Overblog Segui questo blog
Administration Create my blog
7 febbraio 2017 2 07 /02 /febbraio /2017 06:00

Il dialogo di Daniel Guérin con il leninismo [1]

Ian Birchall

In un articolo sulla bisessualità di Guérin, Peter Sedgwick presenta quest'uomo di dialogo che era Daniel Guérin. Si augurava soprattutto di sviluppare la discussione tra le correnti spesso ostili del marxismo e dell'anarchismo: “Tutta la sua vita attiva è stata dedicata allo sforzo per interpretare l'uno e l'altro dei punti di vista che avevano una validità parziale ma che pretendevano di detenere una verità universale. In quanto mediatore tra il socialismo libertario e il bolscevismo 'Autoritario', in quanto difensore dell'anarchismo tra i marxisti e di marxista tra gli anarchicheggianti, è stato un interprete onesto allo stesso modo in cui è uno dei rari interpreti delle sessualità l'una in rapporto all'altra. Bifocale ma sinottico in politica come nel sesso, la sua impresa è stata raramente eguagliata in seno alla sinistra” [2].

Alcune volte, Guérin si fissò l'obiettivo ancora più ambizioso di riuscire in una sintesi tra Marx e Bakunin [3]. Ma insisteva anche sul fatto che il socialismo e l'anarchismo non dovevano essere soltanto giustapposti, rappresentando due correnti parallele in seno  ad uno stesso movimento per l'emancipazione umana: “Anarchismo, infatti, è, innanzitutto, sinonimo di socialismo. L'anarchico è, in primo luogo, un socialista che mira ad abolire lo sfruttamento dell'uomo sull'uomo. L'anarchismo non è altra cosa che uno dei rami del pensiero socialista” [4].

In realtà, l'importanza di Guérin poggia più sul suo ruolo di mediatore che di uomo di sintesi. Per sessant'anni, ha sempre manifestato la sua volontà di cooperare con tutte le componenti della sinistra francese, con quelli che condividevano i suoi scopi fondamentali di un'autoemancipazione del proletariato, della liberazione coloniale e della libertà sessuale. Era un polemista vigoroso, nessun lettore della sinistra, anche marginale, sfuggì alla sua attenzione. Nel 1967, scrisse una lettera piena di rabbia al bimestrale Pouvoir ouvrier [5] in difesa delle sue concezioni sull'anarchismo, accusando i suoi critici di cattiva interpretazione e di disonestà intellettuale. A quell'epoca, PO appariva sotto forma ciclostilata e non contava più di 30 persone [6]. Era anche molto generoso, non cercando mai di calunniare i suoi avversari, anche se era in profondo disaccordo con essi. Nel suo libro sull'Algeria, polemizza in modo vivace contro la difesa da parte di Francis Jeanson della politica del FLN e contro le sue critiche al Movimento nazionale algerino (MNA), ma rende subito omaggio al coraggio di Jeanson come militante anti-imperialista [7]. Augurava sempre sfidare l'ortodossia, sia essa marxista o anarchica. Nelle prime pagine del suo libro su Proudhon, notava che molti dei suoi lettori potevano essere colpiti dalle sue critiche del pioniere dell'anarchismo [8]. Nel 1969, scriveva a proposito di sé: "I marxisti gli hanno voltato la schiena, in quanto 'anarchico' e gli anarchici, per via del suo 'marxismo', non hanno mai voluto considerarlo come uno dei loro" [9]. Al di là delle varie formulazioni, resta un principio centrale: "La Rivoluzione del nostro tempo si farà dal basso, o non si farà" [10].

Le discussioni classiche tra anarchismo e leninismo ritornano alla superficie secondo forme nuove nel movimento anticapitalista [11]. Per coloro tra di noi che si augurerebbero che questo scambio di argomenti conduca a un dialogo costruttivo, piuttosto che alla sterile futilità delle reciproche denunce, Guérin dovrebbe essere un modello, non tanto per le conclusioni alle quali approda quanto per il suo stile, E' in questo quadro che desidero esaminare alcun aspetti del suo atteggiamento evolutivo nei confronti di Lenin e del leninismo.

Critica del giacobinismo

Nel 1946, Guérin pubblicava Il suo monumentale studio La lutte de classes sous la première République, nel quale affermava che se la Rivoluzione francese era, in termini marxisti, una rivoluzione borghese, essa conteneva anche l'embrione di una rivoluzione proletaria. I salariati parigini avevano cominciato ad agire indipendentemente dai Giacobini, che Guérin considerava come diretti dall'ala sinistra della borghesia.

In questo senso 

 

 

prolétarienne. Les salariés parisiens avaient commencé à agir indépendamment des Jacobins, que Guérin considérait comme dirigés par l’aile gauche de la bourgeoisie.

En ce sens, les Jacobins jouaient un rôle conservateur par rapport à la menace d’en bas. Cela défiait la traditionnelle conception républicaine et Front populaire selon laquelle la Révolution était « un bloc »12, et l’a conduit à être vilipendé par des historiens staliniens tels que George Rudé13 et critiqué en termes plus nuancés par Georges Lefebvre14.

Comme contribution à la compréhension de la Révolution française, les travaux de Guérin doivent être jugés à l’aune de récents travaux universitaires. La recherche de Jean-Marc Schiappa sur les babouvistes semble confirmer avec certitude la conception de Guérin d’une classe ouvrière émergente ; bien que Schiappa se réfère explicitement à Edward Thompson15 plutôt qu’à Guérin, son terme « classe ouvrière en gestation » est une variante tout à fait mineure de la métaphore de l’embryon de Guérin16.

Mais Guérin avait également lancé une polémique contre la tradition jacobine, qu’il voyait comme représentant un courant autoritaire étranger aux meilleures traditions de ce qu’il vint à appeler « le socialisme libertaire ». Dans une lettre à Marceau Pivert, il déclarait que « le livre est une introduction à une synthèse de l’anarchisme et du marxisme que j’aimerais écrire un jour »17.

 

 

Dans une préface à La lutte de classes, écrite originellement en 1977, mais dans laquelle « le présent et le futur envahissent le passé à un tel point que je ne pouvais oser le mettre en avant dans mon livre »18, Guérin argumente que tandis qu’un mouvement de masse doit se combiner avec une avant-garde consciente, cette avant-garde pouvait être « soit un parti communiste, vraiment communiste… ou un noyau libertaire comme la Fédération anarchiste ibérique ou des minorités actives comme celles du syndicalisme révolutionnaire d’avant 1914 »19. Il ouvrait ainsi un débat sur les formes d’organisation
qui allait le préoccuper pendant les quarante années suivantes.

Sa critique du jacobinisme est exposée dans un article, « La révolution déjacobinisée », inclut dans son étude de 1959, Jeunesse du socialisme libertaire »20. Là, il argumentait qu’il y avait au sein du marxisme une tension non résolue entre un courant libertaire et un courant autoritaire ou jacobin. Plus tard, Lénine « se réclamant tout à la fois du ‘jacobinisme’ et du ‘marxisme’, inventera la conception de la dictature d’un parti se substituant à la classe ouvrière »21. Comme il le notait, avant 1917, Lénine rejetait l’idée de la révolution permanente et croyait que la Révolution russe n’irait pas plus loin que le stade de la démocratie bourgeoise ; avec ce résultat : Lénine « a souvent tendance à surestimer l’héritage de la Révolution française »22.

Guérin fit paraître deux recueils supplémentaires d’articles incluant « La révolution déjacobinisée » comme un des textes principaux : Pour un marxisme libertaire (1969) - un titre qui, ainsi qu’il l’admit plus tard, avait choqué et embrouillé ses nouveaux amis libertaires23- et A la recherche d’un communisme libertaire (1984).

 Un des problèmes dans l’étude de la pensée de Guérin est qu’elle est autocritique et en constante évolution, et qu’à partir de là, il produisit en permanence des versions révisées des anciennes versions de ses textes. Beaucoup de ces changements étaient de nature purement stylistique, mais quelques uns représentaient une réelle transformation dans sa pensée. Celles que nous avons notées dans le cadre de cette contribution ont été observées par nous plus ou moins par hasard, en le lisant. Il y a place pour au moins une thèse sur l’analyse des révisions réalisées par Guérin lui même. La pensée de Guérin était constamment en mouvement et, pour rendre les choses encore plus difficiles, elle ne s’écoulait pas toujours dans la même direction.


Ainsi, quand La lutte de classes fut republiée en 1968, Guérin y apporta un nombre de modifications significatives24. Comme il le nota lui-même, il trouvait désormais la notion de dictature du prolétariat « frelatée » et dans ce travail, il la remplaça par la phrase avec « la contrainte révolutionnaire »25. Dans l’introduction, deux paragraphes sur la dictature du prolétariat, incluant le point de vue de Lénine selon lequel la dictature du prolétariat présentait un double visage, étant à la fois répressive et élargissant la démocratie, disparaissent26. Quelques pages plus loin, l’édition de 1946 proposait que, en reformulant les concepts clés du socialisme, on devrait « prendre pour point de départ le sommet de la courbe atteint par la pensée marxiste (avant qu’elle ne commençât à dégénérer) et qui, si haut qu’il fût, était loin d’être le dernier mot de la science révolutionnaire. On partirait par exemple, de l’Etat et la Révolution de Lénine ». Ces deux phrases disparaissent en 1968, et le paragraphe est réaménagé. Pourtant, l’index de l’édition de 1968 fait référence à Lénine pour la page sur laquelle le paragraphe en question était situé, suggérant que Guérin avait pris une décision de dernière minute, peut-être au moment de la relecture des épreuves, en retirant cette référence à Lénine. Le livre fut imprimé en novembre 1968, ce changement fut donc effectué sans aucun doute dans la foulée des évènements de Mai 6827. Dans le second volume, un paragraphe traitant de la comparaison entre le rôle des facteurs subjectifs et objectifs supposait que « Sans Lénine et Trotsky, il n’est pas du tout certain que les journées d’Octobre 1917 à Pétrograd se fussent terminées par une victoire ». De nouveau ce passage disparaît en 196828.


Le chapitre final, traitant de la défaite des bras nus et des activités de Babeuf, montre également des reconsidérations. En 1946, un titre de chapitre nous informe: « Mais une direction révolutionnaire leur manque ». En 1968 cela est transformé en : « Mais une stratégie révolutionnaire leur manque »29. Un peu plus loin, l’édition de 1946 constate que « Pas un instant, les babouvistes, dans leur évocation de l’an II, ne se posent la question : qui avait le pouvoir ? ». De nouveau, cette formulation léniniste disparaît en 1968 30.

 

Pourtant, l’argumentation principale sur les babouvistes demeure inchangée. Même si
quelque part ailleurs, Guérin suggérait une continuité de Babeuf à Lénine via Blanqui,
dans son analyse essentielle de Babeuf, Guérin n’a pas grand-chose à dire sur
l’organisation. Il s’est peu appuyé sur les documents préparés pour le procès de Babeuf
qui pourtant donnent une description vivante de la manière dont la soi disant conspiration
de Babeuf avait en fait fonctionné. Au lieu de cela, Guérin dirige son tir presque
exclusivement sur la manière dont les babouvistes cherchèrent à coopérer avec les
anciens disciples de Robespierre, et ainsi omirent de proposer leur propre analyse de la
période de pouvoir robespierriste. De fait, ce qui échappe à l’observation de Guérin, c’est
que les babouvistes firent une première et hésitante tentative pour appliquer la tactique du
front uni.

Pour comprendre pourquoi Guérin évolua politiquement entre 1946 et 1968, il est
nécessaire d’examiner à la fois ses écrits politiques et son expérience pratique des

 

organisations de gauche. Dans cette optique, un texte sur Lénine, publié en article dans
une revue en 1957, apparaît décisif31. Il a été republié sous forme de livre avec quelques
brefs ajouts et des notes de bas de page en 1959, puis de nouveau en 1969 et en 1981, à
chaque fois après le texte « La révolution déjacobinisée », apparemment comme un
complément à ce dernier32.

 

Guérin lecteur critique de Lénine

 

 

Guérin lecteur critique de Lénine

Les critiques adressées à Lénine sont très différentes à la fois de celles des

attaques des courants de droite issus de la guerre froide en même temps que de l’approche

anarchiste. Sa critique n’est pas d’ordre psychologique ou historique. Il ne met pas en

doute les motivations de Lénine, ni ne suggére que ses idées « autoritaires » dérivent d’un

désir de pouvoir personnel. Il ne procéde pas plus à une large discussion des actions du

bolchévisme au pouvoir. Au lieu de cela, il procéde presque comme s’il était en train

d’écrire une histoire de la philosophie, présentant largement les idées de Lénine sur le

parti et l’Etat, avec une référence particulière à certains textes clés. Cette approche

présente certains avantages significatifs. Elle permet de mettre l’accent sur des thèmes

décisifs plus que sur les évènements anecdotiques ou des allégations d’atrocités, et

permet ainsi une présentation plus calme et plus sobre du débat. Mais en même temps,

elle présente de sérieuses limites, comme je vais tenter de le montrer.

Il commence en soulignant qu’il rejette l’idée d’une continuité entre Lénine et Staline,

contre le postulat central partagé par les staliniens et par les courants de droite, aussi bien

que par quelques anarchistes. Guérin affirme son admiration pour la stratégie

révolutionnaire qui a abouti à la première révolution ouvrière réussie en Octobre 191733

.

(Après avoir publié ce démenti introductif en 1957, 1959 et 1969, Guérin ne le reprend

pas dans l’édition de 1984 de A la recherche d’un communisme libertaire. Que ce soit

parce qu’il pense que le débat était devenu obsolète ou parce qu’il accepte désormais un

degré de continuité entre Lénine et Staline, il est impossible de le déterminer).

Après une brève évocation du mouvement socialiste depuis Babeuf, Guérin met l’accent

sur la critique du Que faire ?de Lénine de 1902. Le tiers décisif de l’article est consacré à

une critique de ce qu’il présente comme un texte central. Cependant, sa présentation de

l’argumentation de Lénine n’est pas toujours précise. Ainsi, il accuse Lénine d’une

admiration mal contenue pour le narodnik Tkatchev, quand la seule référence à Tkatchev

dans Que faire ? lui attribue ironiquement une importance en opposition avec un de ses

disciples des derniers jours, en référence à la formulation sarcastique de Marx sur la

première fois comme tragédie et la seconde comme farce

34

.

Guérin donne une importance particulière à l’usage que fait Lénine dans Que faire ?

d’une formulation de Kautsky : « Ainsi la conscience socialiste est introduite dans le

 

 

da pagina 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NOTE:

[1] Traduction Georges Ubbiali, relue par l’auteur. Merci également à J.-P. Salles et J.-G. Lanuque, pour leur attentive relecture. Ce texte a par ailleurs été édité en version originale dans Revolutionary History, Vol 9,
n°2 (2006). Il est également disponible en ligne à l’adresse suivante : http://www-
staff.lboro.ac.uk/~eudgb/Birchall_paper.DOC

[2] P. Sedgwick, « Out of Hiding : The Comradeships of Daniel Guérin », Salmagundi 58-59, 1982-83, pp.
197-220, en particulier p. 219.
3
Introduction à la ré-édition de Rosa Luxembourg et la spontanéité révolutionnaire, Paris, 1982, p. 4. Pour
une contribution récente sur ce point de vue, voir A. Woodward, « Marx, Bakunin or What ? », What
Next ?, n° 28 (2004), pp. 22-28.
4
D. Guérin, L’anarchisme, Paris, 1965, p. 15.
5
Pouvoir ouvrier, n° 84, mai-juin 1967, p. 23. C’était une réponse à un compte-rendu non signé et très
hostile de son livre L’anarchisme, qui caractérisait l’autogestion comme réformiste et dénonçait le soutien
de Guérin à l’Algérie et à la Yougoslavie (n° 83, mars-av. 1967, pp. 21-23). Voir aussi les réponses dans les
numéros 85, juil.-août 1967, p. 15 et 86, sept.-oct. 1967, pp. 10-16.
6
P. Gottraux, Socialisme ou barbarie, Lausanne, 1997, p. 167.

 

 

 

 

 

[7] D. Guérin, Quand l’Algérie s’insurgeait, Claix, 1979, pp. 80-83.
[8] D. Guérin, Proudhon oui et non, Paris, 1978, p. 7.
9
D. Guérin, Pour un marxisme libertaire, Paris, 1969, p. 7.
10
Pour un marxisme libertaire, p. 39.
11
Pour un compte rendu de quelques-uns de ces débats, voir C. Harman, « Anti-capitalism : theory and
practice », International socialism n° 88 (autumn, 2000), pp. 3-59.
12
La phrase était de Clémenceau. Voir G. Dallas, At the Heart of a Tiger, London, 1993, p. 292-297.
13
G. Rudé, « Les ouvriers parisiens dans la révolution française », La pensée, XLVIII-XLIX (1953), pp.
108-109.
14
G. Lefebvre, compte rendu de La lutte de classes, Annales historiques de la Révolution Française, XIX
(1947), pp. 173-179.
15
Historien anglais, auteur de La formation de la classe ouvrière anglaise, Gallimard-Seuil, 1988, ouvrage
de la plus grande importance dans l’historiographie marxiste [Note du traducteur].
16 J.-M. Schiappa, Les babouvistes, Saint Quentin, 2003, pp. 34 et 146-147.

[17] Guérin, Le Feu du sang, Paris, 1977, p. 137.

[18] Le Feu du sang, p. 135.

[19] Guérin, La Révolution française et nous, pp. 55-56.
20
Guérin, Jeunesse du socialisme libertaire, Paris, 1959, pp. 29-63.
21
Guérin, Jeunesse…, p. 43.
22
Guérin, Jeunesse…, p. 61.
23
Guérin, A la recherche d’un communisme libertaire, Paris, 1984, p. 9.
24 D. Guérin, La lutte de classes sous la Première République, Paris, 1946, Paris, 1968. Ci après LDC 46 et
LDC 68. Une tentative d’analyse de quelques différences entre les deux éditions est proposée dans N. Carlin, « Daniel Guérin and the working class in the French Revolution », International socialism, n° 47
(summer 1990), pp. 197-223.
25
Guérin, A la recherche d’un communisme libertaire, Paris, 1984, p. 9.
26
LDC 46, I, pp. 38-39 ; LDC 68, I, p. 54.
27
LDC 46, p. 143 ; LDC 68, I, p. 58; II, p. 591.
28
LDC 46, II, p. 292 ; LDC 68, II, p. 326.
29
LDC 46, II, p. 333 ; LDC 68, II, p. 370.
30
LDC 46, p. 353 ; LDC 68, II, p. 392.

 

 

 

LINK:

 

 

Le dialogue de Daniel Guérin avec le léninisme

link
https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:1SAun3JniI4J:www.dissidences.net/documents/complement_vol2_birchall.pdf+Le+dialogue+de+Daniel+Gu%C3%A9rin+avec+le+l%C3%A9ninisme+[1]&hl=it&gl=it&pid=bl&srcid=ADGEEShJTwZKCPpxrp7s5j31Ho1h2Vr166G5USHOkElUlNjPX8Pqo8RrbdPPi77AWu9cFZ14LbzO6rEsQDDLpKqM3rSUHnaypagHJw_dOqV5QbVg-sKjcmmaAzzhpAejptzdsfU86bTq&sig=AHIEtbSCmEUzfXMpsU4APYa4iHCZ_zOaNQ&pli=1

Repost 0
Published by Ario Libert - in Marxismo libertario
scrivi un commento
31 gennaio 2017 2 31 /01 /gennaio /2017 06:00

Presentazione delle lettere di Anton Pannekoek

 

Maximilien Rubel

Lettere di Pannekoek

 

Avvertenza

Le lettere ed estratti di lettere che pubblichiamo provengono da una corrispondenza che abbiamo avuto con Anton Pannekoek (1873-1960) negli anni 1951-1955, in lingua tedesca. Il lettore indovinerà facilmente il contenuto delle nostre lettere dalle risposte e critiche formulate dal pensatore olandese. Così ci siamo limitati a citare i passaggi delle nostre lettere fatte oggetto di osservazioni del nostro corrispondente. Ci è sembrato tanto più importante cedere la parola all'autore di I Consigli operai in quanto così gli viene offerta l'occasione di completare e precisare le sue concezioni "marxiste" a proposito delle questioni fondamentali del movimento operaio nei suoi aspetti eziologici e la sua finalità emancipatrice. Ci riproponiamo di fornire ulteriormente sotto forma di un libricino più ampiamente documentato, un'edizione integrale di questa corrispondenza. Il lettore francese che conosce il tedesco dovrà accontentarsi nell'intervallo delle spiegazioni in francese di cui facciamo precedere ogni lettera o estratto di lettere Abbiamo rispettato il testo originale delle lettere, tranne correggere alcuni errori grammaticali (regime dei verbi) e la punteggiatura in alcuni luoghi insufficiente; inoltre, abbiamo trascritto per intero le abbreviazioni utilizzate dall'autore.

Riteniamo utile completare quest'Avvertenza, citando qualche estratto della Presentazione che abbiamo posto in testa alla traduzione del testo tratto da I Consigli operai, pubblicato nel libro Conseils ouvriers et Utopie socialiste (Cahiers du Centre d'Etudes Socialistes, Paris, maggio-giugno 1969). Riassumendo la prima parte del libro di Pannekoek, scrivevamo: "La Seconda guerra mondiale avendo lasciato l'Europa in stato di devastazione e di miseria, incombe agli operai del mondo intero prendere in mano il proprio destino e la sorte dell'economia mondiale per liberarsi da se stessi e liberare il mondo dal modo di produzione capitalista. Essi devono dapprima prendere coscienza della loro condizione e della vera natura dell'organizzazione capitalista allo scopo di diventare i padroni della produzione, perché sono le principali vittime del sistema capitalista. I rapporti sociali devono subire un cambiamento totale e profondo. Cosciente delle contraddizioni del capitalismo, la classe operaia ha acquisito un nuovo senso del diritto e della giustizia. Essa aspira a un ordine sociale fondato sulla proprietà comune dei mezzi di produzione. Questo sistema di produzione sorgerà dalla lotta di classe e non dalla testa e dalla volontà di una nuova elite dirigente. Gli operai avranno cominciato l'organizzazione della produzione sul luogo stesso del loro lavoro, nelle officine, le fabbriche, in uno spirito di cooperazione e con la volontà di coordinare i compiti da compiere, secondo le regole d'amministrazione e di ripartizione stabiliti in comune. Ma gli operai devono capire innanzitutto che il capitalismo li opprime non soltanto economicamente ma anche e soprattutto intellettualmente. Il loro primo compito è dunque di vincere il capitalismo teoricamente prima di sconfiggerlo materialmente. Essi devono anche respingere il socialismo di Stato, fondato sulla proprietà pubblica dei mezzi di produzione e sul principio della direzione autoritaria e gerarchica. La trasformazione della società sarà essenzialmente la trasformazione delle masse operaie nell'azione, la rivolta, l'auto-emancipazione. Si può pensare che Pannekoek non fa che imitare i grandi utopisti, tracciando un ritratto così idealizzato della classe operaia. Ma ciò significa dimenticare la differenza essenziale che separa questo ritratto dal Lavoratore futuro, dal quadro della città futura. Perché per Pannekoek il primo è la condizione della seconda. Se il lavoratore non cambia mentalità, la società resterà una società di sfruttamento e di oppressione. Naturalmente, l'autore non esprime delle ipotesi, ma delle convinzioni, addirittura delle certezze. Astronomo e antropologo, ha fede nell'uomo e nelle sue possibilità evolutive. E' grazie a questa fede che ha potuto scrivere I Consigli operai in piena guerra, mentre le classi operaie dei paesi industrializzati erano intente a librarsi in uno dei più grandi massacri della storia. Ci si accorge di colpo che il "socialista scientifico" Pannekoek era innanzitutto  l'uomo di una fede per cui la scienza non era che un mezzo per costruire delle ragioni di credere e di esperire. Per completare queste osservazioni aggiungeremo degli estratti di una lettera che Pannekoek rivolse a un amico francese (M. R.) nel 1952.

