barone è messo in libertà, con gli onori dovuti ad un personaggio di alto furto [*]". Un furto che rinvia allo scandalo di Panama. Il barone Jacques de Reinach, persona grata, è trattato con riguardo e rimesso in libertà, affiancato da due soldati in divisa che gli rivolgono un saluto. La settimana seguente, nel n° 12, Steinlen disegna un uomo che cammina a testa bassa, l'aspetto triste tra due gendarmi sotto il titolo "Senza un soldo!". Regge un pane, quello del menù rubato che l'ha fatto arrestare. L'uomo sospira: "Ah! Se invece di un pane avessi rubato cento milioni...".

 

 
Steinlen si augura l'instaurazione di una repubblica sociale. Constata, come tanti altri che non è ancora giunta. Nella copertina del numero 28 delChambard socialiste del 23 giugno 1894, Steinlen consegna un disegno notevole eloquente intitolato "Quella che ha svoltato in peggio" con la didascalia: "Nasconditi, baldracca! ci fai vergognare!".Non possiamo che pensare a fare un accostamento con l'affermazione diÉmile Pouget, che in uno scritto intitolato "Marianna la Spregevole", inLe Père Peinard [6] del 18 settembre 1898 scriveva: "Ognuno rimuginava e sognava che se la Repubblica fosse giunta, tutto sarebbe cambiato: colpire duro l'impero e schiaffare al suo posto una società nuova con la pagnotta assicurata e la libertà in premio... È l'idea che a quei tempi , ci si faceva della Repubblica. Così, quando l'Impero crollò fu un sacro giubilo: si sarebbe vissuto infine, La Bella stava per arrivare! Col cavolo! Si è accompagnata bene, che sgualdrina! Invece della Marianna dei suoi sogni, il popolino ha visto una orribile puttana che riserva le sue carezze a tutte le carogne di alta classe".  
 
-Ah, se invece di un pane avessi rubato cento milioni...

L'illustrazione considerata mette in scena quattro personaggi di cui uno borghese panciuto reggente un bastone da passeggio con pommello. Dà il suo braccio ad una donna vestita con un lungo mantello rosso e recante un berretto frigio rosso con coccarda. Essa rappresenta Marianna o la Repubblica. Marianna è sotto gli sguardi di due operai, di cui il più attempato, può simbolicamente rappresentare suo padre. La rimprovera dicendole: "Nasconditi, baldracca! ci fai vergognare". Marianna che prova vergogna nasconde il volto sotto la sua mantellina.

steinlen_Marianne.jpg-Nascondi, schifosa! ci fai vergognare.

Il senso è esplicito: il capitale, dunque il borghese, è riuscito a sedurre, corrompere ed anche attrarre a sé i favori di Marianna o la Repubblica, figlia del popolo e del proletariato, che ha tradito. Notiamo infine che gli indumenti dei personaggi (blu e rosso) rappresentano, con l'aiuto del bianco (quello della carta presente nello spazio tra i due personaggi) la bandiera tricolore. Nell'immagine di Steinlen, il bianco [7] non ha esistenza propria; ha la parte congrua ed è ridotto ad esistere che in riferimento al blu ed al rosso.

 

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Il Signore- Eh! Eh! Si è fatta graziosa la sua cadetta: dovreste affidarcela...

-Popolo- Mai! Perché ne facciate una carogna come sua sorella!

Disegno di Steinlen, Le Chambard socialiste n° 4, 6 gennaio 1894.


Quest'opera che testimonia dei sentimenti di amarezza e di speranze deluse di fronte alla Repubblica è evidente e da porre in relazione con quella apparsa in Le Chambard n° 4 del 6 gennaio 1894 avente per titolo "La cadette" [La figlia minore]. Un borghese, anch'esso obeso, apostrofa un operaio minatore a torso nudo, che regge al braccio sua figlia indossante un berretto frigio ed al braccio un paniere sul quale sta scritto "Repubblica sociale". Il borghese esclama: "Eh! Si è fatta carina la vostra figlia minore, bisognerà che ce la affidiate...". L'operaio risponde: "Mai! Perché ne facciate una cagna come la sorella maggiore!".
 
Per Steinlen, la Repubblica è una bella idea i cui frutti sono stati sequestrati da una borghesia e dei politici troppo occupati a soddisfare i loro interessi personali. Tuttavia, Steinlen esprime l'idea che la speranza in questa Repubblica Sociale rimane. Queste due illustrazioni mettendo in scena Marianna rinviano ad una tipologia dei personaggi molto ampiamente usata durante il XIX secolo in disegni e caricature.
  
Il borghese, è molto spesso rappresentato obeso ed a volte leggermente curvato, indossante una tuba ed una canna con pomello. L'orologio con catenella ed il sigaro sono anche uno degli attributi della ricchezza e del potere. Tutte queste caratteristiche sono quelle dell'uomo rispettabile. Quando il borghese è accanto ad un operaio, il contrasto è accresciuto dal fatto che l'operaio è, in Steinlen, spesso a torso nudo, segno della sua vita di lavoro. C'è generalmente nell'operaio una maggiore magrezza che denota la differenza di status e di tenore di vita. È opposta l'opulenza al denudamento. Il borghese ben piantato sulle sue gambe ha una maggiore posizione nella vita.