"E' una buona idea voler discutere, in un circolo Zimmerwald, della situazione e della tattica del socialismo (...). Il nome (di questo circolo) traccia la prospettiva di fronte alla molteplicità delle organizzazioni che, durante la Prima guerra mondiale, in Europa, hanno seguito i governi capitalisti e hanno così impedito ogni lotta operaia (union sacrée), un piccolo numero di persone si sono riunite per proclamare la loro opposizione e chiamare di nuovo alla lotta.

Oggi, si tratta di piccoli gruppi di fronte alla massa dei socialisti e dei sindacalisti governativi (...). Certo, non può ancora trattarsi di altra cosa che di discutere nuove forme di lotta e di organizzazione. Oppure ancora non di questo: tutto ciò di cui si può discutere, sono dei punti di vista generali, della teoria dello sviluppo mondiale e della lotta di classe. Ora, voi ponete una serie di domande a proposito della teoria dei consigli; vi vedete delle contraddizioni, delle difficoltà, delle impossibilità, e desiderate più chiarimenti, dei dettagli che non trovate nel libro I consigli operai. Ma non dovete dimenticare che impiegando il termine "consiglio operaio", non proponiamo soluzioni, ma poniamo dei problemi.

E ciò vuol dire che in quanto piccoli gruppi di discussione, noi non possiamo risolvere questi problemi, e non siamo noi a poter preservare il mondo dalle crisi e dalle catastrofi; e anche se tutti gli uomini politici e capi di organizzazioni si riunissero e volessero salvare il mondo, essi non potrebbero anche loro risolvere questi problemi.

Lo potrebbero fare soltanto delle forze di masse, di classi, attraverso la loro lotte pratiche (e cioè un'epoca, un periodo storico di lotta di classe).

Non siamo in grado - e non è il nostro compito - d'immaginare come esse lo faranno; le persone che si trovano praticamente e a tutti i momenti davanti a compiti dovranno farlo, per quanto ne saranno capaci. Ma allora si tratterà meno di prendere delle misure particolari o di scoprire delle forme d'organizzazione, che dello spirito che anima le masse.


E' quanto evidenziate voi stesso molto giustamente. Ciò che importa dunque e che possiamo fare, non è di immaginare al loro posto come dovranno agire, ma di far loro conoscere lo spirito, i principi, il pensiero fondamentale del sistema dei consigli che si riassumono in questo: i produttori devono essere essi stessi i padroni dei mezzi di produzione. Se il loro spirito se ne compenetra, essi sapranno essi stessi, necessariamente, ciò che si dovrà fare. Ci troviamo oggi nella stessa situazione di un tempo, quando si è rimproverato ai socialisti di rifiutarsi a rivelare esattamente come essi volevano organizzare la società futura e di rinviare la rivoluzione: le persone che faranno la rivoluzione avranno anch'essi da risolvere i loro problemi. La stessa cosa vale per il caso che ci preoccupa: quando poniamo come principio vivente che i lavoratori vogliono essere padroni dei loro mezzi di produzione, non abbiamo bisogno di romperci la testa per sapere come, in quale forma organizzativa, la cosa dovrà essere realizzata. Anche se vi si dice: "Ditecelo esattamente, altrimenti ci rifiutiamo di partecipare". E' da questo punto di vista che si dovrebbe affrontare la discussione sui mezzi di lotta. Di conseguenza, la propaganda dell'idea dei consigli non significa che se i lavoratori abolissero domani i partiti e i sindacati e li sostituissero con dei consigli tutta la situazione verrebbe di colpo cambiata. Ciò significa che le differenze di classe, il dominio di classe e lo sfruttamento non possono essere abolite con il parlamentarismo  e i sindacati, ma soltanto per mezzo dell'organizzazione dei consigli. Del resto, potete leggerlo in I Consigli operai: "i consigli sono il tipo di organizzazione naturale del proletariato rivoluzionario".

 

LETTERA DEL 21 LUGLIO 1951

NB — Avevo fatto pervenire ad Anton Pannekoek, attraverso la mediazione di Henk Canne Meijer (Henk CM), due articoli pubblicati in La Revue socialiste: "Pour une biographie monumentale de Karl Marx" [Per una biografia monumentale di Karl Marx] (ottobre 1950) e "Réflexions sur la société directoriale" [Riflessioni sulla società manageriale] (febbraio 1951). Henk anne Meijer (1890-1962), comunista dei consigli olandesi, fu uno dei principali animatori del movimento negli anni trenta, "l'anima del Gruppo dei comunisti internazionalisti" (GIC) di cui redasse in tedesco il "lavoro collettivo" pubblicato nel 1930 con il titolo Grundprinzipien kommunistischer Produktion und Verteilung (Principi fondamentali di produzione e distribuzione comunista).

In una lettera datata 11 settembre 1953, rispondendo alal domanda che gli avevamo posta di fornirci qualche elemento autobiografico, Anton Pannekoek ci scriveva "Per quanto riguarda la nota biografica (destinata a un articolo che doveva uscire in La Revue socialiste, M .R.), basterà ampiamente citare che sono nato nel 1873, che sono entrato nel partito socialista nel 1900, che sono stato membro attivo del Partito socialista tedesco (1906-1914), e che fui dal 1918 professore di astronomia e matematica ad Amsterdam"; per quanto riguarda i miei scritti, basterà menzionare I Consigli operai.

Considero sempre che l'eventuale pubblicazione di una traduzione della prima parte di questo libro sarebbe il mio migliore contributo al movimento operaio".

M. R.

 

Allegato

Estratti dai Nota Bene di alcune lettere:

 

 

LETTERA DEL 22 GIUGNO 1952

NB – Nella mia lettera del 19-6-1952, avevo ripreso la questione delle nuove forme della lotta di classe nel loro rapporto con le istituzioni democratiche che soltanto rendono possibile l'organizzazione di massa del proletariato militante. Avevo citato a questo proposito un passaggio di I Consigli operai in cui è detto, tra altre cose: "A certain amount of social equality and political rights for the working class is necessary in capitalism" (edizione inglese, 1950, p. 74). Il sindacalismo rivoluzionario non era forse un movimento della stessa natura di quello dei consigli operai in circostanze indubbiamente diverse ma che perseguivano lo stesso obiettivo con dei mezzi la cui principale risorsa era il comportamento individuale dei combattenti? Avevo scritto: "La lotta non è affare di una nuova teoria ma di uomini nuovi", qualunque sia il modo di organizzazione praticato dai lavoratori. Nessuna organizzazione di consigli è immune contro lo spirito burocratico o la volontà di potenza di minorità che sappiano sfruttare la fiducia della "base".

Terminando la mia lettera, esprimevo il desiderio di parlare del libro di Anton Pannekoek  davanti al Circolo Zimmerwald (creato da Daniel Martinet e sostenuto dal gruppo di militanti che pubblicavano La Révolution prolétarienne). Speravo di avere anche l'occasione di sollevare il problema della pubblicazione di I Consigli operai in versione francese (vedere la traduzione di un'estratto di questa lettera nella nostra introduzione).

M. R.

 

LETTERA DEL 19 MAGGIO 1954

NB – Anton Pannekoek risponde alla mia lettera del 5-5-1954 di cui non ho conservato copia. Pur dicendo di diffidare del termine "etica", Anton Pannekoek attribuisce un'importanza decisiva alle iniziative d'auto-educazione e di lotta sindacale degli operai che fanno prova in tal modo della loro volontà di affermarsi come forza intellettuale ed economica. Rinvia alla lettera che aveva spedito alla rivista marxista Socialisme ou barbarie in cui uscì sul fascicolo IV, aprile-giugno 1954. La menzione del nome di M. Mitrany si spiega con il fatto che avevo inviato a Anton Pannekoek un estratto pubblicato sulla Revue d’histoire économique et sociale e dove criticavo l'opera di quest'autore su "Marx et la paysannerie".

M. R.

 

LETTERA DEL 12 APRILE 1955

NB – Avevo relazionato (nella mia lettera del 6 aprile 1955) a Anton Pannekoek di un dibattito che avemmo nel nostro piccolo circolo di studi sulla rivoluzione in Cina, non senza sollevare indirettamente la questione del nostro "compito" di fronte agli avvenimenti di cui le ripercussioni mondiali dovevano a più o meno lunga scadenza spingere il movimento operaio in Occidente a delle scelte politiche decisive - come un tempo davanti alla rivoluzione russa.

In quanto all'estratto dell'"articolo sul libro di Kautsky", si tratta della cronaca che avevo dedicato alla voluminosa opera del teorico socialista tedesco: Die materialistische Geschichtsauffassung (…). Ci vedevo la conferma al contrario dell'argomento che avevo sostenuto lungo tutto il nostro dialogo. La società umana, infine storica, non potrebbe essere creata da esseri angosciati che costruiscono le armi di annientamento totale: ogni marxismo che trascuri la responsabilità etica degli sfruttati nella decadenza della società globale si condanna a non essere più di una speculazione "materialista" sulle opportunità di sopravvivere offre all'eterno troglodita.

M. R.

 

[Traduzione di Ario Libert]

Repost 0
Published by Ario Libert - in Marxismo libertario
scrivi un commento
30 dicembre 2016 5 30 /12 /dicembre /2016 06:00

Il significato storico della barbarie staliniana

 

Maximilien Rubel

la-flamme-n2-1946.jpg

Testo di Maximilien Rubel pubblicato senza firma sul n°5 di La Flamme [La Fiamma], rivista teorica dell'Unione dei comunisti internazionalisti (novembre 1945). Ripreso nel n°25 della rivista "Agone" (2001).

 

L'unità negli obiettivi della politica russa deriva [...] dal suo passato storico, dalle sue condizioni geografiche e dalla necessità di acquisire dei porti di mari liberi nell'Arcipelago così come nel Baltico, se vuole mantenere la sua egemonia in Europa.
Tuttavia, il modo tradizionale con cui la Russia persegue i suoi obiettivi è lungi dal meritare il tributo d'ammirazione che le pagano i politici europei. Se il successo della sua politica ereditaria prova la debolezza delle potenze occidentali, la mania stereotipata di questa politica dimostra la barbarie inerente alla Russia in quanto tale.
 
Karl Marx, La politica tradizionale dello zarismo russo, New York Daily Tribune, 12 agosto 1853.

 

Se la Russia continua a marciare nel sentiero seguito dal 1861, essa perderà la più bella occasione che la storia abbia mai offerto a un popolo, per subire tutte le peripezie fatali del regime capitalista.
[...] se la Russia tende a diventare una nazione capitalista per mezzo delle nazioni dell'Europa occidentale, e durante questi ultimi anni si è data molto da fare in tal senso, essa non vi riuscirà senza aver preventivamente trasformato una buona parte dei suoi contadini in proletari; e dopo ciò, una volta giunta nel girone del regime capitalista, essa ne subirà le spietate leggi, come un tempo i popoli profani.
 
Karl Marx, Risposta a Mikhaïlovski, novembre 1877.

 

Nel 1882, Marx e Engels credevano ancora che la proprietà comune (mir) russa potesse diventare il punto di partenza di una rivoluzione comunista e che quest'ultima potesse diventare anche il segnale di una rivoluzione operaia in Occidente [1]. I narodnik [populisti] in un primo tempo, i socialisti rivoluzionari successivamente, continuavano a prendere sul serio questa alternativa formulata dai maestri del socialismo scientifico, quando invece Lenin ed il suo partito, e l'intera socialdemocrazia russa credevano di aver capito che la Russia avesse definitivamente scelto il suo destino: la rivoluzione borghese e il capitalismo selvaggio. 

Nell'ottobre del 1917, i bolscevichi volevano fare questa rivoluzione borghese, ma i soviet degli operai, contadini e soldati aspirarono ad altra cosa, ad una cosa per la quale né essi né le condizioni economiche della Russia erano ancora mature. Cosa accadde in queste circostanze? La rivoluzione occidentale? Per sfortuna di tutti essa non venne. La profezia geniale di Marx si compì allora: la Russia cominciò a trascinarsi sotto il giogo capitalista ed è il partito bolscevico che ve la spinse. 

Le fasi di questa evoluzione della Russia, del comunismo di guerra, attraverso la NEP, la pianificazione industriale e la collettivizzazione della classe contadina, sino al compimento definitivo del sistema economico statuale e di un regime cesareo, sono troppo note nei loro sanguinari e drammatici episodi per essere qui ricordati. Ma ciò che si deve sottolineare è che Lenin dovette sin dall'inizio rinunciare alla sua dottrina politica per la quale egli aveva per più di dodici anni condotto una spietata lotta contro il populismo ed il menscevismo.

Così, nel 1917, egli si impadronì del programma dei socialisti rivoluzionari (smembramento e distribuzione delle terre) e, nel 1921, instaurando la NEP, ha realizzato quel "Termidoro proletario" che i menscevichi avevano sempre previsto come inevitabile nell'eventualità di una presa del potere da parte del partito proletario. Tuttavia, sempre prendendo in prestito le sue parole d'ordine politiche ai suoi avversari, Lenin non esitava a proibire ai suoi oppositori ogni attività di propaganda. Dopo la morte di Lenin, fu la volta di Trotski di preconizzare la "trascrescenza" della rivoluzione verso una statalizzazione forsennata, e la lasciò a Stalin che si incaricò di realizzare il programma di Trotski, naturalmente liquidando il trotskismo. Quest'ultimo doveva e deve logicamente continuare a glorificare se non Stalin per lo meno le "basi sociali" della Russia lasciate intatte, secondo Trotski ed i suoi fedeli, dal dittatore rosso.

Tutto ciò è accaduto ed accade ancora sotto il nome di marxismo.

Ma grazie a Marx, sappiamo che ogni classe dominante ha bisogno di ideologi e di ideologie che giustificano il suo regime di sfruttamento: il marxismo non è sfuggito a questa sorte e nel mondo in cui gli antagonismi di classe persistono non c'è nulla di sorprendente nel fatto che il "marxismo" si trasforma del tutto semplicemente in ideologia di tradimento e dell'oppressione- fenomeno che Marx ha freddamente intravisto quando egli affermò perentoriamente: "Tutto quel che so, è che io non sono marxista" [2].

Marx non ha certamente pensato che una rivoluzione, che tutti i fattori soggettivi e oggettivi condannavano a essere capitalista, potesse richiamarsi al suo insegnamento. Che la più feroce dittatura minoritaria che la storia abbia conosciuta potesse pretendere di esercitarsi in suo nome.

La discussione sulla realtà o l'irrealtà delle "basi sociali" in Russia è sterile e scolastica. Ciò che conta, è di sapere se il proletariato russo crede di difendere le conquiste d'Ottobre. Ciò che conta, è di sapere se il proletariato occidentale crede nella Russia, malgrado Stalin.

Ora è certo che l'una e l'altra di questa supposizioni appartengono al regno della fantasia. Il merito del trotskismo non è da meno: solidarizzando con il proletariato russo contro Stalin, proclama il dovere per il proletariato occidentale di desolidarizzarsi dalla sua borghesia e dal suo Stato e di prendere una posizione disfattista e rivoluzionaria in caso di guerra. Con ciò, il trotskismo assume la posizione di disfattismo "ultra-sinistra" secondo la quale la Russia non merita di essere difesa. Il processo dei "traditori" e i campi di deportazione russi, i campi di sterminio tedeschi, la bomba atomica americana - tutto ciò ha molto più significato storico delle diatribe talmudiche sulle "basi sociali" della Russia. L'infamia umana è al livello dell'intelligenza scientifica dell'uomo. Nessun dubbio che la rivoluzione s'impone ovunque [3], la Russia non eccettuata - che importa il qualificativo che si amerebbe dare a questa rivoluzione nel paese delle "basi d'Ottobre".

Ciò che importa, è di constatare che il regime russo offre l'immagine più perfetta di questa formidabile concentrazione del potere economico e del potere politico in un sola mano, concentrazione che F. Engels definiva come "capitalismo di Stato" [4]. Ciò che importa, è che la Russia offre lo spettacolo di una barbarie che sembra non voler rinnegare nulla dell'eredità, che sembra ben al contrario amplificare e arricchire quest'eredità utilizzando i metodi e le acquisizioni tecniche moderne che facevano ancora difetto allo zarismo.

Ma questa barbarie non soltanto si giustifica (per così dire) storicamente, essa ha anche un significato storico. Essa si spiega con il passato della Russia e del mondo intero, poiché racchiude degli elementi positivi la cui importanza per la costruzione dell'avvenire è immensa.

Per quanto concerne il passato, il passo ripreso da Marx e citato in epigrafe resta oggi del tutto valido, in un mondo in cui le rivalità nazionali non cessano di rinnovarsi e di accrescersi.

Oggi come un tempo, il fattore politico è subordinato ai fattori economici e sociali, benché possa svolgere un ruolo autonomo, in determinate circostanze. Ma questo ruolo non è decisivo.

In Russia in cui le condizioni materiali non erano affatto favorevoli a un'azione politica decisiva, l'autonomia del fattore politico non poteva in alcun modo rivestire un carattere proletario. Nulla nel passato della Russia permise di ben augurare l'impresa bolscevica a meno di una rivoluzione in Occidente. Quest'ultima fallendo condannò la Russia a subire le leggi inesorabili dell'evoluzione capitalista. Lo scacco del movimento operaio occidentale ha, di conseguenza, favorito il trionfo in Russia del fattore politico che, da allora non poteva avere che un aspetto negativo, cesareo.

Non si può spiegare l'avventura russa né con il genio di un Lenin o di un Trotski né con la mediocrità o il tradimento  di un Stalin, perché non sono le giuste o i false interpretazioni del marxismo che determinano la storia di un paese. In un certo senso, il socialismo è opera del capitalismo e non del marxismo - Marx stesso non la pensava altrimenti. Sin dal 1847, Marx afferma che se "il proletariato rovescia il dominio politico della borghesia la sua vittoria non sarà che passeggero, un semplice momento nel servizio che egli effettua verso la rivoluzione borghese stessa, come nel 1794, tanto che, nel corso della storia, nel suo "movimento", non si troveranno create le condizioni materiali che renderanno necessarie la soppressione del modo di produzione borghese e, di conseguenza, la caduta definitiva del dominio politico borghese" [5].

Tuttavia la barbarie russa nasconde un nucleo positivo se la si giudica sotto l'angolo dello sviluppo storico del capitalismo imperialista. E' allora che si rivela il senso storico di questa barbarie.

Innanzitutto in rapporto al processo di trasformazioni  che la struttura dell'economia russa ha subito grazie all'incomparabile sistema schiavista al quale Stalin e il suo partito hanno sottoposto il popolo russo. Le condizioni materiali dell'emancipazione proletaria non possono, seguendo un assioma dell'insegnamento di Marx, essere realizzate che attraverso un regime di sfruttamento a base d'antagonismo di classe. Nei paesi occidentali, questo ruolo di preparazione materiale dell'emancipazione proletaria e umana è compiuto dal sistema capitalista fondato sull'antagonismo proletariato - borghesia. In Russia, dove prima del 1917 il capitalismo non aveva ancora raggiunto il livello tecnico e economico dei paesi occidentali e in cui la struttura essenzialmente agraria dell'economia serviva da fondamento a un regime autocratico, le rivoluzioni di Febbraio e di Ottobre 1917 non potevano avere che un carattere politico, analogo all'effimera Comune di Parigi del 1871.

Come quest'ultima, le rivoluzioni di Febbraio e di Ottobre 1917 in Russia erano dei movimenti popolari eroici in quanto furono l'opera dei soviet e nient'altro in quanto i partiti politici rivali si mischiavano allora ai movimenti di massa, molto spesso per sviarli dal loro cammino spontaneo. Il tragico episodio di Kronstadt segna al contempo la fine dell'iniziativa rivoluzionaria sovietica e l'inizio della supremazia del partito bolscevico che oramai si distaccherà completamente dalla sua base popolare. E' sin da quando, Lenin vivente, che si compie la transizione dalla fase rivoluzionaria sovietica alla fase reazionaria bonapartista, fase in cui, come Marx diceva a proposito del regno del secondo Bonaparte, "lo Stato sembra essersi reso indipendente dalla società, averla assoggettata" [6].

Lenin comprese troppo tardi che aveva egli stesso favorito la nascita di una burocrazia bonapartista e morì troppo presto per estirpare il male. Con Stalin, il processo della burocratizzazione e della statizzazione cesarea ha raggiunto il suo apogeo e il suo compimento: il merito storico dello stalinismo è di preparare le condizioni di emancipazione del proletariato russo e di facilitare la futura esplosione rivoluzionaria attraverso la più formidabile centralizzazione del potere statale. Il bonapartismo staliniano è su scala dell'immensità geografica della Russia.

Successivamente la portata storica della barbarie staliniana può misurarsi in rapporto alla scala del movimento operaio occidentale. Se in Russia il fattore politico ha riportato un trionfo negativo a causa dell'immaturità del fattore economico e intellettuale, l'assenza di rivoluzione occidentale si spiega con lo scacco del fattore politico malgrado la maturità economica e intellettuale dei paesi occidentali. Non è d'altronde il fallimento del movimento operaio occidentale ad aver provocato la grande avventura russa che si chiama costruzione del socialismo in un solo paese? Soltanto la combinazione efficace delle rivoluzioni occidentale e orientale avrebbe potuto generare e salvare la rivoluzione proletaria mondiale. Alla luce del doppio fallimento tragico dei movimenti rivoluzionari orientale e occidentale, la teoria della Rivoluzione permanente, formulata un secolo fa da Marx, e ripresa con meno fortuna da Trotski e i suoi fedeli, acquista tutta la sua importanza, sia per l'apprezzamento critico del passato sia per la preparazione rivoluzionaria del futuro.

La Russia moderna, malgrado la trasformazione della sua struttura economica, malgrado le sue "basi d'Ottobre" erette in mitologia rivoluzionaria dai trotskisti mitomani, rappresenta oggi, dal punto di vista politico, ciò che essa rappresentava all'epoca in cui Marx la considerava come il più formidabile bastione della reazione.

Ma tra ieri e oggi vi è una differenza fondamentale: quando Marx denunciava al proletariato occidentale il pericolo dello zarismo, quest'ultimo non poteva nascondere il suo vero volto alle masse dei popoli occidentali. Oggi, la reazione e la barbarie russe si esercitano in nome dell'insegnamento di Marx - è questo un fenomeno dalla portata incalcolabile, fenomeno che contiene in germe il fermento rivoluzionario che deve erodere le fondamenta sociali della burocrazia staliniana e dare al proletariato occidentale l'impulso rivoluzionario necessario per affrettare la caduta del capitalismo borghese.

 

(SEGUE) [7]

 

[1] K. Marx & F. Engels, "Prefazione" all'edizione russa (1882) di Il Manifesto comunista, K. Marx, Économie I. OEuvres I, Gallimard, Parigi, 1994 (rééd.), p. 1483-1485.

[2] Frase di Marx a proposito dei suoi epigoni francesi e tedeschi degli anni 1879-1880, molte volte citata da Engels (K. Marx, Philosophie. Oeuvres III, Gallimard, Parigi, 1982, Introduzione, p. CXXVIII-CXXIV).

[3] "L'imperativo della rivoluzione s'impone oggi così come si imponeva ieri", (M. Rubel, "Introduction à l’éthique marxienne", in K. Marx, Pages choisies pour une éthique socialiste, M. Rivière, Parigi, 1948, p. XXIV).

[4] F. Engels, Anti-Dühring. M. E. Dühring bouleverse la science (1877-1878), Éd. sociales, Parigi, 1973 (rééd.), III parte, cap. II, p. 305 segg. Engels non impiega l'espressione ma analizza la "proprietà di Stato" - o lo Stato come "capitalista collettivo" (ibid., p. 315) – come uno stadio dello sviluppo capitalista di produzione. Marx ha avuto "l'intuizione" (Rubel) di un'evoluzione del modo capitalista verso la statizzazione sin dal 1867 (Il Capitale, Libro I, in: Économie I, op. cit., p. 1139), addirittura sin dal 1844 ("Communisme et propriété" [Comunismo e proprietà], Manoscritti economico-filosofici del 1844, Économie II, op. cit., p. 78).

[5] K. Marx, "La critique moralisante et la critique morale. Contribution à l’histoire culturelle de l’Allemagne. Contre Karl Heinzen" [La critica moralizzante e la critica morale. Contributi alla storia culturale della Germania. Contro Karl Heinzen], Deutsche-Brüsseler Zeitung, n° 90-94, 11-15 novembre 1847; in: Sur la Révolution française. Écrits de Marx et Engels, anthologie publiée sous la responsabilité de Claude Mainfroy, Messidor-Éditions sociales, Parigi, 1985, p. 90.

[6] K. Marx, Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte [Il 18 brumaio di Luigi Bonaparte], in K. Marx, Politique I, op. cit., p. 532.

[7] Il seguito annunciato di quest'articolo non è mai uscito.

Repost 0
Published by Ario Libert - in Marxismo libertario
scrivi un commento
16 dicembre 2016 5 16 /12 /dicembre /2016 06:00

MARX LIBERTARIO

Maximilien Rubel

Nel centenario della morte di Marx questo saggio, pubblicato dieci anni fa, avrebbe bisogno di una revisione, per rinforzarne la tesi centrale: la fondazione da parte di Marx di una teoria politica dell'anarchismo [1].

Se si astrae dalla tradizionale critica di carattere puramente formale, di cui questa teoria è oggetto da parte di ideologi anarchici e libertari, occorre ammettere che il vero dibattito sui modi di transizione delle società dominate dal capitale e dallo Stato è molto lontano dall'essere iniziato. Di massima, il verbalismo prende il posto di argomento privilegiato nei due campi, anarchico e marxista, senza che sia preso realmente in considerazione l'insegnamento del principale interessato. Il fatto che la quasi totalità delle risoluzioni "politiche", redatte da Marx per i successivi congressi dell'Internazionale operaia, abbiano ottenuto l'accordo unanime dei delegati, basta, tuttavia, per riconoscere l'inanità delle critiche sedicenti antiautoritarie. In realtà gli "antiautoritari" non erano certo meno "marxisti" dei loro oppositori, poiché, votando queste risoluzioni di cui essi probabilmente ignoravano l'autore, rendevano omaggio all'autorità di quest'ultimo [2].

E che dire del voto unanime, da parte dell'insieme delle sezioni dell'A.I.T., a favore dell'indirizzo sulla guerra civile in Francia, in cui il "vero seguito" della natura della Comune è rivelato in questi termini: "Essenzialmente è un governo della classe operaia, il risultato della lotta della classe dei produttori contro la classe degli accaparratori, la forma politica infine disvelata sotto la quale si compirà l'emancipazione economica del lavoro" [3].

Come fare a non stupirsi di una fraseologia "antiautoritaria" sempre rifiorente, quando si sa che questa concezione del carattere politico della Comune fu condivisa senza riserve sia dagli adepti di Proudhon sia da quelli di Bakunin, il quale, poco tempo dopo, si è ingegnato a diffondere fra i suoi compagni di lotta alcuni libelli in cui Marx è trattato da "rappresentante del pensiero tedesco", da "ebreo tedesco", da "capo dei comunisti autoritari della Germania", come chi si comporta da "dittatore-messia", da partigiano fanatico del "pangermanesimo" [4]. Che dire di quei "Documenti probanti" in cui Marx è descritto, da una parte come un "economista profondo... appassionatamente votato alla causa del proletariato", come "l'iniziatore e l'ispiratore principale della fondazione dell'Internazionale" e, d'altra parte, come un dottrinario che "è giunto a considerarsi molto seriamente come il papa del socialismo, o piuttosto del comunismo?". Il che significa in altri termini, che, "per l'intera sua teoria, egli è un comunista autoritario, che vuole come Mazzini... l'emancipazione del proletariato attraverso la potenza centralizzata del proletariato". Che cosa pensare di un "anarchico" o di un "comunista rivoluzionario" che crede ed afferma che l'ebreo Marx è circondato da una "folla di piccoli giudei", che "tutta questa gente ebrea", questo "popolo sanguisuga" è "intimamente organizzato al di là di ogni differenza sul piano delle opinioni politiche", che esso è "in gran parte a disposizione di Marx, da un lato, e di Rothschild dall'altro?" [5].

Come prendere sul serio un "anarchismo" che, "anti-autoritario" per essenza e per proclama, attribuisce proprio a Marx il glorioso merito di aver redatto "le così belle e profonde considerazioni degli statuti", e d'aver "dato corpo alle aspirazioni istintive, unanimi del proletariato in quasi tutti i paesi d'Europa col concepire l'idea e proporre l'istituzione della Internazionale negli anni 1863/1864", dimenticandosi dunque o fingendo di dimenticarsi che la Carta dell'Internazionale fu un documento politico, un manifesto che conferisce alla lotta politica della classe dei produttori il carattere di un imperativo categorico, condizione assoluta e mezzo ineludibile dell'emancipazione umana [6].

Non Marx, ma Bakunin praticava il principio della liberazione "dall'alto verso il basso", esaltando la costituzione di un'autorità centralizzata e segreta, di un'élite avente per missione l'esercizio di una "dittatura collettiva ed invisibile" al fine di far trionfare "la rivoluzione ben diretta" [7].

Confidando nel movimento reale degli operai, Marx sottolineava l'importanza dei sindacati, delle cooperative e dei partiti politici in quanto creazioni "dal basso verso l'alto", mentre Bakunin, al contrario, ripercorrendo magistralmente la traiettoria di Mazzini, eroe delle spedizioni al margine della vita reale delle masse, progettava per i rivoluzionari italiani, chiamati a coordinare una "grande rivoluzione popolare", un piano d'azione per sollevare e spingere alla rivoluzione i contadini "necessariamente" federalisti e socialisti. Il programma prevedeva la formazione di un "partito attivo e potente", un'avanguardia, in realtà, che marciava "parallelamente" ai mazziniani, guardandosi bene dal congiungersi con loro e sorvegliando che essi non si infiltrassero nel nuovo partito, ecc. Non era certamente Marx che, di fronte alle persecuzioni dei governi e delle polizie di cui era vittima l'Internazionale in tutti i paesi del continente europeo, consigliava la creazione, "dentro le sezioni" di "nuclei" composti dai membri più sicuri, più devoti, più intelligenti e più energici, in una parola "i più intimi", con la "doppia missione" di formare "l'anima ispiratrice e vivificante di quest'immenso corpo che si chiama Associazione Internazionale dei Lavoratori in Italia, come altrove... Essi formeranno il ponte necessario fra la propaganda delle teorie socialiste e la pratica rivoluzionaria". Non era Marx che raccomandava agli Italiani così reclutati di formare "un'alleanza segreta" che "non avrebbe accettato nel suo seno che un piccolissimo numero di individui i più sicuri, i più devoti, i più intelligenti, i migliori, poiché in questo tipo di organizzazioni, "non è la quantità ma la qualità che occorre ricercare"; non occorreva imitare mazziniani e "reclutare soldati per formare piccole armate segrete, capaci di tentare colpi di mano", poiché, per la rivoluzione popolare, l'armata è il popolo. Non era certo Marx che suggeriva di formare "stati-maggiori", una "rete ben organizzata e ben ispirata di capi del movimento popolare", un'organizzazione per cui "non è assolutamente necessario avere una grande quantità di individui iniziati nell'organizzazione segreta" [8].

Si può immaginare quest'uomo, come la personificazione del "comunismo-autoritario", che si rivolge nel modo prima descritto ad una rete segreta di compagni o che impiega i suoi talenti di uomo di scienza e di militante per "convertire l'Internazionale in una specie di Stato, ben regolamentato, ben disciplinato, che obbedisce ad un governo unitario e di cui tutti i poteri sarebbero concentrati nelle sue mani [nel testo di Marx] [9]? Come spiegare il fatto che, per suffragare il loro dogma "antiautoritario", i sedicenti anarchici non possono fare altro che ricorrere all'invocazione ripetuta incessantemente, di alcuni passi del Manifesto Comunista od alla citazione di estratti di lettere private, così come, naturalmente, al richiamo delle manovre, ambigue e subdole, di Marx ed Engels, per far escludere Bakunin ed i suoi fedeli dall'Internazionale? Se è facile comporre un'antologia di scritti giacobini e blanquisti-babeuvisti a partire dall'opera di Bakunin, una simile impresa si rivela impossibile se tesa alla dimostrazione del "comunismo di Stato  ipoteticamente esaltato da Marx.

La storia di Marx s'inscrive, da un capo all'altro, in un processo di militanza contro l'autorità. Lo Stato e la Chiesa di Prussia furono il principale ostacolo che il "dottore in filosofia" si trovò di fronte, ormai giunto alle soglie della professione di insegnante universitario: fu il primo insuccesso ma anche il primo stimolo a combattere contro l'autorità politica. Da allora la vita di Marx si confonde con una lotta politica condotta in tutti i luoghi d'esilio così come nel paese natale, dove egli poté tornare nel 1848, non come cittadino tedesco, ma come apolide. Ad eccezione dell'Inghilterra, luogo di relativa libertà, i paesi dove Marx ha soggiornato hanno sempre messo la polizia alle sue calcagna. Godendo del diritto di libera espressione in Gran Bretagna, egli non si astenne mai dal praticare un giornalismo schiettamente anti-autoritario ed a cercare contatti nell'ambiente del cartismo, allora senza grandi prospettive politiche. A Colonia, a Parigi, a Bruxelles ed a Londra, egli militò secondo le sue convinzioni socio-politiche, non come un avventuriero che fomentava cospirazioni di nessun effetto contro l'ordine stabilito, ma a viso scoperto, là dove le libertà borghesi erano assicurate, e nella clandestinità, quando la borghesia doveva ancora fronteggiare le vestigia dell'assolutismo feudale. In breve, la sua lotta era sempre diretta contro i regimi reazionari e, dunque, autoritari.

Un insieme di principi non merita di chiamarsi "teoria", se non sviluppa tesi empiricamente verificabili determinandone le norme di realizzazione in modo razionalmente formulabile. La teoria marxiana dell'anarchismo riunisce queste due caratteristiche: essa, da una parte, analizza i fenomeni storico-sociali nel loro sviluppo, col suffragio di testimonianze verificate e verificabili, dall'altra parte, formula pronostici relativamente credibili in funzione dei comportamenti umani e delle tendenze trasformatrici della realtà sociale. Analitica e normativa, questa teoria non può eguagliare l'esattezza delle scienze naturali, anche se l'epistemologia moderna rimette in questione i presupposti deterministici delle scienze cosiddette esatte, assicurando in qualche modo il trionfo postumo di quel principio del "rischio", chiave dell'atomismo epicureo (che fu il tema della tesi dello studente Marx, candidato al dottorato in filosofia). In opposizione alla maggioranza dei pensatori che si richiamano all'anarchismo od all'individualismo nichilista (Max Stirner!), scarsamente preoccupandosi, però dei mezzi pratici che possono condurre a norme di comunità liberate da quelle istituzioni di classe che favoriscono, invece, lo sfruttamento e la dominazione dell'uomo sull'uomo, Marx ha cercato di conoscere i modi di trasformazione rivoluzionaria delle società nel passato, per dedurre da queste esperienze storiche, insegnamenti generali. Quando egli affermava di aver assegnato alle sue ricerche l'obiettivo ambizioso di "rivelare la legge economica del movimento della società moderna", aveva già, dietro sé, quasi tre decenni di studi in molteplici campi del sapere. Non è dunque come specialista dell'economia politica che egli si poneva, nella pretesa di rivaleggiare con Adam Smith o David Ricardo ed i loro epigoni. L'originalità del suo metodo doveva esercitarsi nell'analisi dei rapporti umani che sottendono i cosiddetti fenomeni economici, tanto nella loro espressione teorica che nella loro manifestazione pratica. Separare il critico dell'economia politica dal teorico della politica rivoluzionaria, vuol dire precludersi la comprensione del senso profondo della sua opera, ma anche misconoscere l'influenza drammaticamente costrittiva delle condizioni "borghesi", più esattamente di quella "miseria borghese" che ha segnato tutta la sua carriera di paria intellettuale.

Abbiamo a disposizione molti indici per poter affermare che il Libro sullo Stato previsto nel piano dell'"Economia", definito da Marx nella Prefazione alla Critica dell'economia politica (1859), doveva esporre anche una "Teoria dell'Anarchismo". Quando, per commemorare il centenario della morte di Marx, un cronista si rammarica che l'economista abbia avuto la meglio sul teorico della politica, egli sembra proprio fondarsi su questo progetto che, però, a Marx non fu concesso di portare a compimento [10].

Ora, l'autore della "Critica" afferma di disporre di "materiali" destinati a cinque "rubriche" o "Libri"; parla anche di "monografie" suscettibili di modificarsi, con l'aiuto delle circostanze, in scritti elaborati conformemente allo schema delle due triadi da cui facilmente emerge il rapporto con il metodo dialettico di un Hegel precedentemente "raddrizzato" [11].

L'alone di leggenda che circonda l'opera di Marx ha finito per raggiungere un grado di mistificazione mai toccato, e bisogna necessariamente ammettere che "libertari" ed "anti-autoritari" hanno contribuiti per una parte non trascurabile a questo, facendosi anche complici, spesso involontari, degli ideologi liberali e democratici arruolati al servizio degli interessi del capitalismo vero contro quel socialismo, falso, che si cela sotto il vessillo del demone totalitario.

Per la verità, è proprio "il politico" che attraversa da un capo all'altro l'intera opera di Marx, rimasta frammentaria per ragioni evidenti. Per ciò che riguarda la "monografia" menzionata fra i materiali parzialmente redatti come testo provvisorio del "Libro", essa potrebbe essere ricostruita a partire da elementi sparsi ma numerosi in quasi tutti gli scritti, pubblicati e inediti, ormai accessibili, grazie alle edizioni e riedizioni di cui fu iniziatore Engels. Queste riedizioni si scaglionano, fin dalla sua comparsa, per più di otto decenni, all'inizio dei quali la questione posta da Kautsky a Marx nell'aprile del 1881 sembra infine ricevere una risposta definitiva grazie all'impresa editoriale più recente, la "Marx-Engels-Gesamtausgabe" [12].

 

[SEGUE]

 

[Traduzione di Marco Melotti]

 

NOTE

[1] Vedi Louis Janover e Maximilien Rubel, Materiali per un lessico di Marx - Stato, Anarchismo. Studi di Marxologia, “Quaderni dell’I.S.M.E.A.”, n. 19-20, gennaio/febbraio 1978, pp. 11/161.

[2] M. Rubel, La carta della Prima Internazionale. Saggio sul "marxismo" nella Associazione Internazionale dei lavoratori, in Marx critico del marxismo, Cappelli, Bologna 1981, pp. 67/68. Il Rapporto del Consiglio Centrale dell’A.I.T., redatto da Marx per il Congresso di Ginevra (1866), contiene, sotto il punto “Lavoro dei giovani e dei fanciulli – dei due sessi”, un paragrafo in cui è detto fra l’altro: “la parte più illuminata della classe operaia comprende benissimo che il suo avvenire come classe, e conseguentemente il futuro dell’umanità dipende dalla formazione della generazione che cresce. Sa che soprattutto i bimbi e i giovani lavoratori devono essere tenuti lontani dagli effetti distruttori del sistema presente. E ciò può essere realizzato soltanto attraverso la trasformazione della ragione sociale in forza sociale: e, nelle circostanze presenti, non possiamo fare ciò se non mediante leggi generali, che vengono attuate tramite il potere dello Stato. Facendo introdurre tali leggi, la classe operaia non accrescerà la forza del potere governativo. Come vi sono leggi per difendere i privilegi della proprietà, perché non ne dovrebbero esistere per impedirne gli abusi? Al contrario tali leggi trasformerebbero il potere diretto contro di esse in loro proprio agente. La classe operaia allora, tramite una misura generale, farà quanto essa tenterebbe invano di compiere con un numero altissimo di sforzi individuali”. A.I.T. “Resoconto del Congresso di Ginevra”, pubblicato nel “Corriere internazionale”, Londra 1867; cfr. G. M. Bravo, La Prima Internazionale, Editori Riuniti, Roma 1978, p. 176. Votando a grande maggioranza questo rapporto, i delegati, indubbiamente, non si sono accorti di aderire alla teoria del “comunismo di Stato”, costruito più tardi dall’ostinata propaganda di Bakunin e dei suoi amici.

[3] Cfr. K. Marx, La guerra civile in Francia, in K. Marx, Scritti sulla Comune di Parigi, a cura di Paolo Flores d’Arcais, La Nuova Sinistra / Samonà e Savelli, Roma 1971, p. 53.

[4] Ci asteniamo qui dal produrre un florilegio di asserzioni razziste e germanofobe che la figura di Marx ha ispirato a Bakunin. Si possono trovare, fedelmente riportate ma scarsamente commentate, negli Archivi Bakunin, Vol.I, Michail Bakunin e l'Italia 1871-1872, 2a parte: “La prima Internazionale in Italia e il conflitto con Marx”, Leiden 1963. La prevenzione “antiautoritaria” dell’editore, A. Lehning, non favorisce un giudizio equilibrato e chiarificatore sul fondamento teorico d’un conflitto il cui studio dovrà essere ripreso fin dall’inizio, stante la confusione degli epigoni di entrambi i campi, “marxista” e “antimarxista”.

5) M. Bakunin, Rapporti personali con Marx. Documenti probanti n. 2, op. cit., pp. 124 e segg. “Ciò può sembrare strano. … Ah! E’ che il comunismo di Marx vuole la potente centralizzazione dello Stato, e là dove c’e centralizzazione dello Stato deve esserci necessariamente una Banca centrale dello Stato, e là dove esiste una simile Banca, la natura parassita degli Ebrei, speculando sul lavoro del popolo, troverà sempre modo di esistere” (ibid. p. 125).

6) Vedi la Lettera agli internazionalisti della Romagna, del 23-1-1972, Archivi Bakunin, Vol.I, 1963, op. cit. pp. 207/228. Bakunin qui fa il suo mea culpa per aver contribuito ad allargare i poteri del Consiglio generale dell’A.I.T. durante il Congresso di Basilea (1869) e aver rafforzato in tal modo l’autorità della “setta marxista”.

7) Michail Bakunin, Lettera ad Albert Richard, 1° aprile 1870, Archivi Bakunin, op. cit., p.XXXVI e segg. A. Lehning riassume, nella sua introduzione, le attività di Bakunin che tendono a “dare alle masse una direzione veramente rivoluzionaria”, moltiplicando le organizzazioni segrete.

8) M. Bakunin, Lettera a Celso Ceretti, del 13-27 marzo 1872, Archivi Bakunin, op.cit., pp.251 e segg.

9) M. Bakunin, Lettera agli internazionalisti della Romagna, cit., p. 220. Prima di usare l’espressione “marxista” per designare gli amici di Marx, Bakunin parlava di “marxiani” e di “nucleo marxiano”.

10) Cfr. Jacques Jullard, Marx morto e vivo, in “Le nouvel Observateur”, 25-31 marzo 1983, p. 60: Marx avrebbe “trascurato la teoria politica” a vantaggio di una “teoria dello sfruttamento economico [ … ] per nostra sfortuna”.

11) K. Marx, Opere, Pléiade-Gallimard, Tomo I.

[12] Questa edizione è dovuta all'iniziativa congiunta degli Istituti del Marxismo-leninismo di Mosca e di Berlino.

Repost 0
Published by Ario Libert - in Marxismo libertario
scrivi un commento
31 gennaio 2016 7 31 /01 /gennaio /2016 06:00

Il socialismo realmente inesistente

strike_gdansk_1980.img_assist_custom-300x225.jpg

I paesi in cui, in pieno XX secolo la classe operaia è chiamata a combattere per i diritti politici che durante il XIX secolo il movimento operaio ha conquistato lottando strenuamente sotto i regimi dominati dalla borghesia, il suo Stato e il suo capitale, questi paesi hanno ancora da varcare la tappa della rivoluzione democratica, condizione sine qua non dello sviluppo di questo movimento verso la rivoluzione socialista sinonimo di abolizione del salariato e dello Stato. Questa è la premessa della dottrina che i padroni del potere politico e poliziesco nei paesi che essi hanno proclamato pretendono "applicare" richiamandosi al "socialismo scientifico".

L'azione "riformista" dei lavoratori polacchi, in lotta per i diritti che la classe operaia ha ottenuto durante il XIX secolo dai poteri borghesi, costituisce la confutazione più eclatante delle pretese "scientifiche" dei dirigenti politici dell'Est e degli ideologi al loro servizio. Essa è a immagine delle battaglie operaie del secolo scorso: operai "cartisti" in Inghilterra, operai francesi - associati ai "borghesi" - durante le Tre Gloriose, rivoluzione di febbraio 1848, movimento "riformista" degli operai tedeschi prima e dopo il regime bismarkiano. Potremmo aggiungervi il movimento operaio e contadino nella Russia zarista a partire dalle riforme agrarie, movimento di cui menscevichi e bolscevichi uniti proclamavano, in quanto fedeli discepoli di Marx, che essi costituivano una tappa democratica borghese e dunque capitalista sulla strada rivoluzionaria che portava alla fine della "preistoria umana".

Gli operai polacchi smascheravano così la demagogia e la volontà di potenza del potere. La loro azione prova che questo potere non è socialista, ma reazionario, e che la sua essenza, per parlare come Marx, è propriamente bonapartista.

L'azione operaia in Polonia e l'appoggio che essa ha ricevuto dall'insieme della popolazione, provano che l'ideologia religiosa, dispensata dalla Chiesa cattolica è meglio accolta e sostenuta dall'ideologia marxista-leninista; essa è "il sospiro della creatura oppressa, l'anima di un mondo senza cuore" (Marx), mondo diretto da un'oligarchia che si è appropriata dei poteri signorili, politici e economici. Questo regime spinge l'impostura sino a coprire con l'etichetta "socialista-scientifica" una merce avariata, di cui tutti gli ingredienti sono ripresi al modo di produzione classicamente capitalista, senza i vantaggi democratici conquistati dalle classi lavoratrici nella maggior parte dei paesi in cui regna il capitale, privato o anonimo, nazionale o multinazionale.