In altri disegni di Steinlen, la verticalità impiegata per figurare il corpo per rappresentare il corpo del borghese fa contrasto con il tratto spesso più ondeggiante dell'operaio generalmente rappresentato ricurvo il che traduce la sua mancanza di sicurezza e di posizione nella vita.

steinlen_chambard--19_maggio_1894.jpg Disegno di Steinlen publicato in Le Chambard n° 23 del 19 maggio 1894.


Steinlen, come molti altri, si mette a rappresentare, a volte, i borghesi con alcuni dei tratti attribuiti ai semiti, sia il naso ricurvo, la barba nera fitta, labbra enormi. Nulla viene ad intaccare l'idea che non si tratti che di una semplice contaminazione grafica. Citeremo, tra le altre cose, un contributo per il Chambard socialiste del 19 maggio 1894 che attesta del partito preso di Steinlen. 

Questa scena di pagamento di buoni ha una forte risonanza legata all'affarismo dello scandalo di Panama. Nel caso presente, antisemitismo, si associa, con una rima povera, con anticapitalismo. Eppure, Steinlen non è da classificare tra gli antisemiti che hanno abbondato nell'odioso registro e che hanno indistintamente inglobato in un'unica carica critica tutti gli ebrei. Non troviamo, ad esempio, in Steinlen riferimenti adatti ad alimentare la costruzione del mito dell'ebreo errante, sempre avido di guadagni o ladro. Un'osservazione sull'insieme della sua opera grafica e pittorica lo attesta.

Sul modo di rappresentare Marianna, quando è criticata la Repubblica all'epoca di Steinleon, notiamo che i caricaturisti hanno spesso sviluppato un genere di rappresentazioni in cui il corpo di Marianna era eseguito con delle sgraziate deformazioni. La Repubblica, qualificata con disprezzo di "pezzente" appariva spesso come una donna forte dalle forme sfatte ed avvinazzata. Un disegno di Jean-Louis Forain apparso in le Figaro del 14 giugno 1894 rappresenta inoltre Marianna come una specie di donna forte dall'espressione triste. Passa presso un gruppo di uomini. Uno dei due esclama: "E dire che era così bella durante l'Impero!".

Nella sua opera, Steinlein non sottopone di solito Marianna a dei processi di deformazione o di regressioni morfologiche. Il modo di denunciare le derive della Repubblica rappresentando Marianna, così come ha fatto Steinlen, non era privilegio dei caricaturisti, almeno nel 1894, in un momento in cui l'antiparlamentarismo e l'antirepubblicanesimo erano esacerbati dagli scandali politico-finanziari. Regnava un clima deleterio che ha potuto spingere la mano dei disegnatori a scegliere l'irriverenza, L'esagerazione e le raffigurazioni grottesche. In fondo, attraverso le sue metafore grafiche, Steinlen propone una lettura più fine del contesto politico e sociale. Le sue caricature che si vogliono narrative possono sembrare di una più grande efficacia di quelle che non hanno fatto ricorso che a sole deformazioni morfologiche. E i suoi disegni sono tanto più d'impatto se sono associati a delle didascalie che non soffrono l'ambiguità.

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  IN TUTTA LA SUA GLORIA

Donne, Bambini, Vecchi... Nessuno gli resiste!

Disegno di Steinlen, Le Chambard socialiste n° 27, 16 giugno 1894


Nel Chambard, Steinlen esegue cinque disegni dedicati alla commemorazione e al ricordo degli avvenimenti della Comune di Parigi. Questi disegni formano  una serie notevole dove entra della considerazione per la lotta e l'opera degli anziani [8] e della riprovazione per i crimini attribuiti a Gaston Galliffet, lil quale è rappresentato in una posa ieratica accanto ad un mucchio di cadaveri. Il titolo e la didascalia "In tutta la sua Gloria" e "Donne, bambini, anziani... nulla gli resiste!" fanno riferimento alle esecuzioni sommarie della "settimana di sangue [9]". Da notare, l'illustrazione intitolata "18 marzo" (insurrezione che segna l'inizio della Comune di Parigi). Questo disegno mostra una folla dalle braccia vendicatrici, armata di forconi, falci, picconi da minatori, martelli con, in testa, una donna con il berretto frigio, il petto denudato.