Questa nuova variante del "socialismo imperiale" possiede delle caratteristiche certamente originali (spiegabili con le condizioni storiche create nell'emisfero orientale dopo la seconda guerra mondiale), ma può soprattutto vantarsi di particolarità che ha saputo prendere in prestito al capitalismo occidentale nelle sue forme sia primitive sia evolute.

Realmente inesistente, il socialismo sovietico - modello imposto militarmente e poliziescamente ai paesi della zona d'influenza ottenuta nel 1945 - ha assunto la maschera di un regime che so vanta di aver superato lo stadio borghese capitalista dell'evoluzione sociale, mentre non ha nemmeno raggiunto questo stadio, il quale conformemente agli insegnamenti della teoria "classica", deve essere il prodromo di una rivoluzione chiamata a far sparire le classi sociali, dunque il salariato; il denaro, dunque il capitale; il potere politico, dunque lo Stato, dunque i conflitti tra Stati, dunque gli eserciti, la guerra, e le miserie che la specie umana sembra orgogliosa a infliggersi da sé.

 

Maximilien Rubel

[Traduzione di Ario Libert]

Repost 0
Published by Ario Libert - in Marxismo libertario
scrivi un commento
30 settembre 2015 3 30 /09 /settembre /2015 05:00

Il fascismo tedesco all’attacco

Helmut Wagner

I

La creazione della “Grande Germania” costituisce il punto decisivo del programma del fascismo tedesco e l’obbiettivo che esso persegue con più tenace fanatismo. Il graduale logoramento del Trattato di Versailles, la surrettizia “coordinazione” di Danzica, la conquista delle regioni tedesche dei Sudeti attraverso il partito di Henlei in Cecoslovacchia, e la lenta penetrazione nell’Austria, parallela al riarmo interno della Germania stessa, sono altrettante tappe della preparazione tedesca alla prima azione aperta. L’Anschluss con l’Austria fu programmato proprio in questo modo, anche se il momento dell’intervento decisivo fu determinato dagli eventi stessi: da un lato, la necessità di Hitler di contrapporre un decisivo successo esterno alla sconfitta interna subita in occasione del processo di Niemohller e alla parziale ribellione dei generali; e dall’altro la vittoria della politica esterna di Chamberlain in Inghilterra e la crisi governativa in Francia. Hitler riuscì a conseguire questo successo senza correre rischi di sorta; il che dimostra una volta di più la superiorità dell’aggressiva politica estera fascista - per la quale la preparazione bellica diventa il principale strumento di diplomazia imperialistica - nei confronti del tradizionale giuoco politico portato avanti dalle potenze aderenti alla Società delle Nazioni.

Hitler ha abbandonato da tempo il tentativo di realizzare le sue vaghe idee socialiste, ma sarebbe del tutto inadeguato caratterizzarlo come mero “strumento” del grande capitale tedesco. Il fascismo tedesco va visto come un processo economico e politico che crea condizioni di esistenza qualitativamente nuove per il capitalismo monopolistico, il quale, dopo aver sfiorato il crollo nella crisi del 1929-1933, ha infine ceduto gran parte delle sue funzioni sociali e politiche all’apparato statale fascista, affidandogli il compito di abbattere quelle barriere della proprietà privata divenute ormai un ostacolo al suo ulteriore sviluppo. Questa trasformazione dell’ordine sociale in Germania dimostra ancora una volta che non esiste una situazione dalla quale il capitalismo non possa trovare una via d’uscita, e che il sistema capitalistico non “crollerà” automaticamente se gli operai, come accadde in Germania dal 1918, mancano di riconoscere la loro decisiva funzione sociale. L’imperialismo non è “la fase suprema” del capitalismo: questo è, invece, sempre in grado di imporre la sua persistenza con forme sempre più efficaci e violente. La teoria secondo la quale il socialismo è un risultato emanato dal processo di concentrazione capitalistico viene spesso fraintesa in senso meccanicistico, ma in realtà essa significa, dal punto di vista economico, che il capitale monopolistico richiede ad un certo punto del suo sviluppo l’abolizione delle barriere fra i gruppi monopolistici privati in concorrenza fra di loro e la creazione di una forma meno ristretta di organizzazione e di controllo. Con ciò non viene detto niente circa i contenuti sociali del progresso organizzativo richiesto dal capitale monopolistico. Se gli operai non completano questo processo in senso socialista, esso verrà completato dai fascisti in senso capitalista con l’aiuto dell’apparato statale totalitario che, lentamente e contraddittoriamente, si trasforma da capitalista complessivo meramente “ideale” in un capitalista complessivo in carne ed ossa, quale Marx, ai tempi della democrazia liberale, non poteva neanche sognare.

In questo senso il capitalismo di stato dell’Unione sovietica costituisce il principale modello economico ed “ideale” del fascismo tedesco. Una delle principali debolezze dell’opposizione antifascista tedesca ed internazionale è proprio la sua mancanza di una adeguata concezione di questo processo sociale di transizione. Pure, lo studio attento di questo evento e la conoscenza della concreta struttura del fascismo è mille volte più importante del moralistico “smascheramento” dei suoi oltraggi. Agli inizi del 1933, la classe dirigente tedesca, ormai sull’orlo della bancarotta economica e sociale, consegnò il potere statale al Partito nazionalsocialista; ma né il partito di Hitler né la borghesia tedesca erano allora coscienti delle conseguenze che un passo del genere avrebbe avuto. Hitler non poteva mantenersi al potere se non abolendo gradualmente gli ostacoli politici che, da un lato, bloccavano la sua politica di creare lavoro a spese del reddito medio e, dall’altro, frenavano il suo programma di riarmo forzato a spese dei vari interessi capitalistici privati. Egli perseguì, quindi, la classica politica di “un colpo al cerchio e un colpo alla botte”, liberando da una parte gli industriali tedeschi dalla pressione delle lotte operaie per sottometterli però, dall’altra, alla sua politica statale e militare. Un gruppo capitalistico dopo l’altro perdette così il potere di disposizione sul suo capitale e sui suoi prodotti, nel quadro del programma hitleriano di militarizzazione dell’industria tedesca che, nonostante le resistenze e le lacune ancora persistenti, sta per essere gradualmente portato a termine.

In questo nuovo assetto socio-economico la massimizzazione dei profitti costituisce ancora la base del sistema, ma gli imprenditori hanno perduto il potere di comando che il profitto aveva loro fin ad ora assicurato. Le funzioni classiche del capitale sono ora sotto il controllo dello stato, che ha asservito le forze produttive alla sua politica di preparazione nazionale totalitaria alla guerra. Questo processo è ben lontano dall’essere concluso o scevro di contraddizioni; il solo fatto che lo sviluppo continui a procedere sulla base del mantenimento, anche se in forme diverse, dell’appropriazione privata del profitto, dà origine a momenti di pericolosa tensione. Se, nonostante tutto, esso va avanti, ciò è dovuto, oltre che alla forza dell’apparato statale, soprattutto al fatto che la politica economica del governo favorisce direttamente e in maniera decisiva le grandi imprese edili e i tre grandi gruppi industriali: industria estrattiva, industria pesante ed industria chimica. La politica hitleriana del riarmo va anche incontro agli interessi immediati dei grandi monopoli che, già burocratizzati e spersonalizzati, non hanno da opporre grandi resistenze alla sostituzione dell’iniziativa privata con quella pubblica. Per queste industrie sono infatti assai più redditizie ordinazioni statali a lunga scadenza anche con un ristretto margine di profitto, che non guadagni più alti ma irregolari costantemente esposti alla minaccia di crisi capaci di mettere in pericolo i loro programmi di continuo ampliamento e rinnovamento degli impianti.

 

Così la politica economica fascista non è “agli ordini” del capitale monopolistico, nonostante quest’ultimo ne costituisca, in ultima istanza, l’asse portante. La posizione tenuta dallo stato fascista tedesco in relazione alla sua economia ne rafforza incommensurabilmente l’azione rispetto, ad esempio, alle possibilità che Roosevelt ha a disposizione, in quanto la centralizzazione di tutte le funzioni politiche nelle mani dell’apparato statale permette a quest’ultimo di sfruttare al massimo grado i mezzi e le riserve del paese. (Ciò spiega perché le catastrofi pronosticate da tanti osservatori che analizzano l’economia tedesca sulla base di parametri liberali non si siano verificate). Si può quindi a buon diritto affermare che il capitalismo di stato fascista è riuscito, almeno per il momento, ad allontanare considerevolmente il pericolo del crollo economico. Certo, l’economia totalitaria tedesca non si trova affatto in una posizione ideale. Che la produzione di surrogati non possa neanche lontanamente rimediare alla mancanza di certe materie prime indispensabili dal punto di vista bellico, e che sotto la cappa di piombo della dittatura siano ancora intatti spaventosi antagonismi tra le diverse forze sociali e gli stessi gruppi capitalistici, ben lontani dall’essere uniti, tutto ciò non è altro che l'altra faccia del processo più sopra descritto; e saranno probabilmente queste contraddizioni a fornire gli stimoli che porteranno infine, in una situazione di particolare tensione, all’esplosione del sistema nazionalsocialista. Ma attualmente il fascismo tedesco ha posto sotto controllo questi nodi conflittuali a tal punto da poter sfruttare, proprio come fa il sistema economico sovietico, soltanto i lati positivi della concentrazione economica e sociale. Il Putsch in Austria è stata una mossa importante non solo ai fini della stabilizzazione interna del sistema nazional-socialista, ma anche nel quadro della lotta dell’industria tedesca per la conquista dell’autonomia nel campo delle materie prime (viveri, legname, minerali estrattivi). È vero che non è stata chiesta l’approvazione della borghesia tedesca prima di compiere questo passo; ma la “Grande Germania”, preparata accuratamente sia dal punto di vista economico che politico ed oggi realizzata, spiana la strada all’espansione imperialistica del capitale tedesco verso il sud-est dell’Europa, e serve quindi a puntino gli interessi proprio della classe borghese. Se Hitler non si spinge troppo oltre come ha fatto Mussolini in Abissinia, se, cioè, valuta appena correttamente la situazione politica estera, in modo particolare la politica estera britannica, il “colpo” austriaco non spezzerà, bensì rafforzerà la catena dei suoi successi.

 

 

II

 

Il fascismo tedesco non fu creato nel 1933; le sue radici affondano nel fallimento della “rivoluzione” tedesca del 1918-1919. Gli operai capirono troppo tardi, e solo a livello di avanguardia, che il loro compito storico era di dare inizio ad un processo di socializzazione per distruggere le basi economiche della reazione industriale ed agraria. La codardia e l’ignoranza delle forze socialdemocratiche allora al potere impedirono l’adozione di quelle misure che avrebbero almeno permesso l’instaurazione di una vera democrazia parlamentare in Germania. (L’annientamento dei latifondi feudali avrebbe distrutto una delle colonne portanti del fascismo; l’abolizione degli Sande, accompagnata da una radicale riforma amministrativa avrebbe segnato la condanna a morte del particolarismo reazionario e del sabotaggio degli alti ufficiali; la creazione di una milizia popolare avrebbe sconfitto la reazione dei “corpi volontari” che, dopo aver combattuto come interventisti contro la Russia, continuarono a mettere le loro forze a disposizione di tutte le iniziative di repressione anti-operaia a livello nazionale). Hitler rafforzò notevolmente la sua posizione in Germania proprio emanando una serie di provvedimenti che sarebbe stato compito della repubblica approvare. Con l’Anschluss austriaco egli ha, ad esempio, realizzato l’idea della “Grande Germania” cara non solo ai democratici, ma anche ai socialisti tedeschi sin da prima della rivoluzione del 1848. Mentre Marx ed Engels, Bebel e Lassalle ponevano questa realizzazione fra i compiti della futura rivoluzione tedesca, Bismarck vi aveva rinunciato, accondiscendendo alla “Piccola Germania”, corrispondente agli interessi del re di Prussia. Sulla linea di Bismarck si posero anche i dirigenti della giovane repubblica tedesca, oltre che per indecisione ed ignoranza, anche per il fatto che per loro il problema piroritario era la sconfitta dell’offensiva operaia nell’interesse della borghesia tedesca e della reazione feudale. Ma un campo in cui la socialdemocrazia tedesca, che, nei primi mesi, aveva in mano i destini della repubblica tedesca, dimostrò in modo particolare la sua assenza di programma fu proprio quello della politica estera. Pure l’Anschluss, ratificato dall’85% della popolazione della smembrata Austria sotto la guida più radicale_ dei socialisti austriaci, sarebbe stato possibile anche senza il ricorso a mezzi rivoluzionari, con un minimo di coraggio democratico, attraverso un appello basato sull’“auto-determinazione dei popoli” tratto dai programmi di guerra e di pace dell’Intesa, e ciò molto prima che venissero imposti a Germania ed Austria i trattati di Versailles e di St. Germain. Di più, un governo tedesco forte di un risoluto programma interno e dell’appoggio di larghe masse chiamate a partecipare direttamente alla sua attuazione avrebbe sicuramente avuto molte più probabilità di sconfiggere la reazione dei generali francesi ebbri di vittoria, così come i freddi calcoli ed intrighi della diplomazia britannica. Un tale atteggiamento avrebbe consentito persino di respingere l’invasione che - quando furono occupati il Reno e la Ruhr - i tedeschi dovettero subire senza poter opporre resistenza e a tutto vantaggio della reazione. La storia delle rivoluzioni europee dal 1789 fino al 1917-1919 e, in negativo, l’attuale Guerra civile spagnola dimostrano che una politica interna nettamente rivoluzionaria è l’unica base sulla quale possa essere portata avanti una politica estera nettamente rivoluzionaria. Ci permettiamo qui di ricordare ai nostri lettori che non furono John L. Garvin e Lord Lothian i primi a chiedere una “Mitteleuropa tedesca” (“Observer”, 3/14, 5/16, 1937), bensì i memorandum_ dello stato maggiore inglese sulle condizioni di pace nel 1916, e in modo particolare quello di Sir William Robertson, in data 31 agosto, nel quale egli lodava il memorandum di Lloyd George degno, secondo la sua opinione, dell’intuizione “di un grande statista”, nella misura in cui riconosceva la necessità di conservare una forte Germania nell’Europa centrale, auspicando nel quadro della politica dell’“equilibrio del potere” l’Anschluss di Austria e Germania. Ciò egli affermava, non avrebbe “in alcun modo costituito uno svantaggio” per l’Inghilterra. Così Hitler deve il suo massimo trionfo in politica estera - l’Anschluss - così come la sua vittoria interna, alla debolezza e alla codardia dei padri della repubblica tedesca. E probabilmente è qui che va ricercata la ragione del rinnovato consenso da lui riscosso con questa mossa, dopo anni di malumore e di insoddisfazione fra tutti gli strati della popolazione, presso larghe masse del popolo tedesco.

 

 

III

L’Austria post-bellica era, come la Saar nel 1935, matura per l’Anschluss. Dopo la disintegrazione dell’Impero alla fine della Grande guerra, da questo grande corpo smembrato - originariamente composto da sette nazioni, con una popolazione di 56 milioni di anime - erano sorti, sulla base del principio alleato della cosiddetta autodeterminazione dei popoli, tanti staterelli nazionali, uno dei quali - una piccola regione montagnosa attorno a Vienna - venne ora chiamato Austria. Vienna, l’antica capitale di vasti domini, un tempo anello di congiunzione dei traffici tra l’Europa occidentale e quella sud-orientale, ed anche di per sé un importante centro industriale, perdette da un giorno all’altro le sue basi politiche ed economiche. Caduta la domanda del famoso legno austriaco, anche tutta la grande regione indu striale a sud di Vienna, un tempo fiorente per l’industria di estrazione del ferro, divenne un’area depressa. L’Austria, il prodotto più infelice degli artefici della pace di Versailles, divenne così, a partire del 1919, una nazione condannata all’eterna miseria, tenuta artificiosamente in vita dalla reciproca pressione delle grandi potenze. Incapace di avere un’esistenza economica e politica autonoma, essa fu posta agli inizi sotto la “protezione” francese, ma quando la Francia, tributaria degli interessi inglesi, cominciò a perdere la sua influenza sulla Piccola Intesa e sulla zona danubiana, l’Austria tedesca divenne praticamente un protettorato dell’Italia che cercava di controbilanciare l’aggressiva avanzata tedesca, finché non fu escogitata la politica dell’Asse. Il prezzo che la reazione clericale austriaca dovette pagare per questa “protezione” fu l’abolizione della democrazia parlamentare, la violenta repressione del movimento operaio e la formazione di un cosiddetto “stato corporativo” sorretto esclusivamente dal clero cattolico, lo stato maggiore della Heimwehr (vassallo dell’Italia) e la borghesia ebraica. Il regime di Dollfuss-Schuschnigg, incapace sia di schiacciare completamente il movimento operaio illegale sia di fermare l’impetuosa avanzata del nazionalsocialismo, era stretto nella morsa di Germania ed Italia ed era destinato a crollare non appena si fosse allentata la pressione di una delle due parti. L’alleanza dell’Asse segnò il destino di Schuschnigg, con l’abbandono da parte dell’Italia di qualsiasi ambizione nei confronti dell’Austria. Col paese economicamente stremato dall’avventura abissina e dall’intervento in Spagna, Mussolini era costretto a venire a patti con l’Inghilterra; e solo l’alleanza col fascismo tedesco, pagata con l’abbandono dell’Austria, poteva ancora assicurargli la possibilità di trattare da una posizione di forza con la diplomazia inglese, che sarebbe ora diventata la principale beneficiaria della guerra spagnola del “duce” italiano. Ma anche così Mussolini fu indubbiamente colto di sorpresa dall’occupazione militare dell’Austria da parte della Germania, e adesso saprà come interpretare l’indirizzo di ringraziamento fattogli pervenire da Hitler nei termini seguenti: “Mussolini, non ti dimenticherò mai per questo”, né dimenticherà più; probabilmente, la dimostrazione di fiducia datagli da Hitler con l’invio di un forte distaccamento di truppe tedesche sul Brennero. Né potrà fare a meno di udire i portavoce ufficiali del partito nazionalsocialista nelle province alpine dichiarare apertamente e liberamente che l’Italia non “sarà in grado di rifiutare la restituzione alla Germania del Sud Tirolo quando si troverà ad aver di nuovo bisogno dell’aiuto tedesco per la sua politica estera. Esiste così nell’Asse una seria incrinatura, anche se è improbabile che si arrivi ad una rottura finché l’Italia non si riavrà, con l’aiuto inglese, dal suo attuale stato di debolezza. Ma nel frattempo la Germania potrà continuare, ancora per un certo numero di anni, a perseguire indisturbata i suoi obbiettivi di politica estera. La decisione della questione austriaca fu un affare esclusivamente italo-tedesco. Dietro pressione inglese, la Francia rinunciò alla risoluta difesa dei suoi interessi economico-imperialistici nella regione danubiana; e così, quando Schuschnigg chiese, di fronte alle minacce di Berchtesgaden, di tornare a Parigi, ottenne la platonica assicurazione che la lotta per l’indipendenza del suo paese godeva della “simpatia” incondizionata della Francia. I francesi temono il conflitto armato con la Germania fascista e credono di poter ottenere l’appoggio inglese solo allineandosi con la politica dell’Inghilterra, decisa a lasciare campo libero all’espansione tedesca verso il sud-est, come dimostra l’atteggiamento inglese nei confronti dei Sudeti, direttamente consegnati nelle mani di Hitler. I diplomatici francesi non sembrano capire neppure il semplice fatto che il Reno è la reale frontiera dell’Inghilterra, la quale, non potendo assolutamente tollerare un’avanzata tedesca verso il Mare del Nord, sarebbe in ogni caso costretta ad aiutare militarmente la Francia se gli eserciti tedeschi marciassero verso occidente. La Francia paga con pesanti sacrifici in politica estera ciò che potrebbe ottenere gratis dall’Inghilterra, come faceva giustamente notare alcune settimane orsono Robert Dell. In questo modo, l’imperialismo inglese si copre le spalle in Europa e può dedicare i suoi sforzi maggiori allo scacchiere politico per esso più importante, l’Estremo Oriente, dove l’invasione giapponese della Cina minaccia direttamente l’Impero. Mentre guadagna tempo per il programma di riarmo interno, l’Inghilterra contribuisce a creare nella Grande Germania un contrappeso decisivo nei confronti della Russia - la sua seconda grande rivale in Asia - e una minaccia per l’Italia e la Francia che costringe questi due paesi ad accettare i dettati inglesi, e tiene contemporaneamente lontana dalle proprie sfere di influenza, almeno per il momento, l’avanzata tedesca. Quanto tempo possa reggere questa complessa costruzione della politica di equilibrio di potere, può dirlo solo il futuro. In ogni caso, i metodi della politica estera nazista hanno dimostrato di possedere un insospettato potere “dinamico”, in quanto espressione della necessità di espansione di un capitalismo altamente organizzato sotto la direzione centralizzata di un potente stato militare per il quale l’avanzata imperialistica costituisce un’immediata necessità economica e sociale.

Il destino dell’Austria fu deciso da costellazioni di politica estera sulle quali essa non aveva alcuna influenza. Pure, l’Austria era matura per l’Anschluss non soltanto perché era stata abbandonata dalle grandi potenze, bensì anche in virtù del suo sviluppo politico interno. In questo stato, ormai incapace di esistere economicamente, crisi e pauperizzazione divennero un fenomeno talmente permanente che, come in Germania nell’inverno 1932-1933, quasi il 50% della popolazione aveva cominciato anche prima dell’Anschluss a guardare al nazionalsocialismo come all’unica via di salvezza: l’abolizione della disoccupazione ad opera della corsa agli armamenti, i salari ed il tenore di vita relativamente più elevati della Germania fascista facevano apparire altamente desiderabili le condizioni sociali del Terzo Reich agli occhi degli austriaci, proprio come accadeva anche ai tedeschi dei Sudeti. I piccoli contadini delle zone alpine, privati dei mezzi di sussistenza, divennero la base di massa interna del nazionalsocialismo che, grazie anche alla debolezza della dittatura clericalfascista, penetrò gradualmente all’interno dello Heimwehr, il corpo amministrativo, assicurandosi il controllo dell’esercito e della polizia.

L’Austria fu conquistata dall’interno non meno che dall’esterno. Al momento della caduta, Schuschnigg riconobbe che l’unica forza capace di evitare la sconfitta interna era il movimento operaio, e fece perciò un ultimo sforzo disperato, cercando di annullare il febbraio 1934 e di richiamare in vita i sindacati e la socialdemocrazia, affinché gettassero gli operai viennesi contro l’assalto fascista. Ma Hitler pose bruscamente fine a questo tentativo, e perfino gli ufficiali dell’esercito austriaco si rifiutarono di eseguire gli ordini del governo fallimentare di Schuschnigg. Ben più drammatica della dissoluzione del clerical-fascismo è, però, l’accettazione da parte dei sindacati, che conducevano le loro riformistiche battaglie in condizioni di semi-illegalità, e particolarmente da parte dei comunisti del Fronte popolare appoggiati dagli operai arretrati delle province e, benché in misura minore per la diversità della tradizione, da parte dei socialdemocratici, dell’appello di Schuschnigg alla lotta per “l’indipendenza dell’Austria” e le sue vaghe promesse di un futuro ripristino della democrazia nel paese. E, fatto ancora più grave, tutte queste forze erano pronte a farlo non mediante una propria azione autonoma, bensì all’interno del Fronte patriottico, a fianco della polizia e dell’esercito. La mancanza di scrupoli e di intelligenza politica illustrata dall’adesione a questo tipo di politica è un esempio significativo della estrema debolezza del movimento operaio europeo che, giunto ormai alla fine della sua parabola, è tuttora incapace di tirare le ultime conseguenze dai grandi trionfi del fascismo e dal crollo dei partiti e dei sindacati mitteleuropei, e tenta ora di salvarsi dietro le bandiere del nazionalismo. L’illegale movimento operaio austriaco era pronto a salvare il derical-fascismo dal fascismo tedesco. I comunisti ed i socialdemocratici italiani hanno lanciato un appello nel quale accusavano Mussolini di essere pronto a consegnare il suolo italiano a Hitler. I comunisti ed i socialdemocratici francesi chiedevano, e l’hanno adesso ottenuta, una unione nazionale coi gruppi più reazionari del capitale finanziario, i quali però, da parte loro, non avevano alcuna fretta di accettare questa “comunità del popolo”. I socialisti inglesi già pensano di appoggiare un governo diretto da quello stesso Eden che ha promosso la conquista dell’Abissinia, la sconfitta del Fronte popolare spagnolo, il riarmo del fascismo tedesco e la liquidazione della politica della “sicurezza collettiva”. I partiti operai dei piccoli paesi - di fronte a questi esempi e di fronte alla scomparsa degli ultimi bolscevichi russi noti a livello internazionale - non sanno far altro che assoggettarsi di buon grado alla politica della “unità nazionale”, della “pace sociale” e della “difesa della patria”. Il fatto che nell’attuale caos imperialistico europeo i piccoli stati vengano “traditi” dalle grandi potenze, che l’estinzione dello spirito rivoluzionario delle masse operaie e contadine spagnole richiesta dalla Russia non abbia portato nessun appoggio al governo del Fronte popolare da parte dei paesi imperialistici “democratici”, che non ci sia in Europa nessun’altra politica estera vincente se non quella fascista: tutto ciò non ha suscitato quasi nessuna reazione nella classe operaia; l’ha anzi spinta a stringersi ancor di più attorno alle bandiere delle varie borghesie nazionali e ad abbandonare perfino l’apparenza di autonomia che fino ad ora aveva conservato. Il movimento operaio europeo non ha ancora capito che solo una vera e militante Internazionale dei lavoratori può opporsi alle vittorie internazionali del fascismo e dei suoi sostenitori democratici. Per questo il fascismo determinerà, forse ancora per molti anni, il duro destino dell’Europa.

Repost 0
Published by Ario Libert - in Marxismo libertario
scrivi un commento
30 settembre 2015 3 30 /09 /settembre /2015 05:00

Engels, editore di Il Capitale

 

Maximilien Rubel

 

Marx non ha lasciato un testamento scritto. Sembra che all'approssimarsi della sua fine, abbia dato a sua figlia minore delle istruzioni orali e designato Eleanor e Engels come "esecutori testamentari". Abbiamo già visto quale stimolante intellettuale Engels sapeva essere per il suo amico. Marx aveva potuto apprezzarlo anche come giudice letterario. E' Engels che, leggendo le prove del Libro I, aveva reclamato più esempi storici in appoggio dei risultati dialettici, criticato severamente la composizione del volume, le sue divisioni e suddivisioni, la mancanza di proporzioni dei cfapitolo, ecc. [1].

Marx aveva molte ragioni per rimettersi nelle sue mani. In tutto ciò che Engels ha detto a proposito delle carte inedite di Marx, non si può mancare di percepire delle impressioni mitigate. Dopo la pubblicazione del Libro I di Il Capitale, poteva pensare che i Libri successivi non avrebbero posto che dei problemi di forma. Alla vista della massa dei manoscritti, abbozzi, schizzi, di "due metri cubi" di statistiche americane e russe, grandi hanno dovuto essere la sua sorpresa e la sua delusione.

Zentralbibliothek Zürich Das Kapital Marx 1867.jpg

"Mi chiedi come sia stato possibile che mi abbia nascosto, proprio a me, a che punto fosse con il suo lavoro? E' molto semplice: se lo avessi saputo, non gli avrei lascisto un minuto di riposo; lo avrei sollecitato giorno e notte, finché l'opera non fosse del tutto compiuta e stampata" (Engels a Bebel, 30 agosto 1883).

Conosceva così male il suo amico? Pensava davvero che Marx avrebbe accettato di progredire sotto il suo pungolo? Scrivendo quelle righe, Engels ignorava ancora lo stato in cui Marx aveva lasciato i suoi lavori per i libri II e III. Se giudichiamo dalle sue lettere e le sue prefazioni, ha finito con l'arrendersi all'evidenza: gli appunti erano spesso informi.

Sin dall'inizio, il suo atteggiamento è ambiguo. Lo diventerà ancor più su un altro piano. Marx, che tardava a pubblicare il risultato dei suoi lavori, sapeva che Engels poteva incaricarsene, rimanendo fedele allo spirito di critica sociale che era loro comune [2]. Ora, Engels non ha osato sostituirsi al suo amico: se ne diceva incapace. Ha voluto fare in modo che Marx rimanesse "l'autore esclusivo" dei suoi scritti postumi, limitandosi a renderli presentabili, migliorandone lo stile soltanto se sentiva che Marx avrebbe fatto altrettanto. Non ha prodotto dei materiali per un'opera da costruire: non ha costruito l'opera a partire da questi materiali: le ha dato una facciata. Questa formula media ha dei meriti insigni e ci mostra degli scrupoli notevoli, un'estrema prudenza, una preoccupaziome di distinguere nettamente ciò che appartiene all'autore e ciò che proviene dal suo editore. Ha pure il suo inconveniente, perché fa passare come "Libri" compiuti ciò che non è stato altro  che un abbozzo, a volte disperati tantonamenti. Tre volumi, quattro "Libri", un "tutto artistico": l'augurio di Marx, che sognava di dare almeno i "Principi" della sua "Economia", non è stato compiuto, malgrado gli sforzi e la pietà del suo amico. Si può pensare che Engels ne abbia avuto coscienza. Sin dall'inizi ha constatato che il Libro II era costituito di abbozzi, di cui alcuni offrivano molte varianti. Ricopiarli, renderli leggibili, è stata una dura prova per i suoi occhi [3].

Non gli sono occorsi che due anni per pubblicare il Libro II. "Il secondo volume [si tratta probabilmente del secondo Libro] di Il Capitale mi darà molto da fare. La maggior parte del manoscritto data da prima del 1868 [ciò vale per il terzo Libro, perché il manoscritto del secondo data agli anni 1875-1878] e non è altro che un abbozzo. Il secondo Libro deluderà molti socialisti volgari; esso contiene quasi esclusivamente delle ricerche molto sottili e rigorosamente scientifiche su dei fatti che accadono all'interno della classe dei capitalisti stessi; dunque, nulla da cui si possa trarre delle formule fragorose e degli slogan" [4]. "Il secondo Libro è puramente scientifico e non tratta che di questioni da borghesi a borghesi; ma il terzo avrà dei passaggi che mi fanno dubitare della possibilità stessa di pubblicare in Germania sotto le leggi eccezionali" [5].

Vi è delusione in queste righe; esse possono essere anche un modo per consolarsi. Engels ha la sollecitudine di dire al lettore "che si tratta di un'opera di Marx" quella che egli pubblica; e che egli lo fa perché è il solo a poter "decifrare questa scrittura e quelle abbreviazioni" [5]. Dettando il manoscritto del Libro III, egli nota delle "forti lacune" nella seconda sezione; "la redazione, naturalmente, non è che provvisoria; ma sa dove va, e "questo basta" [6]. Ci tiene ad effettuare il suo punto di vista  e non detta che il giorno [7]. Il terzo Libro sarà meno deludente, pensò; apporterà dei "risultati decisivi", "rovescerà tutta l'economia e susciterà un enorme scalpore" [8].

Esso "produrrà l'effetto della folgore, perché tutta la produzione capitalista vi è analizzata nel suo concatenamento e tutta l'economia borghese ufficiale viene abbattuta". Giunta alla metà di questo Libro III, deve constatare tuttavia che "i capitoli più importanti si presentano in un disordine abbastanza grande - per quanto concerne la forma" [9].

Precauzione retorica, convinzione autentica? Resta il fatto che lo stabilimento del testo gli richiederà non "quattro mesi" come credeva, ma nove anni, e tanto più aridi in quanto un silenzio totale, sia della "scienza tedesca" sia degli ambienti socialisti, avrà accolto il Libro II. Il Libro III, egli spera, "forzerà" gli economisti tedeschi a parlare (lettera a Danielson, 13 novembre 1885). In verità, egli sa a presente che delle parti importanti del "abbozzo" del Libro III non sono che materiale grezzo, prodotto dalla "ricerca empirica" e non dall'eposizione astratta": queste due procedure, ci si ricordi, si distinguono formalmente, ma sono complementari nel metodo di Marx [10]. Così, si attendeva nella sezione V, il tema centrale del Libro III, il problema del capitale finanziario, dell'interesse e del credito. Engels non vi trova che un accenno nemmeno uno schema: semplicemente, un cumulo di note e di estratti [11].

Questo lavoro di Marx, terrà tuttavia a presentarlo come "un'opera di Marx". A un critico serio che glielo rimprovera, dà una risposta molto significativa. Si tratta di un processo di perequazione dei tassi di profitto differenti che sfocia oggettivamente (ma all'insaputa dei "protagonisti storici") ai tassi generali e medi del profitto: "Come si è realizzato questo processo di uniformazione? E' un punto molto interessante, però Marx non ha detto a proposito granché. Tutta il modo di concepire, presso Marx, non è una dottrina, è un metodo. Esso non offre dogmi già pronti, ma dei punti di riferimenti per un'ulteriore ricerca, e il metodo di questa ricerca. A questo proposito, vi sarebbe un lavoro da tentare, che Marx non ha fatto in questo primo abbozzo. [...] Infine, vi devo ringraziare per la buona opinione che avete di me, pensando che avrei potuto fare del Libro III un'opera migliore di quanto esso non sia. Non potrei condividere quest'opinione, e credo aver fatto il mio dovere lasciando Marx esprimersi nel suo proprio linguaggio , a rischio di esigere dal lettore un maggior sforzo di riflessione personale" [12].

Questa invocazione ostinata di un dovere di fedeltà letterale non è del tutto priva di contraddizioni. Un tale rispetto dei lavori preparatori non avrebbe dovuto condurre Engels a prendere in considerazione i manoscritti anteriori al 1861, come gli scritti del 1844-45, o i Grundrisse del 1857-58? Per l'originalità dello stile e del contenuto, questi lavori sono spesso superiori agli inediti del periodo successivo. Il suo atteggiamento dà luogo a un'altra domanda: perché non ha mai dato il minimo chiarimento sul piano della "Economia", lui che ne aveva seguito la minima messa a punto? Ignoriamo anche questo. Ma un'osservazione si impone: Engels ha preferito rieditare delle opere di Marx piuttosto che dedicare tutto il suo tempo e i suoi sforzi ai solo abbozzi e manoscritti di Il Capitale. Se non ha parlato del piano della "Economia", ha mostrato che a suo parere tutto era coerente nell'opera di Marx e che degli scritti precedenti offrivano già, su molti punti, la materia che si poteva ricercare nell'inedito.

E' così che si dedica a far leggere Lavoro salariato e capitale, le Lotte di classe in Francia, le Rivelazioni sul processo dei comunisti di ColognaLa guerra civile in Francia, la Critica del programma di Gotha: revisiona due riedizioni tedesche e la traduzione inglese del primo Libro di Il Capitale, compito che egli valuta anche meno importante della messa a punto degli altri Libri. A ben vedere, il suo lavoro di primo editore postumo è ammirevole. Il miglior omaggio che si possa dargli, è di poter seguire, per quanto ci è possibile, il suo cammino, di lavorare come lui sull'originale e sul materiale informe. E' anche riconoscere che una parte della "Economia" non è il tutto; che, anche portata a termine non sarebbe stato un sistema; che non abbiamo sotto gli occhi una bibbia marxista dal canone fissato per sempre. Equivarrebbe a sostituire l'indagine ai racconti. La cospirazione del silenzio ha lasciato il posto a una cospirazione brontolante: spezziamola e profaniamo il rosario, soprattutto durante le messe dei centocinquantesimo anniversario. Questi Libri, per grandi che siano, si elevano su dei frammenti dal tracciato completo... (…).

 

[Tratto dall'Introduzione al tomo II delle Opere di Karl Marx].

 
Note
 
[1] Marx a Engels, 27 giugno 1867.
[2] E' da Eleanor che Engels riceveva quest'ultimo messaggio dal suo amico (lettera a Bebel).
[3] Prima della sua morte, inizierà Bernstein e Kautsky a decifrare dei "geroglifici", per la pubblicazione delle Teorie sul plusvalore.
[4] A Kautsky, 18 settembre 1883.
[5] A Lavrov, 5 febbraio 1884.
[6] A Kautsky, 26 giugno 1884.
[7] A Kautsky, 23 maggio 1884.
[8] A Becker, 2 aprile 1885. Vedere anche la Prefazione del Libro II.
[9] Engels a Sorge, 3 giugno 1885.
[10] Postfazione di Il CapitaleOeuvres, t. I, p. 558.
[11] "Molte cose nuove e ancor più cose da terminare" (Engels a Schmidt, 1° luglio 1891).
[12] Colui che Engels ringrazia in questa lettera degna di nota, Werner Sombart, autore di un articolo sul Libro III, pubblicato nel 1894. Vedere anche Engels, Complément et supplément au Livre III du "Capital"Werke, vol. XXV, p. 903 seguenti; evita di rispondere alle critiche sollevate contro il suo lavoro di editore.
Repost 0
Published by Ario Libert - in Marxismo libertario
scrivi un commento
31 marzo 2015 2 31 /03 /marzo /2015 05:00

La Rivoluzione degiacobinizzataLes_Temps_modernes_aprile_1957.jpg

 

Daniel Guérin

 

La tradizione "giacobina"

È, non dimentichiamolo, nella Rivoluzione francese, nell'esperienza del 1793-94, che Proudhon aveva attinto la sua folgorante diatriba contro la restaurazione dello Stato. E Bakunin, suo discepolo, sottolinea che il loro pensiero essendosi "nutrito di una certa teoria" che "non è altro che il sistema politico dei Giacobini modificato più o meno ad uso dei socialisti rivoluzionari", "gli operai socialisti della Francia" ("non hanno mai voluto... capire" che "quando, in nome della Rivolzione, si vuole fare dello Stato, non fosse che dello Stato provvisorio, si fa... della reazione e si lavora per il dispotismo" [56]. Il disaccordo tra marxisti e libertari deriva, in una certa misura, dal fatto che i primi non naffrontano sempre la Rivoluzione francese sotto lo stesso angolo dei secondi. Deutscher ha percepito che esiste nel bolscevismo  un conflitto tra due spiriti, lo spirito marxista e lo spirito "giacobino", un conflitto che non sarà mai completamente risolto, né da Lenin, né dallo stesso Trotsky [57]. Nel bolscevismo, ritroviamo infatti, come vedremo, delle sequenze di giacobinismo più accentuate che nel marxismo originale. Ma credo che il marxismo stesso non ha mai del tutto superato una contradizione analoga. Vi è in esso un lato di spirito libertario e una lato di spirito "giacobino" o autoritario.

Questa dualità trae, a mio avviso, la sua origine, per un'ampia parte, in un apprezzamento a volte giusto, ma a volte anche erroneo, del vero contenuto della Rivoluzione francese. I marxisti vedono bene che quest'ultima ha tradito le aspirazioni popolari per il fatto stesso che essa è stata, oggettivamente e nei suoi risultati immediati, una rivoluzione borghese. Ma, allo stesso tempo, accade loro di essere obnubilati da un'applicazione abusiva della concezione materialista della storia, che la fa considerare loro a volte soltanto sotto l'angolo e nei limiti della rivoluzione borghese. Essi hanno ragione, sicuramente, di sottolineare i tratti relativamente (tutt'altro che indiscutibili) progressivi della rivoluzione borghese, ma questi tratti (che per di più anche dei libertari come Bakunin e Kropotkin, se non Proudhon, hanno esaltato come loro), vi sono dei momenti in cui essi li presentano in modo troppo unilaterale, in cui li sopravvalutano, in cui li idealizzano.

Boris Nicolaïevski pone certamente in modo esagerato l'accento, perché è un menscevico, su questa tendenza del marxismo. Ma c'è qualcosa di vero nella sua analisi. E l'estremista di sinistra tedesca del 1848, Gottschalk, non aveva torto di non essere disposto davanti alla prospettiva marxista "di sfuggire all'inferno del Medioevo" per "precipitarsi volontariamente nel purgatorio" del capitalismo [58]. Ciò che Isaac Deutscher dice dei marxisti russi di prima del 1917 (perché, oh paradosso, vi era molto menscevismo presso questi "bolscevichi"!) è valido, io credo, in una certa misura, per i fondatori stessi del marxismo "perché vedevano nel capitalismo una tappa sul cammino che portava dal feudalesimo al socialismo, essi esageravano i vantaggi di questa tappa, i suoi caratteri progressivi, la sua influenza civilizzatrice..." [59].

Se si confrontano i numerosi passi degli scritti di Marx e Engels riguardanti la Rivoluzione francese (di cui ho dato, nel mio libro alcuni estratti) non si può non constatare che a volte si accorgono mentre altre volte invece perdono di vista il suo carattere di "rivoluzione permanente". La rivoluzione dal basso, essi la vedono certa, ma soltanto per eclissi. Come hanno la tendenza a fare, nel loro zelo, i discepoli di ogni maestro, ho avuto il torto, nel mio libro, di presentare le vedute di Marx e di Engels sulla Rivoluzione francese come una "sintesi" coerente, di "dogmatizzarli", mentre in realtà esse presentavano delle contraddizioni difficilmente conciliabili (e che non sono soltanto dialettiche", e cioè riflettenti delle contraddizioni che esistono nella natura). Per dare un solo esempio (perché sarebbe troppo lungo ricapitolarle qui) Marx non esita a presentare gli umili sostenitori di Jacques Roux e di Varlet nei sobborghi come i "principali rappresentanti" del movimento rivoluzionario [60], ma sfugge ad Engels di scrivere che al "proletariato" del 1793 "poteva, tutt'al più, essere portato un aiuto dall'alto" [61].

Si capisce già meglio ciò che si deve intendere con questo spirito "giacobino" di cui parla Deutscher. A prima vista, il termine è privo di senso, perché chi potrebbe dire ciò che era veramente il "giacobinismo" nel 1793? La lotta di classe (benché ancora embrionale) passava attraverso la Società dei Giacobini. I suoi capi erano dei borghesi di sinistra difidenti, in fondo, nei confronti delle masse popolari e il cu obiettivo più o meno cosciente era di non superare i limiti della rivoluzione borghese. I Giacobini popolari erano dei plebei che, più o meno coscientemente, volevano varcare questi limiti. Alla fine, le due tendenze antagoniste divennero, per il fatto stesso del loro conflitto aperto, molto più coscienti e i Giacobini che erano in alto spedirono al patibolo i Giacobini che erano in basso (aspettando di esservi spediti essi stessi sotto la mannaia da borghesi più reazionari). Con "spirito giacobino", credo che si debba intendere la tradizione della rivoluzione borghese, della "dittatura" dall'alto del 1793, un po' idealizzata e insufficientemente differenziata dalla dittatura dal basso. E per estensione, si deve intendere anche la tradizione del cospirativismo babuvista e blanchista, che riprende dalla rivoluzione borghese le sue tecniche dittatorialio e minoritarie per porle al servizio di una nuova rivoluzione.

Si capisce perché i libertari vedono nel socialismo (o comunismo) del XIX secolo una certa tendenza "giacobina", "autoritaria", "governativa", una propensione al "culto della disciplina dello Stato" ereditata da Robespierre e dai Giacobini, che essi definiscono un'"umore borghese", una "eredità politica del rivoluzionarismo borghese", a cui oppongono l'affermazione che "le Rivoluzioni sociali dei nostri giorni non hanno nulla o quasi nulla da imitare nelle procedure rivoluzionarie dei Giacobini del 1793" [62].

Marx e Engels cadono, certamente, molto meno in questo rimprovero rispetto alle altre correnti socialiste, autoritarie e statiste, del XIX secolo. Ma ebbero essi stessi molte difficoltà dal liberarsi dalla tradizione giacobina. È per questo, per fare un solo esempio, che essi sono stati lenti nel disfarsi del mito "giacobino" della "centralizzazione rigorosa offerta come modello dalla Francia del 1793". L'hanno infine respinta, sotto la pressione dei libertari, ma non senza aver barcollato, esitato, rettificato il loro tiro e, anche nel loro ravvedimento, effettuato ancora un falso percorso [63]. Questo esitazione doveva permettere a Lenin di dimenticare i passi anticentralizzatori dei loro scritti - soprattutto una messa a punto fatta da Engels nel 1885 e che ho citato nel mio libro [64] - per non rotenere che "i fatti citati da Engels e riguardanti la Repubblica francese, centralizzata, dal 1792 al 1799" e per battezzare Marx un "centralista" [65].

Sui bolscevichi russi, infatti, l'impresa "giacobina è ancora più accentuata che sui fondatori del marxismo. E, per un'ampia parte, questa deviazione prende la sua origine in un'interpretazione a volte inesatta e unilaterale della Rivoluzione francese. Lenin, certo, ha molto bene rilevato il suo aspetto di "rivoluzione permanente". Ha dimostrato che il movimento popolare (che egli chiama impropriamente "rivoluzione democratica borghese") è stata lungi dal raggiungere nel 1794 i suoi obiettivi e che non vi perverrà, nei fatti, soltanto nel 1871 [66]. Se la vittoria completa non è stata conseguita sin dalla fine del XVIII secolo, è perché le "basi materiali del socialismo" facevano ancora difetto [67]. Il regime borghese non è progressivo che in rapporto all'autocrazia che l'ha preceduto, che come forma ultima di dominio e "l'arena più comoda per la lotta del proletariato contro la borghesia" [68]. Solo il proletariato è capace di spingere la rivoluzione sino in fondo "perché va molto oltre alla rivoluzione democratica" [69].