Con Le Chambard socialiste, Steinlen introduce nella sua opera, una tematica della rivoluzione che egli svilupperà nel corso della sua vita. Steinlein attinge ad un sostrato teorico negli scritti di pensatori come: Barbès, Blanqui, Fourier, Marx. Così sulla prima pagina di Le Chambard socialiste n° 6, i nomi di questi teorici e rivoluzionari appaiono inscrittitra i raggi di un sole al tramonto. Un personaggio nasconde in parte l'astro rosseggiante. Si tratta del "pauvre Pandore" o Jean Casimir-Perier, presidente del Consiglio (e futuro presidente della Repubblica) che Steinlen ha raffigurato portante gli abiti di Pandora il gendarme [10]. E la didascalia beffarda: "Non fermerai il sole". Casimir-Perier fu diverse volte il bersaglio congiunto di Steinlen e Gérault-Richard a tal punto che quest'ultimo fu condannato ad una pena detentiva dalla corte d'assise della Senna per offese al presidente della Repubblica.
In Le Chambard socialiste, l’opera di Steinlen prende radice nel terreno contestatario alimentato dai socialisti e dagli anarchici.Sullo sfondo di rigetto della borghesia e del mondo politico percepito come globalmente corrotto,   Steinlen sviluppa un'opera operaista, in cui secondo il suo punto di vista, lo sciopero, la rivolta, infine la rivoluzione, non possono essere che la risposta all'oppressione. Stimolato dal conflitto, molto binario, di lotta di classe, egli esorta a, non far cadere la Repubblica, ma ad emmendarla per far esistere la Sociale.

 

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 OGGI

Disegno di Steinlen, Le Chambard socialiste n° 16, 31 marzo 1894.

 

 


Per concludere, ci accontenteremo, per illustrare la speranza di Steinlen nell'avvento di un mondo migliore, di aggiungere al testo, senza altri commenti, due disegni di copertina intitolati
"Aujourd’hui!" [Oggi!] e "Demain!" [Domani!" [Domani] [11]. Ma c'è bisogno di arrivare a dire, come Anatole France scrive nel 1903 in un catalogo d'esposizione delle opere di Steinlen che "L'arte di Steinlen non ha bisogno di commenti. Si spiega da sé e si fa sentire a tutti?".

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DOMANI
Disegno di Steinlen, Le Chambard socialiste n° 17, 7 aprile 1894.

 

 

 

 

 

 

Jean-Luc Jarnier

 

 

 

[Traduzione di Ario Libert]

 

 

 

NOTE

 

[1] Steinlen muore a Parigi nel 1923, all'età di 62 anni dopo aver dedicato la vita interamente all'illustrazione politico sociale.

 [2] BERARDI Henri, Les graveurs du XIXe siècle, guide de l’amateur d’estampes modernes, [Gli incisori del XIX secolo, guida dell'amante di stampe moderne], vol. XII, Paris, éditions Conquet, 1892, p. 56.

[3] JOURDAIN Francis, Un grand imagier, Alexandre Steinlen, [Un grande illustratore, Alexandre Steinlen], Paris, éditions du Cercle d’art, 1954.

[4] Furono ricavati da ogni disegno, cento prove litografiche, fuori testo, edite e vendute da Kleinmann.

[5] Steinlen firma 30 copertine sui primi 32 numeri del Chambard con due eccezioni. La prima pagina [el numero 19  è firmata  da Maximilien Luce ed il numero 20 non comprende illustrazione in copertina. Quest'ultima firmata Petit Pierre (Steinlen) occupa la doppia pagina interna per celebrare il primo maggio 1894. Dopo il numero 32, la maggior parte delle illustrazioni sono firmate da Moloch (detto Hector Colomb). Anche Edouard Couturier vi partecipa. La pubblicazione si ferma con il numero 78 del 8 giugno  1895.

[*] Naturalmente il significato corretto della didascalia è: "Il Signor barone è rimesso in libertà, con gli onori dovuti per un personaggio di alto profilo (haut vol). Si tratta però di un gioco di parole, in quanto "vol", in francese può assumere il significato di "volo", (da qui la mia traduzione di "alto profilo"), ma anche di "furto".

[6] Emile Pouget fu anarchico vicino a coloro che perpetrarono gli attentati dal 1892 al 1894.

[7] La bandiera bianca fu quella del regno di Francia, sino alla cadura di Carlo X, nel luglio 1830. Dopo questa data, fu sostituito con la bandiera tricolore.

[8] Louise Michel, in un'allegoria, è rappresentata come la grande figura della Comune (n° 24 del 26 maggio 1894 ).

[9] Dal 22 a 28 maggio 1871. Il generale Galliffet (soprannominato il fucilatore della Comune) è accusato dai suoi dettrattori di avere, tra l'altro, ordinato delle esecuzioni sommarie nelle fila dei comunardi fatti prigionieri e condotti a Versailles. 

[10] Pandore era il soprannome dato ad un gendarme in una canzone popolare di Gustave Nadaud, del 1857: "Pandore ou les  deux gendarmes" [Pandore o i due gendarmi]. Pandore era un personaggio ridicolo e intelletualmente limitato.

[11] Rispettivamente pubblicati nei numeri 16 (31 marzo 1894) e 17 (7 aprile 1894).

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