Ma, d'altronde, Lenin ha a lungo respinto la concezione della rivoluzione permanente e sostenuto che il proletariato russo dovrebbe, dopo la conquista del potere, limitarsi volontariamente a un regime di democrazia borghese. È perché ha spesso tendenza a sopravvalutare l'eredità della Rivoluzione francese, affermando che resterà "forse per sempre il modello di certi metodi rivolzuionari" e che gli storici del proletariato, devono vedere nel giacobinismo "uno dei punti culminanti che la classe oppressa raggiunge nella lotta per la sua emancipazione," i "migliori esempi di rivoluzione democratica" [70]. È per questo che idealizza Danton [71] e non esita a proclamarsi egli stesso un "Giacobino" [72]

Gli atteggiamenti giacobini di Lenin gli attirarono, nel 1904, una viva replica del giovane Trotsky. Per quest'ultimo (che non si era ancora allineato al bolscevismo), il giacobinismo, "è il massimo grado di radicalismo che possa essere fornito dalla società borghese". I rivoluzionari moderni devono difendersi dal giacobinismo quanto dal riformismo. Giacobinismo e socialismo proletario sono "due mondi, due dottrine, due tattiche, due psicologie separate da un abisso". Se entrambi sono intransigenti, le loro intransigenze sono qualitativamente diverse. Il tentativo per introdurre i metodi giacobini nel movimento di classe del proletariato, nelle rivoluzioni proletarie del XX secolo, non è altro che opportunismo. Essa esprime, allo stesso titolo del riformismo, "una tendenza a legare il proletariato ad un'ideologia, una tattica e infine una psicologia estranea e nemica dei suoi interessi di classe". A cosa serve, chiedeva il giovane Trotsky, aggiungere alla parola "Giacobino", come faceva Lenin, il correttivo "legato indissolubilmente all'organizzazione del proletariato" se si conservava allo stesso tempo una psicologia giacobina di sfiducia verso le masse? Indubbiamente lo stadio del "giacobinismo" o "blanquismo" corrispondeva allo stato arretrato della Russia. Ma, continuava Trotsky, "Non c'è da essere fieri se, in conseguenza del nostro ritardo politico, siamo ancora al giacobinismo" [73]. Sono tuttavia i metodi rivoluzionari borghesi e giacobini [74] derivanti da questo "ritardo politico" della Russia e poggianti "su vecchie tradizioni, su abitudini superate" [75] che più tardi saranno imposte in blocco come un dogma al proletariato mondiale...

 

Verso una sintesi

In conclusione, la Rivoluzione francese è stata la fonte di due grandi correnti di pensiero socialista che, attraverso tutto il XIX secolo, si sono perpetuate sino ai nostri giorni, una corrente giacobina autoritaria e una corrente libertaria. La prima di "umore borghese", orienta dall'alto in basso, è soprattutto preoccupata di efficacia rivoluzionaria e vuole tener conto soprattutto della "necessità", l'altra, di spirito essenzialmente proletario, orienta dall'alto in basso, pone in primo piano la salvaguardia della libertà. Tra queste due correnti sono stati elaborati numerosi compromessi, più o meno traballanti. Il collettivismo libertario di Bakunin cercava di conciliare Proudhon e Marx. Il marxismo si sforzò di trovare, nella Prima Internazionale, una via di mezzo tra Blanqui e Bakunin. La Comune del 1871 fu una sintesi, empirica del giacobinismo e il federalismo. Lenin stesso, in Stato e rivoluzione, è diviso tra l'anarchismo e il comunismo di Stato, tra la spontaneità delle masse e la "disciplina di ferro" del giacobinismo. Tuttavia la vera sintesi di queste due correnti rimane da fare. Come scrive H. E, Kaminsky, essa non è soltanto necessaria, ma inevitabile. "La storia... costruisce essa stessa i suoi compromessi" [76]. La degenerazione della Rivoluzione russa, il collasso e la bancarotta storica dello stalinismo la mettono, più che mai, all'ordine del giorno. Essa soltanto può permetterci di rifare il nostro bagaglio idee e evitare per sempre che le nostre rivoluzioni siano confiscate da nuovi "Giacobini" che dispongono di blindati in confronto dei quali la ghigliottina del 1793 fa la figura di un giocattolino.

 

Daniel Guerin

 

 

[Traduzione di Ario Libert]

 

NOTE

 

[56] Bakunin, Oeuvres, II, p. 108, 232, - È accaduta la stessa cosa per i socialisti tedeschi: Rudolf Rocker ha evidenziato (nel suo Johann Most, Berlino, 1924, p. 53) quanto Wilhelm Liebknecht fosse "influenzato dalle idee dei vecchi giacobini comunisti".

[57] Deutscher, The Prophet, cit., p. 95.

[58] Boris Nicolaïevski, Karl Marx, 1937, p. 146, 158...

[59] Deutscher, Stalin, cit., p. 39; - Cfr. anche Sir John Maynard, Russia in flux, New York, 1955, p. 118.

[60] Marx, La sainte famille, Oeuvres philosophiques, (Costes) II, p. 213.

[61] Engels, Anti-Duhring, 1878, (Costes) III, p. 8.

[62] Proudhon, Idée générale de la Révolution au XIX siècle, cit., p. 234-323; - Bakunin, Oeuvres, II, p. 108, 228, 296, 361-362; VI, p. 257.

[63] Engels, Karl Marx devant les jurés de Cologne (Ed. Costes), p. 247 e note; - Marx, Dix-Huit Brumaire de Louis-Bonaparte (Ed. Schleicher), p. 342-344; Marx, La Guerre Civile en France, cit., p. 16, 46, 49; Engels, Critique du Programme d'Erfurt, op. cit.

[64] Daniel Guérin, II, p. 4.

[65] Lénine, L'Etat et la Révolution, 1917, Petite Bibliothèque Lénine, 1933, p. 62, 84-85.

[66] Lénine, Pages choisies, (Ed. Pascal), II, p. 372-373.

[67] Lénine, Oeuvres (in francese), XX, p. 640.

[68] Pages..., II. p. 93.

[69] Ibid., II, p. 115-116.

[70] Pages..., II, p. 296: - Oeuvres, XX, p. 640.

[71] Pages..., III, p. 339.

[72] Oeuvres, XX, p. 640; Pages choisies, I, p. 192 (1904).

[73] Trotsky, Nos tache politiques, cit.

[74] Rosa Luxemburg, La Révolution Russe, 1918, edizione francese 1937, p. 27.

[75] Voline, La Révolution inconnue (1917-1921), 1947, p. 154-156, 212; [tr. it.: La rivoluzione sconosciuta, Savelli, Roma, 1970].

[76] H. E. Kaminski, Bakounine, 1938, p. 17.

Repost 0
Published by Ario Libert - in Marxismo libertario
scrivi un commento
30 settembre 2014 2 30 /09 /settembre /2014 05:00

Un ottimo scritto, concepito nello spirito della più onesto marxismo libertario. Degno di essere accostato a quelli oramai più che classici di Herman Gorter, Anton, Pannekoek, Paul mattick, Karl Korsch e altri ancora.

 

Il "rinnegato" Kautsky e il suo discepolo Lenin

Lenin Karpov

Jean Barrot



Kautsky"Le tre fonti del marxismo l’opera storica di Marx"
presenta un interesse storico modesto, Kautsky è stato indiscutibilmente l’ideologo della II Internazionale e l’uomo più potente all’interno del suo partito: il partito socialdemocratico tedesco. Custode dell'"ortodossia", Kautsky era considerato, quasi universalmente, come il maggiore conoscitore dell’opera di Marx ed Engels e come il loro interprete principale. Le posizioni di Kautsky sono dunque testimonianza di tutta un’epoca del movimento operaio e meritano di essere conosciute, non fosse altro che per questo motivo. Questa conferenza si incentra proprio su una questione centrale per il movimento proletario: il rapporto tra la classe operaia e teoria rivoluzionaria. La risposta che Kautsky dà a tale questione costituisce il fondamento teorico della pratica e dell’organizzazione di tutti i partiti che costituivano la II Internazionale e quindi del partito socialdemocratico russo, e della sua frazione bolscevica, membro "ortodosso" della II Internazionale fino al 1914, cioè fino al crollo di quest’ultima di fronte alla prima guerra mondiale.

Tuttavia, le tesi sviluppate da Kautsky in questo opuscolo non sono crollate contemporaneamente alla II Internazionale. Al contrario esse sono sopravvissute ed hanno costituito il fondamento della III Internazionale attraverso l’intermediazione del " leninismo" e delle sue sventurate espressioni staliniane e trotskyste.

leninIl leninismo sottoprodotto russo del kautskismo? Ecco ciò che farà sussultare coloro che non conoscono di Kautsky che gli anatemi lanciati contro di lui dal bolscevismo ed in particolare l’opuscolo di Lenin "La rivoluzione proletaria e il rinnegato Kautsky" e che non conoscono di Lenin se non ciò che è bene conoscere nelle differenti chiese, cappelle e sagrestie che frequentano.

Tuttavia il titolo stesso dell’opuscolo di Lenin definisce con estrema esattezza il suo rapporto con Kautsky. Se Lenin tratta Kautsky da rinnegato, è proprio perché ritiene che in precedenza egli fosse un adepto della vera fede, di cui si considera ora il solo valido difensore. Lungi dal criticare il "kautskismo", che egli si mostra incapace di identificare, Lenin in realtà si accontenta di rimproverare al suo antico maestro di tradire la sua stessa dottrina. Da tutti i punti di vista, la rottura di Lenin fu tardiva e allo stesso tempo superficiale. Tardiva, perché Lenin si era fatto delle grosse illusioni sulla socialdemocrazia tedesca e non aveva capito, se non in un secondo tempo, che il tradimento era stato consumato. Superficiale, perché Lenin si limita a rompere sui problemi dell’imperialismo e della guerra, senza risalire alle cause profonde del tradimento dei socialdemocratici nell’agosto 1914, legate alla natura stessa di questi partiti ed ai loro rapporti sia con la società capitalista che con il proletariato. Questi rapporti devono essere ricondotti al movimento stesso del capitale e della classe operaia e considerati come fase di sviluppo del proletariato e non come qualcosa suscettibile di modificazioni per la volontà di una minoranza, tanto meno da una dirigenza rivoluzionaria, per quanto consapevole.

Da ciò deriva l’importanza attuale delle tesi che Kautsky sviluppa in questo opuscolo in modo particolarmente coerente e che costituiscono il tessuto stesso del suo pensiero nel corso della sua vita e che Lenin riprende e sviluppa sin dal 1900 ne Gli obiettivi immediati del nostro movimento e poi in Che fare? nel 1902 dove tra l’altro cita diffusamente Kautsky, lodandolo continuamente. Nel 1913, Lenin riprenderà nuovamente queste concezioni ne Le tre fonti e le tre parti costitutive del marxismo in cui sviluppa gli stessi temi ripetendo a volte parola per parola il testo di Kautsky.

Queste tesi, fondate su una analisi storica superficiale e sommaria dei rapporti tenuti da Marx ed Engels sia con il movimento degli intellettuali della loro epoca sia con il movimento operaio, possono essere riassunte in poche parole, ed alcune citazioni basteranno a chiarirne la sostanza:

"Un movimento operaio spontaneo e sprovvisto di ogni teoria che dalle classi lavoratrici si indirizzi contro un capitalismo in fase di crescita, è incapace di compiere...l’azione rivoluzionaria"

È anche necessario realizzare ciò che Kautsky chiama l’Unione del movimento operaio e del socialismo.

Ora "La coscienza socialista di oggi (!?) non può sorgere che sulla base d’una profonda conoscenza scientifica… Ora, il portatore della scienza non è il proletariato, ma gli intellettuali borghesi,… così dunque la coscienza socialista è un elemento importato dal di fuori all’interno della lotta di classe del proletariato e non qualcosa che sorge spontaneamente da essa". Queste parole di Kautsky sono, secondo Lenin, "profondamente giuste".

Va da sé che questa unione tanto auspicata del movimento operaio e del socialismo non poteva realizzarsi allo stesso modo nelle condizioni tedesche ed in quelle russe. Ma è importante vedere che le divergenze profonde del bolscevismo sul terreno organizzativo non risultano dalle condizioni differenti, ma unicamente dall’applicazione degli stessi principi in situazioni politiche, economiche e sociali differenti.

In effetti, lungi dal conseguire una unione sempre più grande del movimento operaio e del socialismo, la socialdemocrazia non realizzerà altro che l’unione con il capitale e con la borghesia. Quanto al bolscevismo, dopo essere stato nella rivoluzione russa come un pesce nell’acqua (i rivoluzionari sono nella rivoluzione come l’acqua nell’acqua) e per effetto dello scacco di questa, realizzerà una fusione quasi completa col capitale statale gestito da una burocrazia totalitaria.

Tuttavia il "leninismo" continua ad ossessionare la coscienza di molti rivoluzionari di più o meno buona volontà, alla ricerca di una ricetta suscettibile di riuscita.. Persuasi di essere "l’avanguardia" perché sono la "coscienza", mentre non possiedono che una falsa teoria, essi militano per unificare questi due mostri metafisici che sono:" Un movimento operaio spontaneo, privo di ogni teoria"e una coscienza socialista disincarnata.

Questo atteggiamento è semplicemente volontaristico. Ora, così come ha detto Lenin:"L’ironia e la pazienza sono le principali qualità del rivoluzionario","l’impazienza è la principale fonte dell’opportunismo (Trotsky), l’intellettuale, il teorico rivoluzionario non deve preoccuparsi di essere legato alle masse perché se la sua teoria è rivoluzionaria, è già legato alle masse. Egli non ha da "scegliere il campo del proletariato" (non è Sartre a utilizzare questo vocabolario, ma Lenin) perché, dicendolo più chiaramente, non ha altra scelta. La critica teorica e pratica ,di cui è il portatore, è determinata dal rapporto che intrattiene con la società. Egli non può liberarsi da questa passione che sottomettendovisi (Marx). Se "ha delle scelte", vuol dire che non è già più rivoluzionario e che la sua critica teorica è invecchiata. Il problema della penetrazione delle idee rivoluzionarie che egli propaganda negli ambienti operai è, per questo motivo, completamente trasformato: allorché le condizioni storiche, i rapporti di forza tra le classi in lotta, principalmente determinati dal movimento autonomo del capitale, impediscono ogni irruzione rivoluzionaria del proletariato sulla scena della storia, l’intellettuale fa come l’operaio: ciò che può. Studia, scrive, fa conoscere i suoi lavori il più possibile, generalmente assai male. Quando studiava al British Museum, Marx, prodotto del movimento storico del proletariato, era legato, se non ai lavoratori, per lo meno al movimento storico del proletariato. Egli non era più isolato dai lavoratori di quanto un lavoratore qualsiasi non lo fosse dagli altri, nella misura in cui le condizioni del momento limitavano i suoi rapporti a quelli permessi dal capitalismo.

Di contro, quando il proletariato si costituisce in classe e dichiara, in un modo o nell’altro, guerra (e non ha bisogno che gli si trasmetta il SAPERE per farlo, non essendo esso stesso, nei rapporti di produzione capitalistici, altro che capitale variabile. Basta che voglia cambiare di poco la sua condizione per essere di colpo nel cuore del problema che l’intellettuale avrà qualche difficoltà a cogliere) il rivoluzionario non è ne più ne meno legato al proletariato di quanto non lo fosse di già. Ma la critica teorica si fonde allora con la critica pratica, non perché è stata portata dall’esterno, ma perché sono un tutt’uno.

 Se nel periodo precedente, l’intellettuale ha avuto la debolezza di credere che il proletariato restava passivo perché gli mancava la "coscienza" e per questo era giusto considerarsi "avanguardia" al punto da voler dirigere il proletariato, allora egli si riserva delle amare delusioni.

 Tuttavia è questa la concezione che costituisce la parte essenziale del leninismo e che mostra l'ambiguità storica del bolscevismo. Questa concezione è potuta sopravvivere soltanto perché la rivoluzione russa è fallita, vale a dire perché i rapporti di forza, su scala internazionale, tra capitale e proletariato non hanno permesso a quest’ultimo di farne una critica teorica e pratica. È ciò che tenteremo di dimostrare analizzando sommariamente quanto è avvenuto in Russia e il vero ruolo del bolscevismo.

Credendo di vedere nei circoli rivoluzionari russi il frutto dell’"unione del movimento operaio e del socialismo", Lenin si ingannava fortemente. I rivoluzionari organizzati nei gruppi socialdemocratici non apportavano alcuna "coscienza" al proletariato. Beninteso, un opuscolo o un articolo teorico sul marxismo era molto utile agli operai; non serviva certo a trasmettere la coscienza, la conoscenza della lotta di classe, ma solamente a precisare le cose e a far riflettere maggiormente. Lenin non comprendeva questa realtà. Non solamente egli voleva trasmettere alla classe operaia la conoscenza della necessità del socialismo in termini generali, ma voleva nello stesso tempo offrirle delle parole d’ordine imperative che esprimessero ciò che essa avrebbe dovuto fare al momento opportuno. D’altronde ciò è normale, poiché il partito di Lenin, depositario della coscienza di classe, è, per prima cosa, il solo capace di discernere gli interessi generali della classe operaia al di là di tutte le sue divisioni in strati diversi, e, secondariamente, il solo capace di analizzare in permanenza la situazione e di formulare parole d’ordine adeguate. Ora, la rivoluzione del 1905 doveva mostrare l’incapacità pratica del partito bolscevico di dirigere la classe operaia e rivelare il ritardo del partito d’avanguardia. Tutti gli storici, anche quelli favorevoli ai bolscevichi, riconoscono che nel 1905 il partito bolscevico non aveva capito assolutamente niente del fenomeno dei soviet. L’apparizione di nuove forme di organizzazione aveva suscitato la diffidenza dei bolscevichi. Lenin afferma che i Soviet non erano:"né un parlamento operaio né un organo di autogoverno proletario". La cosa importante da notare è che gli operai russi non sapevano di accingersi a costituire dei soviet, tra di loro, solo una esigua minoranza conosceva l’esperienza della Comune di Parigi e tuttavia crearono un embrione di Stato Operaio, benché nessuno li avesse educati. La tesi kautskista-leninista infatti nega ogni possibilità per la classe operaia di creare qualcosa di originale se non è guidata dal partito-fusione-del-movimento-operaio-e-del-socialismo. Ora si nota che nel 1905. per riprendere la frase delle "Tesi su Feuerbach", "l’educatore ha bisogno lui stesso di essere educato".

Lenin tuttavia ha compiuto un lavoro rivoluzionario (si veda, tra l’altro, la sua posizione sulla guerra) al contrario di Kautsky. Ma in realtà, Lenin non fu rivoluzionario che contro la sua teoria della coscienza di classe. Prendiamo il caso della sua azione tra il febbraio e l’ottobre del 1917. Lenin aveva lavorato più di quindici anni, a partire dal 1900, per creare una organizzazione d’avanguardia capace di realizzare l’unione del "socialismo" e del "movimento operaio", che raggruppasse "dirigenti politici", i "rappresentanti d’avanguardia capaci di organizzare il movimento e di dirigerlo". Ora, nel 1917, come nel 1905, questa direzione politica, rappresentata dal comitato centrale del partito bolscevico, si dimostra incapace per i compiti del momento, in ritardo rispetto alle attività rivoluzionarie del proletariato". Tutti gli storici, ivi compresi gli storici stalinisti e trotskysti, mostrano che Lenin dovette fare una battaglia lunga e difficile contro la direzione della sua organizzazione per far trionfare le sue tesi, e non ci sarebbe riuscito se non si fosse appoggiato agli operai del partito, l'avanguardia genuina organizzata nelle officine e all'interno o vicina ai circoli socialdemocratici. Si dirà che tutto ciò sarebbe stato impossibile senza l’attività condotta per anni dai bolscevichi, sia nelle lotte quotidiane degli operai sia nella difesa e nella propaganda delle idee rivoluzionarie.

Effettivamente, la maggioranza dei bolscevichi, ed in primo luogo Lenin, con la loro propaganda e con la loro agitazione incessanti hanno contribuito alla sollevazione dell'ottobre 1917. In quanto militanti rivoluzionari hanno giocato un ruolo efficace, ma in quanto "direzione della classe", "avanguardia cosciente", sono stati in ritardo sul proletariato. La rivoluzione russa si è svolta contro le idee del "Che fare?" , e nella misura in cui queste idee sono state applicate (creazione di un organo dirigente della classe operaia ma separato da essa), si sono rivelate un freno e un ostacolo alla rivoluzione. Nel 1905, Lenin è in ritardo sulla storia perché si rifà alle tesi del "Che fare?". Nel 1917, Lenin partecipa al movimento reale delle masse russe e facendo ciò rigetta - nella pratica - la concezione sviluppata nel "Che fare?".

Se applichiamo a Kautsky e a Lenin il trattamento inverso di quello che essi hanno fatto subire a Marx, se limitiamo le loro concezioni alla lotta di classe invece di separarle da essa, il kautskysmo-leninismo appare come caratteristico di tutto un periodo della storia del movimento operaio dominato principalmente dalla II Internazionale. Dopo essersi sviluppato ed organizzato alla meno peggio, il proletariato si è trovato, sin dalla fine del XIX secolo, in una situazione contraddittoria. Possiede diverse organizzazioni il cui scopo è di fare la rivoluzione e nello stesso tempo è incapace di farla perché le condizioni non sono ancora mature. Il kautskysmo-leninismo è l’espressione e la soluzione di tale contraddizione; postulando che il proletariato, per essere rivoluzionario, deve passare per il cammino tortuoso della conoscenza scientifica, consacra e giustifica l’esistenza di organizzazioni capaci di inquadrare, dirigere e controllare il proletariato.

Così come è stato presentato, il caso di Lenin è più complesso di quello di Kautsky, nella misura in cui Lenin fu, per una parte della sua vita, rivoluzionario contro il kautskysmo-leninismo. D'altronde la situazione della Russia era totalmente differente da quella della Germania, che possedeva un regime pressoché di democrazia borghese dove esisteva un movimento operaio fortemente sviluppato ed integrato nel sistema. Al contrario, in Russia bisognava costruire tutto e la questione non era se si dovesse partecipare ad attività parlamentari, borghesi e sindacali riformiste poiché non esistevano affatto. In tali condizioni, Lenin poteva adottare una posizione rivoluzionaria malgrado le sue idee kautskyste. Tra l’altro bisogna anche sottolineare che, fino alla guerra mondiale, egli considerava la socialdemocrazia tedesca come un modello.

Nelle loro storie, riviste e corrette, del leninismo gli stalinisti ed i trotzkysti ci mostrano un Lenin capace di comprendere lucidamente e di denunciare, prima del 1914, il "tradimento" della socialdemocrazia e dell’Internazionale. Ciò è pura leggenda e bisognerebbe studiare bene la storia della II° Internazionale per dimostrare che non soltanto Lenin non la denunciò, me che, prima della guerra, non aveva affatto compreso il fenomeno della degenerazione della socialdemocrazia. Prima del 1914, Lenin fa anche l’elogio del partito socialdemocratico tedesco per aver saputo riunire il "movimento operaio" e il "socialismo" (cfr. Che fare?). Citiamo soltanto questi passi tratti dall’articolo necrologico "August Bebel" (che contiene d’altronde numerose superficialità ed errori di fondo sulla vita di questo "dirigente", di questo "modello di capo operaio" e sulla storia della II° Internazionale.

"Le basi della tattica parlamentare della socialdemocrazia tedesca (e internazionale), che non cede un pollice ai nemici, che non si lascia scappare la minima possibilità di ottenere un miglioramento, per quanto possa essere minimo, per gli operai, che, nello stesso tempo, si mostra intransigente sul piano dei principi e si orienta sempre verso la realizzazione dell’obiettivo finale, le basi di questa tattica furono messe a punto da Bebel…".

Lenin rivolgeva queste lodi alla "tattica parlamentare della socialdemocrazia tedesca (e internazionale),"intransigente sul piano dei principi"(!) nell’agosto del 1913. Quando un anno più tardi egli credette che il numero del "Vorwärts" (organo del partito socialdemocratico tedesco), che annunciava il voto favorevole ai crediti di guerra da parte dei deputati socialdemocratici, era un falso fabbricato dallo stato maggiore tedesco, egli manifestava soltanto l’illusione che aveva nutrito da tempo, in realtà dal 1900-1902 e dal Che fare?, sull’internazionale in generale e sulla socialdemocrazia tedesca in particolare. (Noi non consideriamo qui l’atteggiamento di altri rivoluzionari di fronte a questi problemi, ad esempio Rosa Luxemburg. Tale questione meriterebbe infatti uno studio dettagliato).

Abbiamo visto come Lenin avesse abbandonato nella pratica le tesi del Che fare? nel 1917. Ma l’immaturità della lotta di classe a livello mondiale, ed in particolare l’assenza di rivoluzioni in Europa, comportò il fallimento della rivoluzione russa. I bolscevichi si trovarono al potere con il compito di "amministrare la Russia" (Lenin), di portare a termine i compiti della rivoluzione borghese che non si era potuta verificare, ossia di assicurare, in effetti, lo sviluppo dell’economia russa, non potendo tale sviluppo che essere capitalista. Un obiettivo fondamentale fu di richiamare all’ordine la classe operaia – ed alcune opposizioni all’interno del partito. Lenin, che nel 1917 non aveva rinnegato esplicitamente il "Che fare?", riprende subito le concezioni "leniniste" che sole permettono il "necessario"inquadramento degli operai. I Centralismi Democratici, l’Opposizione Operaia ed il Gruppo Operaio sono schiacciati per aver negato "il ruolo dirigente del partito". Allo stesso modo la teoria leninista del partito viene imposta all’Internazionale. Dopo la morte di Lenin, Zinoviev, Stalin e tanti altri, dovevano svilupparla insistendo sempre più sulla "disciplina di ferro" , "l’unità di pensiero e l’unità di azione", mentre il principio sul quale poggiava l’Internazionale stalinizzata era lo stesso che era alla base dei partiti socialisti riformisti (il partito separato dai lavoratori che forniva loro la coscienza di ciò che erano) e chiunque rifiutasse la teoria leninista-stalinista cadeva nella "palude opportunista, socialdemocratica, menscevica,…" Da parte loro i trotzkysti s’agganciavano al pensiero di Lenin e recitavano Che fare? . La crisi dell’umanità non è altro che "la crisi della direzione" diceva Trotzky: occorreva dunque creare ad ogni costo una direzione. Supremo idealismo, la storia del mondo veniva spiegata con la crisi della sua coscienza.

In definitiva, lo stalinismo non doveva trionfare che nei paesi in cui lo sviluppo del capitalismo non poteva essere assicurato dalla borghesia, senza che le condizioni fossero unificate affinché il movimento operaio, successivamente, potesse distruggerle. Nell’Europa dell’Est, in Cina, a Cuba si è formato un gruppo dirigente nuovo, composto da quadri del movimento operaio burocratizzato, da vecchi specialisti o tecnici borghesi, talora da quadri dell’esercito o di vecchi studenti in sintonia col nuovo ordine sociale come in Cina. In ultima analisi, un tale processo non era possibile se non a causa della debolezza del movimento operaio. In Cina, per esempio, il sostrato sociale motore della rivoluzione fu la classe dei contadini, incapace di dirigersi da sola, non poteva che essere diretta dal "partito" . Prima della presa del potere, questo gruppo organizzato nel "partito" dirige le nasse e le "regioni liberate" se dovessero esservi; in seguito, esso prende nelle sue mani l’insieme della vita sociale del paese. Ovunque le tesi di Lenin sono state un potente fattore di burocratizzazione, infatti, secondo Lenin, la funzione di direzione del movimento operaio era una funzione specifica assicurata da alcuni "capi" organizzati separatamente dal movimento ed il cui ruolo era esclusivamente quello.Nella misura in cui preconizzava un corpo separato di rivoluzionari di professione capaci di guidare le masse, il leninismo è servito come giustificazione ideologica alla formazione di direzioni separate dai lavoratori. A questo livello il leninismo, fuori dal suo contesto originale, non è altro che una tecnica di inquadramento delle masse ed una ideologia che giustifica la burocrazia e sostiene il capitalismo: il suo recupero era storicamente necessario per lo sviluppo di nuove strutture sociali che rappresentano, esse stesse, una necessità storica per lo sviluppo del capitale. Man mano che il capitalismo si estende e domina l’intero pianeta, maturano le condizioni affinché vi sia la possibilità di una rivoluzione, l’ideologia leninista comincia a fare il suo tempo, nel vero senso della parola.

È impossibile prendere in esame la questione del partito senza riportarla alle condizioni storiche nelle quali è nato questo dibattito, in ogni caso, benché sotto forme differenti, lo sviluppo dell’ideologia leninista è determinato dall’impossibilità della rivoluzione proletaria. Se la storia ha dato ragione al kautskysmo-leninismo, se i suoi avversari non hanno mai potuto né organizzarsi durevolmente e nemmeno presentarne una critica coerente, ciò non è dovuto al caso: il successo del kautskysmo-leninismo è un prodotto della nostra epoca ed i primi attacchi seri – e pratici – contro di esso, segnano la fine di tutto un periodo storico. Per fare questo occorreva che il capitalismo si sviluppasse largamente su scala mondiale. La rivoluzione ungherese del 1956 ha suonato il rintocco di tutto un periodo di controrivoluzione, ma anche di maturazione rivoluzionaria. Nessuno sa quando questo periodo sarà definitivamente superato ma è certo che la critica delle tesi di Kautsky e di Lenin, prodotti di questa epoca, diventerà allora possibile e necessaria. Ecco perché abbiamo ritenuto importante ripubblicare "Le tre fonti del marxismo", l’Opera storica di Marx", per far conoscere meglio e comprendere maggiormente quella che fu e quella che è ancora l’ideologia dominante di tutto un periodo. Lungi dal voler dissimulare le idee che condanniamo e combattiamo, vogliamo, al contrario, diffonderle largamente, al fine di mostrare nello stesso tempo quanto siano state necessarie ed il loro limite storico.

Le condizioni che hanno permesso la nascita e lo sviluppo delle organizzazioni di tipo socialdemocratico e bolscevico oggi sono superate. Per quanto riguarda l’ideologia leninista, oltre all’utilizzo che ne viene fatto dai burocrati al potere, lungi dall’avere un’utilità per i gruppi rivoluzionari che sostengono l’unione del socialismo e del movimento operaio, non può servire, sin da ora, ad altro che a cementare provvisoriamente l’unione di intellettuali mediocri e di lavoratori mediocremente rivoluzionari.

 

LINK al post originale:

Il "rinnegato" Kautsky e il suo discepolo Lenin

Repost 0
Published by Ario Libert - in Marxismo libertario
scrivi un commento
29 agosto 2014 5 29 /08 /agosto /2014 05:00

Economia e politica nella Spagna rivoluzionaria*

 

I


Per un approccio realistico al lavoro costruttivo del proletariato in Catalogna e in altre parti della Spagna, non dobbiamo metter a confronto i suoi risultati con un qualche astratto ideale né con risultati raggiunti in condizioni storiche completamente diverse. Non c'è dubbio che i risultati effettivi della "collettivizzazione", anche in quelle industrie di Barcellona e delle città più piccole e dei villaggi della Catalogna ove può essere studiata nella sua forma migliore, è molto indietro rispetto alle costruzioni ideali delle teorie socialiste e comuniste ortodosse, e ancora più indietro rispetto ai sogni grandiosi di generazioni di sindacalisti rivoluzionari e operai anarchici in Spagna sin dai tempi di Bakunin.

Quanto alle analogie storiche, quello che ha compiuto la rivoluzione spagnola nel periodo iniziato con il rapido contrattacco degli operai rivoluzionari contro l'invasione di Franco e dei suoi sostenitori fascisti, nazionalsocialisti e democratici borghesi, e che ora sta rapidamente avvicinandosi alla fine, non dovrebbe essere paragonato a nulla di ciò che avvenne in Russia dopo l'ottobre 1917 e neppure con il periodo del cosiddetto "comunismo di guerra" (1918-1920), né con la fase seguente della NEP. In tutto il processo rivoluzionario iniziato con il rovesciamento della monarchia nel 1931 non c'è stato un solo momento in cui i lavoratori o un qualsiasi partito od organizzazione, che parlasse in nome dell'avanguardia rivoluzionaria dei lavoratori, abbia detenuto il potere politico. Ciò è vero non solo a livello nazionale ma anche regionale; vale persino per le condizioni prevalenti nella roccaforte sindacalista della Catalogna nei mesi successivi al luglio 1936, quando il potere del governo era diventato temporaneamente invisibile e la nuova e ancora indefinita autorità esercitata dai sindacati non assunse un preciso carattere politico. Tuttavia la situazione creata da queste condizioni non viene adeguatamente descritta come "dualismo di poteri". Segnò piuttosto una eclissi temporanea di ogni potere statale a causa della scissione tra la sua sostanza (economica) che era passata ai lavoratori e il suo involucro (politico), a causa dei vari conflitti interni tra le forze di Franco e quelle dei "lealisti", Madrid e Barcellona, e infine a causa del fatto decisivo che la funzione principale dell'apparato burocratico e militare di qualsiasi Stato capitalista è la repressione dei lavoratori e non poteva espletarsi in nessun modo contro i lavoratori in armi.

Non serve argomentare (come molti hanno fatto) che nelle molte fasi dello sviluppo rivoluzionario degli ultimi sette anni più di una volta ñ nellíottobre 1934, nel luglio 1936 e nel maggio 1937 ñ si è creata una "situazione oggettiva" in cui i lavoratori rivoluzionari uniti avrebbero potuto prendere il potere dello Stato, ma non lo fecero per scrupoli teorici o a cagione di una debolezza interna del loro atteggiamento rivoluzionario. Ciò può essere vero per le giornate del luglio 1936, quando gli operai anarchici e sindacalisti e le milizie di Barcellona invasero i depositi di armi del governo e oltre a ciò si rifornirono delle armi prese alla rivolta fascista sconfitta ñ così come può essere vero per le giornate di luglio del 1917, quando i lavoratori e soldati rivoluzionari di Pietrogrado scesero in piazza con le parole díordine bolsceviche "tutto il potere ai soviet" e "abbasso i ministri capitalisti" e nella notte tra il 17 e il 18 un riluttante Comitato centrale del Partito bolscevico fu costretto a ribaltare il suo precedente rifiuto di partecipare a un tentativo rivoluzionario "prematuro" e a fare appello unanimemente ai soldati e al popolo perché prendessero le armi e si unissero a quella che veniva ancora presentata come una "dimostrazione pacifica".

Contro coloro che oggi a ventíanni di distanza da quei fatti esaltano la saldezza rivoluzionaria della leadership bolscevica del 1917 a discredito della "caotica irresolutezza" manifestata nei dissensi e ondeggiamenti dei sindacalisti e anarchici spagnoli del 1936-í38, è assai opportuno ricordare che in quei giorni neri del luglio 1917, tre mesi prima della vittoria dellíOttobre rosso nella Russia sovietica, anche Lenin e il suo Partito bolscevico non furono capaci di trasformare in vittoria una situazione che S.B. Krassin (allora dirigente di uno stabilimento industriale, ma che in seguito sarebbe diventato bolscevico e avrebbe ricoperto uníalta carica nel governo sovietico) caratterizzò nel modo seguente: "Le cosiddette "masse", principalmente soldati e un certo numero di teppisti, si spostavano senza mèta per le strade per due giorni, sparandosi vicendevolmente, spesso per semplice paura, fuggendo al minimo allarme o voci, senza la più pallida idea di che cosa fosse in gioco" [1].

Ancora parecchio tempo dopo, quando il processo di glorificazione del bolscevismo vittorioso si era già affermato, ma era ancora possibile una moderata "autocritica" nei ranghi più alti del partito al governo, il commissario del popolo bolscevico Lunanarskij ricordò la situazione del luglio 1917 con le seguenti parole: "Siamo costretti ad ammettere che il partito non conosceva vie d'uscita dalla situazione difficile. Fu costretto a chiedere con una dimostrazione ai menscevichi e socialisti rivoluzionari qualcosa su cui essi non erano organicamente in grado di decidere e una volta messo a confronto con un rifiuto, che si aspettava, il partito non seppe come andare avanti; lasciò i dimostranti attorno al palazzo di Tauride senza un piano e diede tempo allíopposizione di organizzare le sue forze, mentre le nostre si stavano sfaldando, e di conseguenza andò incontro a una sconfitta temporanea con gli occhi ben aperti".

Le conseguenze immediate di quello che, analogamente all'accusa di mancanza di leadership rivoluzionaria rivolta ai sindacalisti spagnoli, può essere ritenuto "un fallimento" da parte del Partito rivoluzionario bolscevico dinanzi alla presa del potere in una situazione obiettivamente rivoluzionaria, furono negative per i bolscevichi russi del 1917, quanto lo furono per gli anarchici e sindacalisti spagnoli nel 1934 e 1936 e 1937. Il 18 luglio 1917 fu sollevata contro Lenin la malevola accusa che tutte le sue azioni dal suo arrivo in Russia, e particolarmente le dimostrazioni armate dei due giorni precedenti, fossero state segretamente guidate dal Quartier generale tedesco. Le sedi bolsceviche furono invase, furono chiusi i loro giornali. Kamenev e Trockij e numerosi altri bolscevichi furono arrestati. Lenin e Zinovíev si nascosero, e Lenin si trovava ancora nella clandestinità quando due mesi dopo mise in guardia i suoi compagni dal pregiudicare la loro indipendenza rivoluzionaria con un appoggio senza condizioni al governo di fronte popolare di Kerenskij contro la ribellione controrivoluzionaria del comandante in capo delle armate russe, generale Kornilov.

Così non si può onestamente affermare che gli operai spagnoli e la loro leadership rivoluzionaria sindacalista e anarchica abbiano mancato di prendere il potere politico a livello nazionale o anche regionale in Catalogna in condizioni in cui líavrebbe fatto un partito veramente rivoluzionario come quello bolscevico russo. Non ha senso accettare la tattica dei bolscevichi russi nel luglio del 1917 come "una politica cauta e realista" e denunciare la medesima politica come "una mancanza di preveggenza e decisione rivoluzionaria" quando viene ripetuta in condizioni esattamente analoghe dai sindacalisti in Spagna. Tanto varrebbe sottoscrivere la paradossale affermazione di Pascal di duecento anni fa: "Ciò che è vero da questa parte dei Pirenei è una menzogna dallíaltra parte".

Questo non vuol dire che le azioni rivoluzionarie degli operai catalani non siano state inceppate dal loro tradizionale atteggiamento di disinteresse per tutte le questioni politiche e non strettamente economiche e sociali. Anche le loro azioni più radicali nel settore della ricostruzione economica, intraprese in un periodo in cui essi apparivano e si ritenevano padroni assoluti della situazione, soffrivano della mancanza di quella coerenza e univocità di propositi con cui le misure economiche e politiche della dittatura bolscevica in Russia generarono furore e spavento a un tempo nei loro nemici in casa e in ogni nazione borghese del mondo. Nei resoconti borghesi delle condizioni della Spagna rivoluzionaria cíè molto poco di quel disagio con cui gli osservatori stranieri guardavano le presunte "atrocità" della rivoluzione bolscevica in Russia al tempo del "cordone sanitario" (persino il marxista rivoluzionario di un tempo, Karl Kautsky, ripeteva in quei giorni con convinzione, credo, le notizie che la dittatura bolscevica in Russia aveva coronato le misure di esproprio con "una socializzazione delle donne borghesi"). A confronto con quelle esagerazioni, nella storia della "collettivizzazione" spagnola fatta da un corrispondente speciale del "Times" di Londra allíarrivo del governo Negrín a Barcellona cíè persino un tocco di humour e una certa gioviale confidenza verso quello che il cronista chiama il persistente "individualismo" della gente spagnola. Líarrivo del nuovo governo centrale, egli scrive, "ha portato nuova vita a Barcellona. La grande città stava incominciando a declinare sotto il peso della collettivizzazione. La felicità non può essere collettivizzata in Spagna, dove líindividuo continua a rimanere padrone di se stesso. Un proprietario di hôtel che non poteva sopportare di essere cameriere nel proprio albergo, fa il cameriere altrove. Di un noto attore catalano si dice che, stanco di avere la parte principale sulla scena e una più umile nella busta-paga, abbia proposto di fare il cambio con un macchinista di scena dicendo: "Guadagnamo lo stesso: lasciami stare qui a tirare su il sipario mentre tu vai a tirare su il pubblico". È diventato un divertimento, anche se piuttosto meschino, tra il pubblico alle rappresentazioni nei cinema indicare professori del Conservatorio che suonano nella seconda fila della banda".

Persino il resoconto più complesso e molto più ostile fornito un mese più tardi dal corrispondente di Barcellona del "New York Times" era integrato da alcune fotografie piuttosto belle, illustranti la vita e il lavoro nelle "officine collettivizzate di Spagna", rese ancora più attraenti per i lettori adoratori dello Stato e speculatori di obbligazioni con líallegra annotazione: "Poiché i lealisti preferiscono il controllo dello Stato al controllo dei lavoratori e desiderano proteggere gli interessi stranieri in Spagna, la collettivizzazione come nella fabbrica di vestiti qui fotografata viene limitata". Con lo stesso spirito "l'uomo forte di Spagna" (il ministro della Difesa del governo lealista Indalecio Prieto, ora silurato) era fotografato e presentato ai lettori piccolo-borghesi dell"Evening Standard" del 7 marzo 1938 come un "proprietario di giornali, confortevolmente pingue, con un mento o due di riserva" e con una "passione per le anguille come unico lusso gastronomico", tra l'altro un uomo il cui "valore" è "riconosciuto persino dal generale Franco" e che è personalmente in ottimi rapporti personali con il "finanziatore del movimento di Franco", l'illustre Juan March.

Il fatto stesso che la CNT e la FAI siano state alla fine costrette a rovesciare la loro tradizionale prassi di non-intervento in politica sotto la pressione di crescenti amare esperienze, ha dimostrato a tutti, salvo che a qualche gruppo di anarchici stranieri (che anche ora rifiutano di sporcare la loro purezza antipolitica con un sostegno pieno e cordiale della lotta disperata dei loro compagni spagnoli!) la connessione vitale tra líazione economica e quella politica in ogni fase e soprattutto nella fase immediatamente rivoluzionaria della lotta di classe proletaria.

Questa è pertanto la prima e più importante lezione di quella fase conclusiva di tutta la storia rivoluzionaria del dopoguerra europeo che è la rivoluzione spagnola. Essa diventa ancor più importante e particolarmente impressionante se consideriamo la grande differenza tra il carattere del movimento della classe operaia spagnola e tutti gli altri tipi di lotte di classe proletaria in Europa e negli usa, così come si sono costituiti da ormai quasi tre quarti di secolo.

La validità di questa lezione non è sminuita dai contenuti relativamente moderati delle richieste politiche avanzate dalla cnt nella congiuntura attuale. Non cíè dubbio che la proposta di un "nuovo periodo costituzionale che sia sensibile alle aspirazioni popolari nella repubblica socialista e che sia democratico e federale" non chiede nulla che il governo di Fronte Popolare non possa, in linea di principio, decidere senza aver bisogno di rivoluzionare la politica borghese fin qui professata. Né la proposta di creare un "Consiglio economico nazionale su base politica e sindacale, con una rappresentanza eguale per la ugt socialdemocratica e la cnt sindacalista" sarebbe in grado di trasformare líattuale orientamento riformistico borghese del governo in uno rivoluzionario proletario. Ma qui di nuovo appare una stretta analogia tra la tattica seguita dai sindacalisti nella Spagna díoggi e la prassi osservata dal Partito bolscevico russo fino al fallimento della ribellione di Kornilov e anche dopo. Se questa analogia è vera, se possiamo mostrare che un partito rivoluzionario tanto politicizzato e ricco di esperienza politica, qual era il partito che realizzò líOttobre russo, non raggiunge la perfezione prima dellíavvento di una situazione storica completamente diversa, come possiamo aspettarci una tale capacità sovrumana e sovrastorica da un gruppo di rivoluzionari proletari con una mentalità non-politica e quasi del tutto privi di esperienza politica nelle condizioni arretrate della Spagna díoggi, dove la ribellione controrivoluzionaria del Kornilov iberico non è fallita ma si è diffusa vittoriosa in tutto il Paese e ora sta attaccando il cuore stesso della Spagna industriale, ultima roccaforte delle forze antifasciste e anticapitaliste, la provincia proletaria di Barcellona?

Dal punto di vista di una ricerca storica imparziale si può dimostrare ampiamente che la leadership bolscevica del 1917 non era affatto esente da quelle incertezze e imprevidenze che sono umanamente presenti in qualsiasi azione rivoluzionaria. Anche dopo la conclusione vittoriosa di quel capolavoro di strategia politica che i bolscevichi, condotti e guidati da Lenin, realizzarono nei giorni dellíaffare Kornilov nei mesi di agosto e settembre 1917, quando seguendo la più sagace delle istruzioni di Lenin essi si sforzarono "di combattere contro Kornilov, proprio come fanno le truppe di Kerenskij", senza appoggiare questíultimo, ma mettendo invece in luce "la sua debolezza", Lenin agiva ancora in base allíipotesi che il governo provvisorio fosse divenuto manifestamente così debole, dopo la sconfitta di Kornilov, da offrire líopportunità di uno sviluppo pacifico della rivoluzione con la sostituzione di Kerenskij da parte di un governo di socialisti rivoluzionari e menscevichi, responsabili di fronte ai soviet. I bolscevichi non avrebbero partecipato a un tale governo, ma si sarebbero "astenuti dallíavanzare immediatamente la richiesta del passaggio del potere al proletariato e ai contadini poveri, come anche dallíusare metodi rivoluzionari di lotta per la realizzazione di questa richiesta". Naturalmente suggerendo questa linea di azione nel suo famoso articolo del settembre 1917 Sui compromessi, Lenin non esibiva una integrità rivoluzionaria senza macchia, come fa ad esempio Stalin nella Russia díoggi o quegli anarchici negatori dello Stato nellíOlanda ultracapitalista d'oggi. Questo brano di storia reale mostra quanto poco gli epigoni di Lenin siano autorizzati a criticare le manchevolezze delle azioni sindacaliste nella Catalogna rivoluzionaria, per non parlare della ben nota ambiguità dellí"aiuto" dato ai lavoratori spagnoli nella prima e nelle altre fasi della loro lotta da parte dei comunisti e dallo Stato russo, sia in Spagna sia nel Comitato di non-intervento [2].

Cíè dunque uníombra pesante sul lavoro costruttivo operato dagli sforzi eroici e dai sacrifici degli operai rivoluzionari in tutte le regioni di Spagna dove la parola díordine sindacalista e anarchica della "collettivizzazione" è prevalsa su quelle socialdemocratiche e comuniste della "nazionalizzazione" e dellí"intervento statale". Tutto questo lavoro costruttivo è stato fatto solo in via preliminare. Il suo ulteriore progresso e la sua stessa esistenza dipendevano dal progresso del movimento rivoluzionario e, prima di tutto, da una sconfitta decisiva dellíattacco controrivoluzionario di Franco e dei suoi potenti alleati fascisti e parafascisti. Anche in questi ultimi tempi, quando la sconfitta del molto pubblicizzato nuovo esercito lealista ha già esposto líintrinseca debolezza del governo Negrín con tale evidenza che il principale rappresentante delle forze fasciste e capitaliste nel governo di Fronte Popolare, Indalecio Prieto, ha dovuto essere sbattuto fuori ingloriosamente e si è resa inevitabile una "ricostruzione" del governo orientata verso "sinistra", una vittoria allíultima ora delle forze proletarie rivoluzionarie raccolte in Barcellona ñ con o senza una ripetizione della insurrezione dei comunardi nella Parigi assediata del 1871 in questo stesso momento aumenterebbe immensamente l'importanza storica e pratica immediata del grande esperimento di una collettivizzazione proletaria autentica dellíindustria, iniziata e portata avanti dai lavoratori e dai loro sindacati negli ultimi due anni.

In mancanza di una tale favorevole svolta, la storia della collettivizzazione catalana qual è raccontata nel modo più imparziale ed efficace in un libretto pubblicato dalla cnt-fai non può pretendere a un merito maggiore di quanto ci hanno descritto Marx, Engels, Lissagaray e altri scrittori sugli esperimenti economici della Comune rivoluzionaria degli operai parigini del 1871. Questi sono parte del passato storico, così come lo sono i tentativi degli operai rivoluzionari italiani del 1920, annullati più tardi dalle orde di Mussolini sovvenzionate dai proprietari fondiari e dai capitalisti italiani in preda al panico, e i tentativi egualmente frustrati compiuti diverse volte tra il 1918 e il 1923 dalle avanguardie degli operai tedeschi e ungheresi. Analogamente i risultati temporanei più vasti e certo molto più famosi ottenuti dagli operai rivoluzionari russi nella fase di una reale sperimentazione comunista nel 1918-20 non ebbero alcuna importanza pratica per il successivo sviluppo della cosiddetta "costruzione socialista" nella Russia sovietica. Essi furono ben presto denunciati dai bolscevichi stessi come una mera "forma negativa" di comunismo, imposta a una riluttante leadership bolscevica dalle necessità della guerra e della guerra civile. Così il grande esperimento storico del cosiddetto "comunismo di guerra", che di fatto rappresentò un passo in avanti verso una società comunista molto più positivo delle misure di qualsiasi NEP o neo-NEP o altre varianti delle politiche non più socialiste e proletarie, che furono più tardi inaugurate dalle varie combinazioni della burocrazia post-leninista e stalinista, divenne un episodio negletto e dimenticato della storia passata proprio in quel Paese che anche oggi pretende di marciare alla testa del proletariato internazionale in virtù della cosiddetta "costruzione del socialismo in un solo Paese".

Anche prima di questa nuova svolta nella politica economica bolscevica, Lenin il 4 dicembre 1919, due anni dopo la completa conquista del potere statale, in un discorso pronunciato al i Congresso delle comuni agricole fece la seguente descrizione dei risultati ottenuti fino a quel momento dalla lotta dei bolscevichi per il comunismo: "Il comunismo è lo stadio più alto dello sviluppo del socialismo, quando la gente lavora perché si rende conto della necessità di lavorare per il bene comune. Sappiamo di non poter ora creare un sistema socialista ñ Dio voglia che possa essere in vigore nel tempo dei nostri figli o forse dei nostri nipoti".

"Servire la storia della rivoluzione" è il programma scritto in modo invisibile sulla prima pagina del rapporto fedele e completo sopra menzionato circa i risultati positivi ottenuti in campo economico dagli operai rivoluzionari di Barcellona e dai lavoratori industriali e rurali in molte cittadine catalane o nei remoti e dimenticati villaggi. "Servire la storia" significa per chi ha scritto tale rapporto, come per noi, lavoratori rivoluzionari di un brutto mondo travagliato dalla crisi e dal decadimento di tutte le forme dei "vecchi" movimenti operai socialisti, comunisti e anarchici, imparare dalle azioni e dagli errori della storia passata la lezione per il futuro, le vie e i modi per la realizzazione dei fini della classe operaia rivoluzionaria.


II


In un numero precedente di questa rivista [3] abbiamo cercato di confutare uno degli errori principali che celano alla classe operaia internazionale líimportanza particolare di quella nuova fase della rivoluzione spagnola iniziata con gli avvenimenti del 19 luglio 1936. Malgrado líaumento costante della letteratura sulla Spagna contemporanea, non abbiamo a tuttíoggi un resoconto completo di ciò che dal nostro punto di vista chiameremmo il contenuto reale delle attuali lotte nella Spagna rivoluzionaria. Naturalmente non ci si deve aspettare un siffatto lavoro di informazione da quei progressisti che continuano ancor oggi a interpretare líintensificarsi delle lotte di classe, delle guerre e guerre civili della storia contemporanea come espressioni di una battaglia ideologica tra un principio "fascista" e uno "democratico". Il contenuto effettivo della battaglia cosiddetta spirituale non è però meglio spiegato da quegli storici apparentemente obiettivi e realistici che trascurano gli aspetti di guerra civile degli attuali avvenimenti spagnoli (per tacere dei conflitti meno noti tra i vari gruppi del Fronte Popolare lealista) come di una fase assolutamente subordinata alla lotta tra i vari gruppi imperialisti che secondo loro costituisce líessenza di tutti gli sviluppi politici contemporanei su scala mondiale. Contro la superficialità sia "idealistica" che "realistica" degli storici borghesi, ancora una volta il lettore proletario è rimandato allíesauriente resoconto dei primi sette mesi di cosiddetta collettivizzazione nella Spagna rivoluzionaria pubblicato dai lavoratori spagnoli stessi con líesplicito proposito di rompere una congiura di silenzio e di distorsione per cui di tutti gli aspetti dei recenti avvenimenti spagnoli proprio questíultimo veramente rivoluzionario è stato quasi completamente eliminato2.

Per la prima volta da che il periodo rivoluzionario postbellico ha dato vita a vari esperimenti di socializzazione nella Russia sovietica, in Ungheria e in Germania, la lotta degli operai spagnoli contro il capitalismo ci mostra un nuovo tipo di transizione dai metodi capitalistici a quelli comunali di produzione raggiunta, anche se in modo incompleto, in una notevole quantità di forme. Il significato di questa esperienza rivoluzionaria non è attenuato neppure dal fatto che questi tentativi di economia libera, nuova, comunale sono stati nel frattempo annullati e distrutti. Gli obiettivi rivoluzionari dei lavoratori sono stati frustrati dallíesterno, dalla controrivoluzione avanzante, o dallíinterno dai pretesi alleati del fronte antifascista. I lavoratori sono stati costretti ad abbandonare i frutti della loro lotta sia mediante la repressione esplicita sia, più spesso, con il pretesto della "superiore necessità" di una disciplinata conduzione della guerra. In larga misura le conquiste rivoluzionarie furono sacrificate volontariamente dai loro stessi iniziatori nel vano tentativo di favorire in questo modo il fine principale della lotta comune contro il fascismo.

Ma anche così gli sforzi dei lavoratori sul fronte sociale ed economico non sono stati del tutto vani. La liquidazione violenta della Comune parigina del 1871 e più tardi delle rivoluzioni consiliari ungheresi e bavaresi, così come la più lenta e meno esplicita autoliquidazione del primo contenuto rivoluzionario del socialismo sovietico russo, non hanno annullato il significato di nessuno di quei grandi tentativi del passato di instaurare e provare un nuovo tipo di Stato per la transizione al socialismo. Analogamente la distruzione finale delle iniziative di socializzazione, descritte sopra, da parte di amici e nemici della Spagna odierna non toglie nulla allíimportanza storica del nuovo, libero tipo di produzione comunale tentata qui per la prima volta su larga scala. Lo studio di questo movimento, delle sue concezioni e dei suoi metodi, dei suoi successi e fallimenti e il conseguente riconoscimento della sua forza e della sua debolezza è quindi díimportanza costante per quella parte del proletariato internazionale rivoluzionario e con coscienza di classe, cui questo libro si rivolge espressamente e al quale offre una esposizione dettagliata di questo sforzo di emancipazione iniziato dalla classe operaia spagnola. Inoltre, questo rapporto fedele dei metodi e dei risultati della collettivizzazione nella provincia spagnola industrialmente più avanzata e autorizzato dalle principali organizzazioni operaie (la CNT sindacalista e la FAI anarchica) è díimportanza teorica generale quale fonte storica di primíordine. I curatori cercano per quanto è possibile di lasciare che "i rivoluzionari spagnoli parlino da sé". Oltre a un certo numero di commenti necessari a completare il quadro, la raccolta contiene documenti originali, decreti di espropriazione, rapporti di sindacati, statuti, risoluzioni ecc. e ancora resoconti, interviste, rapporti dei funzionari del movimento rivoluzionario sulle varie industrie e località. Questo carattere di fonte storica si accompagna coerentemente sia allo stile espositivo sia alla materia così da farne risultare un lavoro intensamente umano e nello stesso tempo rispondente ai criteri più rigorosi della obiettività scientifica. Queste semplici testimonianze e storie della gente comune di città e campagna, mai noiose o aride, nel loro pathos non attenuato da pretenziosi ritocchi, riproducono la voce della rivoluzione spagnola, líazione del proletariato così comíè, e unitamente al materiale documentario dànno autenticità e veridicità al lavoro. È quasi superfluo che alla fine del libro gli autori dichiarino: "Non si troverà né lode né calunnia, né esagerazioni né proteste [Ö] Abbiamo semplicemente dato modo al lavoratore spagnolo di dire al mondo intero ciò che ha fatto per mantenere e difendere la libertà e il benessere proprî".

Delle quattro parti del libro, la prima tratta del carattere generale della "nuova economia collettiva" e attraverso un breve excursus sulla "economia catalana" illustra la posizione dominante di Barcellona nel complesso dellíeconomia spagnola e il relativo ruolo decisivo degli operai industriali della Catalogna nelle lotte sociali della classe operaia spagnola. Nella seconda parte sono presentati i metodi e i risultati del lavoro collettivo nelle diverse branche dellíindustria. La terza e quarta parte offrono una descrizione per distretti geografici, città e villaggi, della crescita e del funzionamento di uníeconomia comunale più o meno completa.

A differenza dei vari "decreti di socializzazione" della storia europea recente, il decreto di socializzazione del Consiglio economico catalano del 10 ottobre 1936 non è che la legalizzazione di cambiamenti nellíindustria e nei trasporti quali erano già avvenuti di fatto. "Non contiene alcuna indicazione speciale che vada al di là dei limiti già posti dal movimento spontaneo dei lavoratori." Non ci furono lunghi studi sui "compiti e i limiti della collettivizzazione", non ci fu alcun gruppo di esperti studiosi, arbitrariamente scelti, privi di ogni autorità reale come la famosa Commissione speciale permanente della Rivoluzione di Febbraio del 1848 o la sua copia fedele della Commissione per la socializzazione in Germania nel 1918-19. Il movimento operaio spagnolo sindacalista e anarchico, ben preparato a questo compito da molti anni di continue discussioni tenute negli angoli più remoti del Paese, possedeva maggiori nozioni e una concezione realistica dei passi necessari per raggiungere il fine economico di quanto non avesse mostrato di possedere il movimento operaio sedicente "marxista" in situazioni analoghe in altre parti d'Europa.

È vero che in questa prima fase eroica il movimento spagnolo in certa misura trascurò di salvaguardare le nuove condizioni economiche e sociali che aveva conquistato. Anche questo errore iniziale, che poté essere rimediato solo parzialmente più tardi, era difficilmente evitabile in quelle situazioni. A eccezione dei Comitati delle milizie antifasciste, formati da rappresentanti stessi del movimento operaio libertario, non cíera allora né un'autorità esecutiva né un parlamento. Neppure vi erano grandi proprietari capitalisti da espropriare. Una parte considerevole delle maggiori imprese erano di proprietà del capitale straniero. I rappresentanti di questíultimo, come i grandi capitalisti locali, erano stati sostenitori più o meno espliciti dei generali ribelli. I due gruppi erano fuggiti non appena la ribellione di Franco a Barcellona fallì, quando addirittura non avessero già previsto in anticipo questa eventualità e avessero abbandonato il Paese ormai avviato alla guerra civile, come Juan March e François Cambo. Líoffensiva contro il capitale, iniziata dai lavoratori catalani immediatamente dopo la repressione della rivolta di Franco, era molto simile ad una guerra contro un nemico invisibile. I dirigenti delle grandi ferrovie, delle Compagnie dei trasporti urbani, delle Compagnie di navigazione del porto di Barcellona, i proprietari delle industrie tessili di Tarrasa e Sabadell erano spariti e, un fatto eccezionale, nell'impossessarsi dellíazienda tranviaria di Barcellona i lavoratori trovarono negli uffici della grande compagnia monopolistica un solo individuo tremante al quale in un impulso di magnanimità vennero risparmiate la vita e la libertà.

Così il proletariato catalano si installò come volle nelle fabbriche e negli uffici capitalistici che erano stati abbandonati dai loro padroni. Dopo la presa di possesso dei lavoratori le imprese collettivizzate funzionavano come "Società per azioni dellíeconomia capitalista". Le assemblee generali dei lavoratori procedevano alla elezione dei Consigli in cui erano rappresentate tutte le varie fasi della produzione ñ produzione in senso stretto, amministrazione, servizi tecnici ecc. Il collegamento permanente con il resto dellíindustria era mantenuto dai rappresentanti dei corpi centrali dei sindacati, che partecipavano anche alle sedute dei consigli. La direzione stessa degli affari era lasciata a un direttore scelto dai lavoratori di ciascuna fabbrica; nelle imprese più importanti tale scelta era subordinata al consenso del consiglio generale della rispettiva industria; non cíera motivo per cui non dovesse essere eletto chi in precedenza era stato proprietario, manager o direttore dellíimpresa socializzata.

Questa analogia esteriore non significa affatto che la collettivizzazione non avesse cambiato il sistema di produzione delle imprese industriali e commerciali. Essa dimostra semplicemente la relativa facilità con cui in circostanze fortunate, quali qui si presentarono, si possono ottenere profondi mutamenti nella direzione della produzione e nel pagamento dei salari senza grandi trasformazioni strutturali e organizzative. Una volta completamente eliminata la resistenza dei vecchi padroni dellíeconomia e della politica, i lavoratori in armi poterono procedere direttamente dai loro compiti militari a quelli costruttivi della trasformazione della produzione in ciò per cui si erano preparati è cosa che a molti osservatori era sembrata solo una smisurata illusione e una "utopia".

Anche per il problema, complicatissimo per il socialismo, della collettivizzazione dellíagricoltura, quei lavoratori avevano preparato un programma assolutamente realistico, senza esagerazioni, fretta o errori psicologici. La risoluzione sulla collettivizzazione della terra che era stata approvata dal congresso della CNT a Madrid nel giugno 1931 e che da allora, attraverso tutte le vicissitudini di un movimento rivoluzionario ora all'attacco ora in ritirata, era stata diffusa e accuratamente illustrata in tutto il paese da propagandisti anarchici e sindacalisti, fornì una guida pratica allíazione del luglio e dellíagosto 1936 dei lavoratori agricoli e piccoli affittuari lasciati completamente alla propria iniziativa senza impedimenti provenienti da nessuna autorità o tutela esterne. La forma concreta con cui questo compito venne risolto dai produttori agricoli stessi è illustrata da una risoluzione dellíassemblea plenaria dei lavoratori agricoli della Catalogna e dalle regolamentazioni e dai piani organizzativi adottati in seguito da essa in vari distretti e comuni nellíannata agricola 1936-37.

In questa sede possono essere discussi solo i punti principali dellíaccurata e dettagliata presentazione della collettivizzazione nelle industrie più importanti ñ trasporti, tessili, alimentari ecc. ñ che costituisce la seconda parte del libro. Questi capitoli mostrano non solo la nuova organizzazione sociale delle industrie ma mettono in rilievo con chiarezza i grandi successi iniziali della iniziativa economica e sociale del movimento operaio libertario per i lavoratori stessi e ancor più per il mantenimento e líespansione della produzione. Leggiamo dellíabolizione di condizioni di lavoro disumane, di aumenti salariali e riduzioni dellíorario di lavoro, di varie nuove forme di egualitarismo dei salari tra vari tipi di lavoratori, qualificati e non qualificati, maschi e femmine, adulti e ragazzi, di "salario unico" e "salario familiare". Vediamo come il problema dellíincremento del miglioramento della produzione in ogni industria assuma importanza crescente di settimana in settimana. Leggiamo di industrie completamente nuove ñ come quella ottica ñ create dalla rivoluzione stessa; di procedimenti usati in alcune branche industriali prive di materie prime impossibili da ottenere o non necessarie ai bisogni immediati, per convertirle rapidamente alla produzione dei materiali bellici più urgenti. Ci viene raccontata la commovente storia di quegli strati più poveri della classe lavoratrice che sacrificarono volontariamente le loro condizioni finalmente migliorate per sostenere la produzione bellica e aiutare le vittime della guerra e i profughi dalle zone occupate da Franco.

Ma non sono queste virtù negative di sacrificio e rinuncia dietro le quali in questi ultimi due anni osservatori stranieri più o meno partecipi hanno troppo spesso obliterato le grandi conquiste dei lavoratori rivoluzionari, ad attrarre il nostro interesse principale. In questo periodo iniziale della collettivizzazione spagnola il nostro interesse principale va al ruolo importante assunto dal tipo particolare di sindacato, rappresentato nel modo più caratteristico dai lavoratori della Catalogna e di Valencia, che fino allíepoca presente era disprezzato e criticato dai ricchi sindacati inglesi e dalle potenti organizzazioni marxiste dellíEuropa centrale e meridionale come una forma utopica destinata al fallimento in qualsiasi situazione critica. Queste formazioni sindacaliste, anticentralistiche e antipartitiche erano interamente basate sulla libera azione delle masse lavoratrici. Le loro attività di routine come di emergenza erano guidate sin dallíinizio non da una burocrazia professionale ma dallíélite dei lavoratori nelle rispettive industrie. Quella stessa élite cosciente, rappresentata dai comitati d'azione rivoluzionari creati dai lavoratori in lotta allíinterno e fuori dei sindacati per affrontare i vari problemi a mano a mano che sorgevano, fornì líiniziativa, la consistenza, líesempio e líazione per le conquiste fondamentali del nuovo periodo rivoluzionario. Questa lezione storica della collettivizzazione è d'importanza permanente per lo sviluppo organizzativo e tattico del movimento rivoluzionario.

Il vigore dell'atteggiamento anti-Stato del proletariato rivoluzionario spagnolo, libero da impedimenti organizzativi o ideologici autoimposti, spiega tutti i suoi sorprendenti successi di fronte a difficoltà schiaccianti. Spiega il fatto senza precedenti nellíesperienza europea che la collettivizzazione rivoluzionaria fu estesa sin dal principio e come cosa naturale allo Stato e alle imprese municipali così come alle aziende capitalistiche. A questo proposito interessantissimo è il resoconto della collettivizzazione del monopolio statale del petrolio e dei servizi pubblici (luce, acqua, energia). Anche la descrizione, per altri versi alquanto eccessiva, della rapida "collettivizzazione al cento per cento dei negozi di barbiere" e della egualmente riuscita "regolazione sociale del commercio ambulante" a Barcellona testimonia eloquentemente la capacità creativa peculiare di quella rivoluzione anche in un settore la cui stessa esistenza è in contraddizione con essa, sebbene contribuisca molto poco alla soluzione reale di problemi marginali per la rivoluzione proletaria, come sono quelli dell'artigianato e del commercio. I contributi reali della rivoluzione spagnola a questi problemi sono toccati solo indirettamente in rapporto al problema già menzionato della produzione agricola e nella discussione delle varie forme in cui è stata ottenuta la collettivizzazione su scala locale con misure che toccavano in grado maggiore o minore líintera produzione e modo di vita delle città più piccole e delle regioni rurali.

Il carattere non più teorico, ma meramente descrittivo di queste ultime parti non permette che in questa breve recensione si riporti anche una piccola parte del suo ricco contenuto. Ognuna di queste quattordici brevi narrazioni, in apparenza simili a bozzetti, ma che in realtà toccano tutti i problemi essenziali della società, riproduce le caratteristiche più o meno tipiche eppure peculiari della nuova vita nelle mutevoli condizioni locali basate sullo sviluppo generale del Paese. La descrizione ha inizio con la situazione industrialmente avanzata del centro tessile di Tarrasa, vicino alla capitale, con i suoi 40.000 abitanti di cui 14.000 operai, 11.000 dei quali organizzati nella sindacalista CNT, mentre il resto faceva parte della socialdemocratica UGT. Da qui attraverso vari stadi intermedi scende verso i villaggi più poveri, primitivi, piccoli e piccolissimi di Catalogna, Aragona, della Mancha, lontani da ogni cultura urbana e industriale e purtuttavia profondamente toccati dalla nuova vita. A questo punto i curatori osservano: "Notiamo continuamente che è stato compiuto un grande progresso veramente rivoluzionario nelle città e nei villaggi piccoli e con pochi abitanti, un progresso indubbiamente più importante che nelle città con maggiore popolazione". Questo elogio della semplicità e della povertà è in singolare contrasto con le idee materialistiche del movimento marxista, ma è stata a lungo una caratteristica di questa forma del movimento operaio che nelle trincee della guerra civile spagnola e nella pazienza egualmente eroica delle popolazioni sofferenti di Madrid, Barcellona e Valencia ha portato avanti la lotta della classe lavoratrice temporaneamente sconfitta nel resto d'Europa. Questo stesso sentimento tocca il suo apice nella descrizione conclusiva di una piccola città di campagna situata in una provincia scarsamente popolata della Mancha. Qui i lavoratori erano sempre stati privati di attrezzature moderne e di opportunità culturali. Tuttavia erano organizzati nei loro sindacati sin dal 1920 e furono tra i primi ad adottare in modo integrale la nuova vita del comunismo libertario. Rifacendosi a questa esperienza il libro termina con una commovente affermazione: "Membrilla è forse la città più povera della Spagna, ma è la più giusta".

 

NOTE

1 Questa e le citazioni seguenti sono tratte dalla storia documentaria di J. Bunyan e H.H. Fisher, The Bolshevik Revolution 1917-18, Stanford University Press, 1934.

2 A beneficio di quei comunisti veneratori di Stalin, che recentemente hanno incominciato ad apprendere la lezione delle grandi "purghe" in Russia, citiamo qui una frase della "Pravda" che attesta ciò che gli "amici" stalinisti facevano e intendevano fare in una Spagna completamente "bolscevizzata": "La purga della Catalogna da tutti gli elementi trozkisti e anarco-sindacalisti è già iniziata; questo compito è portato avanti con la stessa energia con la quale è stato compiuto in URSS" ("Pravda", 17 dicembre 1936).1 Si tratta del saggio precedente.   

3 Cfr. Collectivisations. L'oeuvre constructive de la révolution espagnole. Recueil de documents, Éditions cnt-fai, 1937, p. 244.

 

 

 

[Cura di Ario Libert]

 

LINK al post originale:

Economia e politica nella Spagna rivoluzionaria

Repost 0
Published by Ario Libert - in Marxismo libertario
scrivi un commento

Presentazione

  • : La Tradizione Libertaria
  • La Tradizione Libertaria
  • : Storia e documentazione di movimenti, figure e teorie critiche dell'esistente storico e sociale che con le loro azioni e le loro analisi della realtà storico-politica hanno contribuito a denunciare l'oppressione sociale sollevando il velo di ideologie giustificanti l'oppressione e tentato di aprirsi una strada verso una società autenticamente libera.
  • Contatti

Link